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Editoriaux - Politique - Réflexions - 10 mai 2020

Méthode cynique de gouvernance, la distanciation sociale ne date pas du Covid-19 !

Par sa dérive vers une démocratie totalitaire, le macronisme est une tentative de perpétuation idéologique par un mode autoritariste mielleux. Il s’appuie sur une méthode cynique de gouvernance par la division et des techniques liberticides.

Ici, le terme « cynique » n’est pas vertueux comme l’antique philosophe Diogène méprisant les conventions sociales, mais vicieux comme Macron méprisant les traditions morales. Dans le sens où l’entendait, en 2012, le pape Benoît XVI rappelant au pèlerin furtif François Hollande « les traditions morales et spirituelles » de la France, la « recherche du bien commun, du respect de la vie ainsi que de la dignité de chaque personne et de tous les peuples ».

Macron est un diablotin, comme le célèbre bonbon au chocolat enveloppé dans une papillote avec un pétard ou une devise. Avec lui, on a les deux. En politique, on connaît la stratégie ancienne qui consiste à « diviser pour régner ». En informatique, la méthode de même nom permet de résoudre un problème avec des algorithmes, suites d’opérations ou d’instructions, en le réduisant en sous-problèmes. C’est ainsi que « l’algorithme macronien » mise sur la division de la nation française par distanciation et indifférenciation, en la réduisant en sous-catégories.

Car la distanciation sociale ne date pas du Covid-19 !

Expression maladroite dans le contexte de cette crise sanitaire – le besoin de lien social est plus que jamais nécessaire, seule la distanciation physique tient le virus à distance -, elle est utile pour en justifier l’usage politique comme principe de déconstruction de la France. En effet, la politique du « en même temps » a créé une profonde distanciation sociale. Les communautés nationales traditionnelles, pourtant majoritaires, ont été reléguées à la marge de minorités culturelles et idéologiques étrangères. Car Macron savait que la seule majorité qui lui permettrait de durer serait constituée d’un amalgame de fractions transgressives. Au risque de causer de profondes cassures dans une société française déjà fêlée. Une fois divisée et antagonisée, il lui a suffi de coaguler les minorités pour s’imposer en rassembleur. Or, on ne crée pas une nation avec des minorités.

Car la division repose aussi sur l’indifférenciation, avatar de l’indifférence.

L’indifférenciation par égalitarisme nie les différences, pourtant réelles et souhaitables. Elle produit une indifférence aveugle, froide et déshumanisante, sans attention faute de distinction, ni attachement faute d’intérêt – envers les êtres humains, les idées, les valeurs. Or, l’égalité n’existe nulle part dans le monde du vivant. L’égalitarisme est une illusion délétère qui avive les frustrations et occulte le vrai sens de la justice et de la vérité. De plus, il fait le lit de l’islamisme qui a montré, encore récemment, sa sauvagerie et prépare la suite à partir de territoires non confinés de la République.

Une fois la division obtenue, il ne reste qu’à imposer sa volonté.

Comme l’utilisation prolongée du masque expose au risque d’intoxication par inhalation de dioxyde de carbone, l’étouffement macronien, par des discours infantilisants et des lois iniques comme le fact-checking gouvernemental, peut provoquer une perte de conscience et de réflexes. Un nouveau « ministère de l’Information » avait été envisagé , dans l’esprit stalinien du « ministère du Temps libre » imposé par Mitterrand de 1981 à 1984, préfiguré par le « ministère de la Vérité » du roman orwellien 1984. Pour finir, le 5 mai, le ministre de la Culture a annoncé le retrait du service Désinfox Coronavirus, vivement contesté par les journalistes.

Convaincu n’est pas con vaincu. On a beau nous prendre pour des imbéciles, avec l’expérience, les connaissances et le bon sens, on ne sait pas tout, mais on sait distinguer le vrai du faux, le bon du mauvais, le bien du mal. L’abdication n’est pas inexorable. Il est urgent de nommer et de distinguer les différences, pour prioriser les décisions et les actions avec discernement et justice.

Par la confrontation au danger moins sanitaire qu’autoritaire avec l’étiquetage individuel qu’on nous prépare, le confinement est une bonne préparation à l’autonomie dans tous les domaines et à la résistance, voire à la clandestinité, en vue de préparer la renaissance de la France par la réunification de Français libres de leurs convictions et de leurs choix de vie.

Les urnes devront parler dès que possible.

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