Le ministre a annoncé une aide de 15 milliards pour soutenir la filière aéronautique : un quart du chiffre d’affaires d’Airbus dans ses derniers exercices !

La France, pionnière de l’aviation, ne saurait voir se « planter » une industrie, fleuron du savoir-faire tricolore. Une contre-mesure à la guerre lancée par le Covid-19, OSMI (objet sournois mal identifié), s’avérait donc nécessaire.

Après les graines de milliards semées sur différentes activités terrestres risquant la friche, ce chiffre record illustre la détermination du gouvernement de maintenir haute la position de notre pays dans la troisième dimension. Avec les 7 milliards d’aide à Air France, ce soutien aux multiples sous-traitants d’Airbus rangés derrière le fanion du célèbre avionneur est un puissant respirateur à oxygène dont ont besoin les aviateurs.

Deux questions me viennent à l’esprit. Airbus est une société européenne. L’Allemagne, l’Espagne et la Grande-Bretagne, partenaires, vont-elles suivre le « leader » français dans cet envol budgétaire ?

L’autre concerne un avionneur national célèbre et privé. Dassault, producteur d’avions militaires mais aussi civils, sera-t-il parmi les bénéficiaires de cette prodigalité bercynienne ?

À moins qu’il n’en ait point besoin, l’État étant son client depuis des lustres…

10 juin 2020

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