Après l’agression de Matthéo : dénoncer l’ultra-violence, c’est être « raciste » !

Le jeune joueur de foot âgé de 9 ans a été roué de coups par cinq membres du club adverse de Creil.
Capture d'écran.
Capture d'écran.

Il a fallu attendre ce dimanche pour que l’AFC Creil présente, à travers un communiqué, ses « sincères excuses » à la famille de Matthéo et condamne « sans réserve toute forme de violence [...] sur et autour des terrains de football ». Le jeune joueur de 9 ans, licencié au club d’Auchy-les-Mines (Pas de Calais), avait été mis à terre et roué de coups, à la fin d’un match disputé à Vendin-le-Vieil, ce vendredi 8 mai, face au club de Creil dans les catégories U10/U11. Victime de contusions, l’enfant avait été transporté à l’hôpital de Lens par les pompiers. Il en est ressorti avec un traumatisme davantage psychologique que physique. Une agression suffisamment grave, en tout cas, pour que le préfet du Pas-de-Calais saisisse le parquet.

Roué de coups après un match

La vidéo de l’altercation que Valeurs actuelles a rendue publique, ce 11 mai. La veille, le président de l’AFC Creil, Slimane Layadi, affirmait qu’elle racontait « une autre histoire ». On voit pourtant l’équipe de Creil célébrer sa victoire avant que Matthéo, arborant le maillot vert floqué du numéro 10, visiblement agacé par l’un des joueurs adverses (dont il dira plus tard qu’il le narguait), ne le pousse. C’est alors qu’il est mis au sol par ce dernier, puis frappé pendant plusieurs secondes à coups de pied au torse et au visage par quatre autres joueurs en maillot rouge.

Sur cette même vidéo, quelques secondes avant l’agression de Matthéo, un autre jeune joueur d’Auchy-les-Mines apparaît bousculé à plusieurs reprises par un membre de l’AFC Creil, apparemment après avoir jeté un maillot qui se trouvait au sol, avant que plusieurs personnes n’interviennent pour les séparer.

Sur les réseaux sociaux du club, les photos de l'équipe des agresseurs semblent avoir disparu de la circulation.

Une indignation immédiatement accusée de « stigmatisation »

Malgré ces regrets tardifs, le club creillois, qui affirme avoir ouvert une enquête interne et assure que les responsables feront l’objet de « mesures disciplinaires », n’a pas manqué par la même occasion de « dénoncer avec fermeté les nombreux propos haineux, injurieux et à caractère raciste diffusés depuis plusieurs heures sur les réseaux sociaux ». Rappelant qu’il a toujours été « un lieu d’accueil », le club estime que rien « ne peut justifier de tels débordements ».

C’est également la ligne de défense de la ville de Creil, dont le maire LFI, Omar Yaqoob, a déploré que des « députés de la nation s'engouffrent dans cette histoire pour pouvoir stigmatiser toute une ville de 35.000 habitants », ajoutant qu’il serait « irresponsable » de leur part de relayer l’affaire et de la transformer « en procès d’une ville populaire ».

Il faut dire que l’agression suscite, depuis vendredi, une vague d’indignation. Et chaque fois que cette violence, la même que celle qui gangrène certains quartiers et cités sensibles, est dénoncée, la même accusation revient : celle du racisme.

À peine certains élus, à l’instar de Marine Le Pen ou du député RN Julien Odoul, ont-ils voulu dénoncer « l’ultra-violence » qui gagne jusqu’aux compétitions amateurs que les accusations de stigmatisation ont fusé. Un réflexe pavlovien, même lorsque des vidéos et des témoignages appuient les faits.

Le tabou du racisme anti-Blancs dans le football

Ces indignations sont pourtant bien moins promptes lorsque le racisme anti-Blanc se manifeste de façon décomplexée sur les terrains : il devient polémique de simplement le nommer. On se souvient, notamment, de Pierre Ménès, vivement attaqué en 2019 après avoir affirmé que le « vrai problème », dans le football amateur, était précisément ce racisme anti-Blanc. Le journaliste expliquait alors avoir retiré son fils de son club en raison des discriminations qu’il subissait au sein d’une équipe composée majoritairement de « Noirs » et d’« Arabes ». Le footballeur Lilian Thuram, en 2019 encore, affirmait très simplement que « les Blancs pensent être supérieurs » et qu’il était « courageux » de le dénoncer.

Si Matthéo, dont le père et le club ont appelé à ne pas récupérer politiquement l’histoire, a finalement obtenu un large soutien, y compris du club adverse, le président de ce dernier avait initialement refusé de donner les noms des agresseurs sous prétexte que la victime les avait « provoqués ». C'est ce qu'avait affirmé l'entraîneur de la jeune victime. Une information que dément l'AFC Creil dans son dernier communiqué. Il y a fort à parier que, si l’histoire n’avait pas pris de telles proportions, l’impunité qui peut régner dans le milieu du foot aurait encore gagné.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 12/05/2026 à 23:41.

Vos commentaires

32 commentaires

  1. Racisme?
    Pourquoi, les agresseurs de Mathéo seraient-ils « racisés », donc intouchables?

  2. Je ne sais plus qui a dit: le rugby est un sport de racailles pratiqué par des gentlemen et le foot un sport de gentlemen pratiqué par des racailles.

  3. On s’égare chez les intervenants des plateaux de télévision , pour ce qu’il en est de Cnews , car ces jeunes délinquants ont bien des parents , et il me semble savoir que les parents sont responsables des actes de leurs enfants dès lors qu’ils sont mineurs , alors si ces jeunes barbares ne peuvent être condamnés que la justice se tourne vers leurs parents démissionnaires.

  4. 9 ans? Ce pays nous fait honte mais macron lui est en voyage pour dépenser notre argent et cracher sur la France.

  5. Le maire de Creil semble utiliser l’inversion accusatoire, comme d’habitude, chez LFI. S’il accuse la droite de récupération raciste de cette agression, c’est sans doute que les agresseurs font partie de cette nouvelle France chère à Mélenchon… Le vivre ensemble est une bague tragique où les blancs sont forcement coupables, y compris quand ils sont les victimes ! Il y a sans doute une bonne raison, il y a forcement une bonne raison pour qu’ils se fassent agresser par des « racisés » … Il faut juste bien chercher. En attendant, on constate que nombre de parents retirent leur gosse du foot, pour se tourner vers le basket, le handball ou le rugby. Et quand ces mêmes parents nous expliquent les raisons de ce choix ; c’est toujours la même chose : violence des autres parents dans les gradins, violence sur le terrain et racisme anti blanc à peine voilé, sur le terrain et dans les vestiaires… Mais chut ! faut pas en parler trop fort !

  6. Et je suis étonné de ne voir aucune réaction des stars footeux, celui qui disait « un petit ange »..’ peut être parce que les agresseurs sont semble t il des jeunes de couleur.

  7. Lorsqu’un groupe de fêtards ėbrieux sort d’un banquet du Canon français, et interpelle un groupe de racailles au coin de la rue, l’orchestre symphonique de la gauche et de ses médias interprète à grand fracas le 1359ème concerto de l’antiracisme. Si l’on rappelle les larmes aux yeux la barbarie qui a tuė Lola, le viol et le meurtre de Philippine, l’assassinat de Thomas, le lynchage de Quentin, alors le même orchestre entonne la 965ème symphonie de la récupération. Quand et qui mettra un terme à tout ça?

  8. J’ai toujours détesté le foot depuis ma plus tendre enfance. Voir des foules hystériques et vociférantes parce que quelques gugusses courent après un ballon. Les bas fonds de l’espèce humaine.

    • C’est surtout devenu un sport de tricheurs, dont l’action principale est de simuler, un oeil sur l’arbitre.

    • C’est hélas vrai, mais il existe un tas d’autres sports que les enfants peuvent choisir !
      Et laisser le foot aux voyous !

  9. dissolution complète du club et des cadres, le meilleur exemple qu’il soit pour faire réfléchir les autres.

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