[SATIRE A VUE] Union européenne : le prix du rire explose

En coulisses, Ursula von der Leyen rit de se voir si inconséquente en son miroir.
Capture d'écran
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Le remède à l'humour était attendu depuis des lustres par quelque technocrate rabat-joie. Sans surprise, la découverte nous vient de Bruxelles où, par la grâce d'une chercheuse tourangelle, le procédé vient enfin d'être découvert.

Souhaitant réduire à néant la fraîcheur du rire, la jeune Erica Ciccarella s'en alla proposer un projet dont la teneur sinistre est exposée fièrement par La Nouvelle République : « Une chercheuse de l’université de Tours obtient un prestigieux financement européen pour étudier le rire des femmes ». À la lecture de cette déclaration de guerre à la spontanéité, les visages se figent, les enfants sont mis à l'abri. Une dissection de la joie de vivre menace la ville.

Le stratégie de cette attaque à la bonne humeur est dévoilée via une phrase qui met fin à toute perspective de redressement des zygomatiques : « D’une durée de cinq ans, ce projet vise à renouveler la compréhension de l’humour à l’époque moderne dans une perspective de genre. » Rudement interpellée par la sentence du Tourangeau Rabelais - « Le rire est le propre de l'homme » -, la jeune femme prit la mouche. 1,5 million d'euros ne seraient pas de trop pour faire reluire toute parcelle d'humour féminin. En coulisses, Ursula von der Leyen rit de se voir si inconséquente en son miroir. La grisaille technocratique s'égaye à l'énoncé de la somme allouée. Un îlot de gaieté surgit de la morosité ambiante. On s’esclaffe, on se tord. La recherche pourrait se terminer à ce stade. Hommes et femmes sont bel et bien unis en un même éclat de rire devant cette bouffonnerie. La neutralité de l'humour ne fait plus débat.

Hélas, n'ayant pas saisi « le propre de l'homme » dans son acception réunissant les deux sexes, la bienheureuse Tourangelle s'entête. Trois auréolés de diplômes pétaradants provenant de divers pays se joindront à l’œuvre destructrice de rêve et de mystère. Le premier chantier est de taille : établir ce qui confère le titre d'humoriste aux chroniqueurs de France Inter. Les femmes sont-elles plus affligeantes que les hommes ? Ou inversement. Épineuse problématique. Dans un deuxième temps, scanner de Muriel Robin. Envoi des images à Bruxelles. Réunion autour du compte rendu. Cinq ans plus tard, le rapport tombe sur le trône d'Ursula von der Leyen : qu'ils soient hommes ou femmes, les pitreries de l'UE ne font plus rire personne.

 

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Jany Leroy
Chroniqueur à BVoltaire, auteur pour la télévision (Stéphane Collaro, Bêbête show, Jean-Luc Delarue...)

Vos commentaires

62 commentaires

  1. Pour les affaires des assistants parlementaires du RN au Conseil Européen, La grande prêtresse appelée également l’impératrice Van Der Leyen, devrait se méfier des enquêteurs trop zélés, ils pourraient creuser plus. En effet quand elle n’était pas encore impératrice pour s’abaisser lamentablement devant Trump pour tout lui céder, elle était ministre de la Défense allemande où de forts soupçons de corruption remontent de temps en temps à la surface. Peut-elle garder son poste actuel tant que son passé n’a pas complètement été clarifié.? Idem pour le Modem de la girouette Bayrou qui lui aussi est loin d’être clair.Mais pour le même motif que le RN, je suis sûr que cela sera moins grave… Constat du Conseil de l’Europe un beau panier de crabes qui nous coute des milliards.

  2. C’est sûr qu’en partant ce genre d’étude, on n’est pas prêt de rattraper la chine et les usa en matière de recherche! Les dirigeants européens et les distributeurs de pognons n’ont toujours pas compris que la guerre est totale et à tous les niveaux entre les gros blocs… Pendant ce temps là on fait des recherches sur le rire?

  3. A quand une HAR (Haute Autorité du Rire) qui nous dira ce qui est drôle et ce qui n’e l’est pas et qui, surtout, nous autorisera (ou non) à rire de telle ou telle plaisanterie ? On pourrait y recaser quelques socialistes et quelques gauchistes et cela ne coûterait rien puis que l’Etat paierait !

  4. l’Europe comprend 7 pays contributeurs nets, c’est à dire des pays qui versent à l’Union Européenne plus d’argent qu’ils n’en reçoivent… La France (considérée comme un pays riche avec plus de 3 600 milliards de dette) est de ceux là. C’est à dire que dans le contexte actuel où le gouvernement est en train de racler le fonds de tiroirs et faire les poches aux Français pour boucler le budget, notre pays trouve de moyen de donner plus de 200 000 Euros à une chercheuse pour savoir pourquoi les femmes rient…? On est dirigé par des tarés ! Et, bien entendu, le bon peuple va revoter pour les mêmes qui nous ont mis dans cette situation : Les LR, Philippe, Attal, Hollande (?) et les autres, et après ils descendra dans la rue… Un peuple de masos !

  5. En effet, 1,5 million d’€ !
    Particulièrement si l’on s’attarde sur le sourire figé de Mme Von der Leyen, style musée de cire…
    Ou encore sur son sens de l’humour, aussi rébarbatif qu’un bunker du Mur de l’Atlantique s’enfonçant lentement dans les sables normands !
    Ça vaut bien une étude à 1,5 d’€, c’est qu’il y a du boulot ma bonne Dame !

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