Nicolas Tardy-Joubert, vous êtes candidat dans la 3e circonscription des Yvelines sous l’étiquette DVD, soutenu par Jean-Frédéric Poisson. C’est dans cette circonscription que le député Henri Guaino a été évincé par Les Républicains au profit de Philippe Brillault, actuel maire du Chesnay. Cette éviction a-t-elle contribué à votre décision de vous présenter ?

J’ai pressenti assez vite qu’Henri Guaino n’aurait pas l’investiture LR. C’est, pour moi, un homme constant, avec qui je partage l’essentiel de la vision politique sur la place et le rôle de la France. Je serais très heureux qu’il batte maintenant NKM dans l’ancienne circonscription de François Fillon où il se présente.

C’est aussi un ardent défenseur de la famille, même si je l’ai trouvé trop en retrait dans sa participation aux débats sur les questions bioéthiques à l’Assemblée nationale. Cette absence d’investiture pour Henri Guaino a motivé ma décision. Nous sommes tous les deux d’accord qu’il était impossible de voter pour Emmanuel Macron, au contraire de Philippe Brillault, qui a accepté les consignes LR-UDI pour obtenir l’investiture, après avoir parrainé pour la primaire.

Lors du premier tour des primaires des Républicains, Jean-Frédéric Poisson a fait un score modeste. Vous pensez malgré tout qu’il y a un espace pour le PCD entre LR et le FN ?

Je crois que nos concitoyens attendent une recomposition de la droite sans fracture idéologique. Jean-Frédéric Poisson a fait un petit score car les Français ont choisi un « vote utile » pour Fillon, qui s’est transformé en « vote perdu » pour la droite.

Il y a aussi un plafond de verre pour le FN, qui n’arrive pas à nouer des alliances pour gagner, compte tenu de certaines de ses options politiques contestables.

Autour de cette sensibilité chrétienne-démocrate dans laquelle beaucoup se retrouvent, nous pouvons fédérer les énergies politiques nécessaires au redressement de notre pays, pour conserver notre identité et promouvoir une culture de vie. Nous voulons aussi mettre l’économie au service de l’homme et lutter contre la pauvreté.

L’électorat attaché à une ligne conservatrice, sociale et souverainiste est aujourd’hui orphelin ; il souhaite la recomposition d’une vraie droite ancrée sur ces convictions. Il souhaite un renouveau que je peux lui offrir sur ma circonscription ! C’est le sens de ma candidature. Je veux rassembler au-delà des partis avec une vraie légitimité. Je suis un militant reconnu pour la famille, puisque j’ai été le fondateur de 78. J’ai été élu en 2015 au conseil régional, ce qui me donne une expérience politique. Je suis issu de la civile avec un parcours dans une entreprise industrielle. J’ai choisi de ne cumuler aucun autre mandat pour être 100 % dédié à ma fonction de député, ce que les Français attendent. Je suis un résistant dans l’âme et je suis un homme libre. Mes choix de vote sont toujours définis sur le critère du bien commun.

Tous ces éléments font que j’ai la possibilité d’être présent au deuxième tour sur la 3e circonscription des Yvelines, en fédérant largement cet électorat dès le premier tour.

Sur votre affiche de campagne figure un slogan : « Pour l’amour de la France ». À l’heure où le “Make our planet great again” d’Emmanuel semble rencontrer un si vif succès, ce slogan a-t-il encore un sens ?

Oui, bien sûr, nous sommes les héritiers de nos parents, nous sommes attachés à notre terre, à notre art de vivre. Nous sommes les jardiniers et les bâtisseurs de notre pays. Nous sommes reconnaissants à tous ceux qui sont morts pour la France et pour la de nos libertés. La France est la protectrice, depuis Saint Louis, des chrétiens d’Orient, elle doit continuer à rayonner sur un plan international pour que tout homme puisse toujours dire « J’ai deux pays : le mien et la France ! »

Pour vivre dans un monde ouvert, nous devons savoir qui nous sommes, aimer notre patrie et être fiers de notre Histoire. To “make our planet great again”, la France a un rôle à jouer, d’équilibre et d’indépendance dans le concert des nations, en respectant notre tradition séculaire. Celle-ci démarre avec nos rois de France et s’est transmise dans nos politiques gaulliennes. Il ne faut pas se dissoudre dans une sauvage, mais au contraire conserver nos particularités françaises, notre exception culturelle qui fait la richesse de notre monde.

C’est le sens de mon combat politique et nous sommes là pour servir, résister et transmettre pour l’amour de la France !

5 juin 2017

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