C'est une victoire pour Hmida Boutghata, l'un des piliers de l'association gérant la mosquée d'Elsau, à Strasbourg. La cour administrative d’appel de Paris lui a donné raison alors qu'un arrêt ministériel du 11 octobre 2021 avait gelé l’ensemble des fonds et des ressources de l’association pour six mois, en raison d'une « pratique radicale de l’islam » et de « thèses appelant à la commission d’actes de terrorisme ».

L’association Citoyen d’Elsau (CIEL) avait alors saisi le tribunal administratif de Paris, qui avait rejeté leur requête, jugeant ses membres « acquis aux thèses pro-djihadistes ». Hmida Boutghata et son avocat maître Boukara avaient fait appel. Cette fois-ci, ils obtiennent gain de cause et l’État se voit contraint de verser 1.500 euros au président de l'association.

Pour mémoire, cet homme s'était illustré à la rentrée en défendant le port de l’abaya sur le plateau de « Touche pas à mon poste ! » Et il nourrit son compte Facebook de vidéos de soutien aux manifestations pro-palestiniennes de Strasbourg au milieu desquelles sont brandies des pancartes incriminant Israël et l’Europe : « Israël assassin, Europe complice ». Le Point le décrit même comme un « activiste religieux obsédé par son identité religieuse et l’affirmation de sa foi ».

Des mosquées de Strasbourg radicalisées fermées

Ce n’est pas la première fois que cette mosquée de Strasbourg pose problème. En 2017, elle avait déjà dû fermer l’intégralité de son étage supérieur, des enfants y étant régulièrement accueillis dans des locaux non conformes aux normes nationales. Officiellement, également pour des raisons de mise aux normes, la mosquée AIEF, proche du quartier de la gare de Strasbourg a été fermée en 2019. Dans cette même métropole, en 2022, le ministre Gérald Darmanin impose, pour une durée de six mois, la fermeture de la mosquée d’Obernai. Ces trois mosquées étaient connues pour leurs discours radicalisés tendant au séparatisme.

Le culte musulman financé par la municipalité de Strasbourg

À Strasbourg, en raison du statut spécifique que confère le Concordat de 1802 toujours en vigueur, les municipalités ont le droit de subventionner des lieux de culte reconnus. En effet, alors que le Conseil d’État indique clairement « l’interdiction de principe de toute subvention publique aux associations cultuelles et à l’exercice du culte », les municipalités de l’Alsace et de la Moselle obéissent à une exception : « Les collectivités territoriales peuvent subventionner les cultes statutaires au-delà des strictes nécessités de l'équilibre financier. Ce régime autorise donc le subventionnement de la construction d'édifices cultuels. »

Dans le cadre de cette particularité régionale, en 2021, la mairie de Strasbourg avait fait face à une lourde polémique sous le mandat de Jeanne Barseghian (EELV). Et pour cause : la municipalité avait accordé le principe d'une subvention de 2,5 millions d’euros au profit du projet de mosquée porté par l’association turque islamique Millî Görüş. Cette dernière avait finalement retiré sa demande de subvention, face au mécontentement engendré. De plus, la mairie n’avait pas démontré que ce projet répondait à un intérêt public et elle ne respectait pas les conditions de financement d’un lieu de culte, selon le magistrat en charge de cette affaire.

Le culte musulman, comme tous les cultes non reconnus par le Concordat, peut voir ses travaux de construction financés à hauteur de 10 %. C'est bien grâce à cette règle des 10 % que, depuis 2008, Strasbourg participe aux chantiers de trois mosquées

Ainsi, depuis 2008, la mairie déclare un budget de 3,7 millions d’euros alloués au culte musulman, sur les 22 millions distribués aux différents cultes. Parmi ces dépenses se trouvent l’aide à la construction de la grande mosquée de Strasbourg (858.000 euros), à la construction de la mosquée de Hautepierre (343.000) et à celle de Robertsau (85.000 euros). Selon le détail de subventions publié par la ville de Strasbourg en 2022, des subventions ont aussi été accordées à l’association Éveil Meinau, qui a reçu 600 euros de subventions et 4010 euros d'avantages en nature. Cette association, mise en lumière sur le site de la mosquée de la Fraternité, se propose de relever « ces défis qui placent l’islam au cœur de la nation française et l’érigent en enjeu de société ». In fine, l’islam semble bien à l’abri de la faillite et de la justice dans cette ville européenne...

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07 novembre 2023 à 15:18

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13 commentaires

  1. Depuis un bon moment, je me demandais pourquoi en apparence, il semblait y avoir tellement de musulmans dans une région, certes magnifique, mais malgré tout assez rude en terme de climat, surtout pour des gens du sud. La réponse est éclatante : C’est parce que c’est le seul endroit de France où ils savent pouvoir faire pousser leurs mosquées comme des champignons, plus que n’importe où ailleurs (et c’est pas peu dire). Désolée, mais pas merci, Napoléon !

  2. C’est de plus en plus flagrant, les musulmans prendront le pouvoir dans notre pays de la façon la plus légale .

  3. Pendant des siècles, l’Europe a dû lutter pour sa survie contre les tentatives de conquête par l’islam. Maintenant, elle lui ouvre toutes les portes et financent ses projets de conquête.

  4. Il serait bon de revoir si ce concordat de 1801 qui a maintenant plus de 220 ans, plus de deux siècles dans un moment d’une situation économique difficile ne doit pas être supprimé d’autant qu’elle se trouve dans une grande Europe réunis ou cette particularité fait tâche et de ces millions d’euros qui seraient mieux employés ailleurs d’autant que la population entière participe à ces financement par l’impôt et taxes dans le cadre d’une inflation monétaire qui impacte gravement la vie des citoyens. Bien d’autre actuellement sont remis en question, celle là semble importante alors que des mosquées dans cette ville ne manquent pas.

  5. Dans notre pays à la révolution nos arrières parents avaient séparé les religions, en ce temps là le catholicisme, de l’état où les gouvernants doivent le faire respecter, à présent ce n’est plus le cas et pire favorise une nouvelle religion qui plus est un principe de vie tel une secte qu’une religion, qui de mois en mois d’années en années qui se succèdent grandis démesurément empiétant gravement dans la vie de tout les jours. Si le catholicisme et le judaïsme ne posent aucun problème dans notre société il n’en vas pas de même pour l’Islam et certains pays étrangers n’y sont pas pour rien tel la Turquie.

  6. D’ici peu, ils n’auront même plus besoin de nous égorger. Ils n’auront qu’à fournir le couteau qu’il auront acheté avec les subventions de l’état et des collectivités territoriales.

  7. Dans Strasbourg comme dans tant d’autres villes il existe un manque de logements publiques mais les élus trouvent des sous pour construire des mosquées.

  8. Tant que dans leurs pays on ne pourra pas construire une église ou un temple on devrait refuser la construction de mosquées chez nous . Chez eux ils détruisent toutes les églises , persécutent les chrétiens ceci est un motif suffisant pour ne pas autoriser chez nous ces lieux de culte . De plus les bâtiments de France qui autorise ces bâtiments qui dénaturent nos villes et nos villages ne sont plus crédibles . Au pays basque les mosquées doivent respecter , à l’extèrieur , l’architecture des constructions du lieu . Pourquoi pas chez nous ……Quand aux subventions elles se rajoutent à ce que nous coûte déjà ces populations , ça commence à faire cher .

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