En cette fête musulmane de l’Aïd el-Kebir, des millions de moutons dans le monde sont sur le point d’être sacrifiés, égorgés. Sans succomber aux idéologies urbaines, absurdes et faussement écologistes de l’hygiénisme ou de l’animalisme, on pourrait y voir une analogie avec le sort réservé à la population en ces temps d’ensauvagement.

En clair, face aux multiples agressions physiques et idéologiques qui ont libre cours, les citoyens de culture française se considèrent-ils comme des moutons soumis à l’abattage prêts à être mangés à toutes les sauces ou comme des lions prêts à faire barrage pour défendre leur culture, leur territoire et leurs terroirs ?

Le rétablissement de l’ordre, en France, préoccupe visiblement moins le gouvernement que les troubles partout ailleurs, comme le montre l’agenda du ministre grand voyageur des affaires étrangères aux intérêts des Français, porteur itinérant de bonnes paroles chez les autres. Or, l’état quasi insurrectionnel de la France, sujet politique et médiatique tabou, est entretenu par trois types de défaillance qui relèvent de la moralité, de la réalité et de l’autorité.

Le défaut de moralité, d’éthique politique, est flagrant chez le Président Macron et son entourage qui recourent sans vergogne au mensonge, à la manipulation et aux reniements sur tous les sujets pour faire la promotion d’idéologies importées ou diversion des problèmes réels et fondamentaux de société, de santé et de sécurité. Il rappelle ce passage du roman historique de Ken Follet, Un monde sans fin : « Il y avait une fois un évêque qui répandait des glands sur la route partout où il se rendait. Pour se protéger des lions, expliquait-il. Quand on lui fit remarquer qu’il n’y avait pas de lions en Angleterre, il répondit : vraiment ? Alors c’est encore plus efficace que je ne le pensais ! »

Le déni de réalité est récurrent dans la méthode Macron de suivisme par anticipation et de gouvernance par l’infantilisation. Il rappelle cette histoire plus profonde qu’il n’y paraît : « Deux technocrates sont dans la brousse et dorment sous tente. Un matin, l’un d’entre eux est réveillé par des bruits étranges et voit, effaré, son camarade courir autour, poursuivi par un lion. L’autre le rassure d’une voix calme : ne t’en fais pas pour moi, le danger est plus apparent que réel, car j’ai deux tours d’avance. »

Enfin, le défaut d’autorité est permanent chez Macron. Aucune de ses promesses et annonces de campagne électorale et de mandat présidentiel n’a été réalisée. Et pour cause : il n’a aucune vision de société et, donc, aucun programme politique. Depuis plus de trois ans, il ne fait qu’auditer la France, faire semblant de consulter les Français. L’imposture politique et escroquerie financière du « grand débat » paraît déjà loin et n’en est qu’une péripétie. Il s’abrite systématiquement derrière les mauvaises excuses du moment, dont il est souvent la cause : mouvements sociaux de catégories trompées, terrorisme islamiste et activiste favorisé, crise sanitaire gérée avec incompétence et malhonnêteté, etc.

À chacun de décider ce qu’il veut et de s’en donner les moyens. Selon un proverbe : “Une armée de moutons commandée par un lion pourrait battre n’importe quelle armée de lions dirigée par un mouton”. Reste à trouver le lion…

31 juillet 2020

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