Allocations pour demandeur d’asile : 5 millions d’euros détournés !

Les faits se sont produits à Nice, mais rien n'exclut que la pratique soit bien plus répandue.
Capture d'écran-La Cimade
Capture d'écran-La Cimade

5 millions ! C’est le montant de l’allocation pour demandeur d’asile (ADA) détourné. Comment ? Dans un communiqué, le procureur de la République de Nice, Damien Martinelli, a précisé que la fraude avait eu lieu « entre janvier 2022 et août 2025 » via « des mouvements à hauteur de 5 millions d'euros » réalisés « par l'intermédiaire de près de 3.900 cartes ADA ». De quoi s’agit-il, exactement ?

Les cartes ADA sont des cartes de paiement (dont l'existence est réfutée par la bien-pensance), remises par l’État français aux demandeurs d’asile remplissant cinq conditions : avoir accepté les conditions matérielles d'accueil proposées par l'OFII (Office français de l'immigration et de l'intégration), avoir au moins 18 ans, être en possession de l'attestation de demandeur d'asile, avoir déposé une demande d'asile auprès de l'OFPRA (Office français de protection des réfugiés et apatrides) dans un délai de 21 jours, avoir des ressources mensuelles inférieures au montant du RSA (revenu de solidarité active). Chaque année, entre 80.000 et 115.000 moyens de paiement de ce type sont distribués.

Un système généreux

Les cartes sont ensuite créditées en fonction de la taille du foyer. Le montant de base pour une personne est de 6,80 euros par jour. Il est majoré de 3,40 euros pour chaque personne supplémentaire constituant le foyer, et de 7,40 euros si aucune place d'hébergement n’est proposée. Par ce biais, en début de mois, une famille de 5 personnes, non logée par l’État français, dispose de 834 euros. Une somme qu’elle doit normalement uniquement utiliser pour les besoins de première nécessité et pour se loger.

Mais une faille du système a été exploitée par un Niçois de 58 ans. En janvier 2025, il fait l’objet d’un contrôle. Sur lui, les policiers trouvent une dizaine de cartes de l’OFII ainsi qu’une demande d'asile établie au nom d'un tiers et de nombreux documents de transferts de fonds. Une enquête est ouverte. Elle a permis de démontrer que le Niçois interpellé effectuait des opérations bancaires de type cashback. Le procureur de Nice, Damien Martinelli indique à BV : « Des personnes en possession d’une ou plusieurs cartes venaient dans son commerce. » Elles payaient un montant X au commerçant qui leurs rendait l’équivalent moins une commission de 10 % en liquide.

« [Le commerçant] réalisait ensuite des transferts de fonds » en Italie, en Albanie, en Allemagne, en Géorgie et en Ukraine, comme précisé par le procureur. L’étude des mouvements des comptes des sociétés a révélé que près de 3.900 cartes avaient ainsi frauduleusement été utilisées entre janvier 2022 et août 2025, permettant l’évaporation dans la nature de 5 millions d’euros.

Un système défaillant

Le mardi 5 mai, le suspect a été interpellé et placé en garde à vue dans le cadre de cette affaire. Lors de cette opération, les enquêteurs ont saisi 16.800 euros au domicile du Niçois, mais également 55.600 euros dans un des commerces complices et près de 9.000 euros sur des comptes bancaires. Deux véhicules, une Dacia Spring et une Mazda MX-30, ont également été confisqués.

Le Niçois de 58 ans a reconnu les faits en garde à vue. « Déféré dans le cadre d’une procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité, l’intéressé a été condamné des chefs d’escroquerie en bande organisée, blanchiment d’escroquerie en bande organisée, blanchiment et exercice illégal de l’activité de prestataire de service de paiement », rapporte le procureur. Il écope de trois ans de prison, dont deux avec sursis probatoire pendant trois ans. Il devra, en outre, rembourser le Trésor public, indemniser la partie civile et payer une amende de 200.000 euros.

Et maintenant ? Dans cette affaire, des questions restent en suspens, notamment concernant la façon dont les "clients" se procurent les cartes. Étaient-elles vendues par leurs titulaires, obtenues de manière frauduleuse auprès de l’OFII ou autre ? D’autres fraudes de cet acabit ont-elles lieu ailleurs ? Contacté à ce sujet par BV, le parquet de Nice n’en dira pas plus. Cette absence de réponse comme l’ampleur de l’escroquerie niçoise ne font que renforcer l’idée que, dans sa grande générosité, la France n’est pas assez regardante sur l’emploi comme sur l’octroi de ses aides. Jusqu’à quand la France, qui n’a plus un sou devant elle, va-t-elle continuer à verser l’argent des contribuables, les yeux fermés ?

Vos commentaires

33 commentaires

  1. • Le scandale de l’immigration illégale : en 2023, la Cour des comptes a révélé que la gestion chaotique de l’immigration illégale coûte plus de 1,8 MILLIARD d’euros par an aux contribuables français ! Ce rapport accablant, qui proposait des mesures concrètes pour réduire drastiquement ces coûts, a été rangé au fond d’un tiroir. Et qu’en a-t-on fait ? RIEN. Pendant ce temps, notre dette s’envole et ce sont encore les Français qui payent ! Cela ne peut plus durer !

  2. Des failles y a il en a partout, elles sont connues quelquefois mais personne fait remonter l’information, le problème c’est de faire remonter l’information et ça à tout les niveaux, il faut bien avouer que tout le monde s’en fout. Faire remonter l’information est un vrai problème partout y compris dans les entreprises, parce qu’on n’est pas un délateur, parce que ça va contrarier le patron, parce qu’on va se faire remarquer, les collègues etc. Il y a des cours donnés aux-uns ou aux-autres par exemple les écoles sont payées au nombre de présents, il n’y a jamais aucun absent même si la formation commence avec 15 personnes et qu’à la fin il n’en reste que 3 c’est un exemple mais il y en a des milliers comme ça.

  3. Il est temps de se retirer de toutes ses cours internationales qui impose à la France des contraintes financières, à partir de l’argent des Français, pour des migrants « légaux », illégaux et des pseudo demandeur d’asile.

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