« Sale Blanche », injure raciste ? Pas pour Jean-Michel Aphatie
Alors qu’Assa Traoré était invitée à l’Assemblée nationale, le 8 janvier dernier, pour exposer sa vision d’une institution policière traversée par un racisme systémique à l’encontre des populations dites racisées, l’expression « sale Blanche » relèverait, elle, d’une simple insulte et non d’une injure raciste. C’est en tout cas l’analyse avancée par Jean-Michel Aphatie, lundi soir, sur LCI, face à la conseillère régionale d’Île-de-France Florence Portelli.
Le racisme, c’est discriminer quelqu’un à cause de son origine ou de sa couleur de peau. Cela vaut pour tous. Oui, le racisme anti-blanc existe. @LCI pic.twitter.com/VRq56Qk5ZK
— Florence Mosalini Portelli (@FloPortelli) January 12, 2026
À ce sujet — Comment BV a fait reculer Danièle Obono
Si le journaliste politique avait jugé, la semaine dernière, « insupportables » et « choquants » les propos de Danièle Obono, qui qualifiait la Fête de l’Humanité de rassemblement de la « gauche blanche », Jean-Michel Aphatie n’en a pas moins réactivé, face au maire de Taverny, une grille de lecture qui ne nous surprend plus. Celle d’un antiracisme dit décolonial selon lequel le racisme relèverait d’un système historiquement construit et perpétué par les Blancs, lesquels ne pourraient, par définition, en être les victimes.
Une contestation venue du terrain associatif
« Dire "ce n’est qu’une insulte", c’est désensibiliser volontairement le langage pour relativiser et hiérarchiser les offenses », réagit auprès de Boulevard Voltaire Laurent de Béchade, président de l’association « Lutte pour l’égalité dans l’antiracisme » (LEA). « Par ce procédé, Jean-Michel Apathie montre qu’il se désintéresse des victimes du racisme lorsqu’elles sont blanches », estime celui dont l’association prétend à « une conception universaliste de la lutte antiraciste ».
Trop souvent entendus pour être systématiquement relevés à chaque occurrence dans l’espace médiatique, ces propos ne sont pourtant pas sans conséquences pour les victimes d’insultes ou de violences anti-Blancs, juge-t-il encore : « Des discours de négation comme celui-ci peuvent avoir des effets concrets sur des procédures judiciaires en cours, notamment celle de Crépol. Le traitement médiatique d’un procès n’est jamais neutre : les juges y sont nécessairement exposés, bien avant que le verdict ne soit rendu », explique-t-il.
Le cas emblématique de Crépol
Dans le dossier concernant les mis en cause dans le meurtre de Thomas Perotto, survenu en novembre 2023, la qualification raciste de l’attaque au couteau n’avait en effet jusqu’ici jamais été retenue dans les débats, malgré la demande de deux associations antiracistes souhaitant se constituer parties civiles. La chambre de l’instruction de la cour d’appel de Grenoble avait jugé leur requête irrecevable au motif que les associations n’avaient pas été saisies par les victimes, rappelle Le Figaro.
Pourtant, ce mardi 13 novembre, la même chambre qui avait refusé de retenir la circonstance aggravante du mobile raciste dans le meurtre de Thomas, évoqué dans de nombreux témoignages lors de l’instruction, a accepté d’examiner ces éléments à la demande de l’Alliance générale contre le racisme et pour le respect de l’identité française et chrétienne (AGRIF), qui attend toujours d’être constituée partie civile.
Alors que cette décision est attendue, pour Laurent de Béchade, dont l’association entend elle aussi se constituer partie civile, la négation persistante du racisme anti-Blanc ne saurait ici être justifiée par la crainte d’une instrumentalisation idéologique. « Beaucoup de journalistes adoptent une logique préventive ; ils le rejettent pensant lutter contre une manipulation idéologique. Mais refuser de qualifier de "racisme" un acte motivé par l’hostilité envers des Blancs alimente le ressentiment et pousse automatiquement les victimes vers les mouvements radicaux. C’est absurde et parfaitement contre-productif. »
Contre-productif et certainement très peu représentatif de l’opinion des Français qui, déjà en 2022, estimaient à 80 % l’existence en France d’un racisme anti-Blancs au sein de certaines communautés, selon le CSA. Une proportion qui s’effondrait à 49 % chez la génération des 18-24 ans, très sensible aux discours dominants des médias sociaux.
La juridiction, alors même que le racisme anti-Blanc est reconnu par le droit français, se laissera-t-elle influencer par un discours médiatique qui en nie l’existence ? Et si la circonstance aggravante venait finalement à être retenue dans l’affaire de Crépol, ceux qui, à l’instar de Jean-Michel Aphatie, relativisent ou récusent cette réalité oseront-ils encore contester ce que la Justice aura explicitement qualifié ?
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43 commentaires
Il devient de plus en plus difficile de dialoguer , d’argumenter avec la gauche. Elle a pris pour habitude d’inverser la logique ordinairement reconnue par définition : suite cohérente d’idées qui se déduisent par bon sens des unes des autres. La gauche nie le bon sens. Vous lui présentez pile elle voit face et vous répond en conséquences. Le dialogue devient ruine. Elle en est heureuse car déstabilisatrice, déconstructive. Elle applique cette doctrine « calomniez, calomniez, il en restera toujours quelque chose » , surtout chez les plus humbles. Ainsi va la France en affaissement.
J’engage monsieur Apathie a aller en Afrique voir si ce racisme anti blancs est inexistant.
Ce pseudo journaliste est une des hontes de l audiovisuel.
Jusqu’à quand allons nous supporter cela ?
Aphatie est au journalisme, ce que Mélenchon est au catholicisme, c’est-à-dire rien, nul part, le néant !
Si pour Aphatie, dire : « Sale Blanche », n’est pas une injure raciste, alors que tout le monde s’en donner à cœur joie pour l’injurier à l’envie.
Bonjour,
Je n’ai pas le suivi télévisé, mais je pense qu’il faut effectivement faire certaines distinctions si l’on veut être compris.
Les Européens et en particulier Français de souche (Blancs) sont en effet historiquement les héritiers d’une civilisation de conquête généreuse du monde, apportant le Salut dans le Christ et avec le respect de la justice à l’égard des plus faibles et les soutiens matériels. Les abus réels, inévitables fruits de la nature humaine déchue, sont marginaux par principe, car contraires à ces principes mêmes. Il y a de ce point de vue une inégalité de principe effective.
Or, une action systématique a conduit l’Europe blanche vieillissante ayant abandonné la force spirituelle de sa foi pour une conception toute extérieure et individualiste, à être malade de culpabilisation -il lui faut se donner bonne conscience en cédant à toutes les agressives manipulations victimaires-.
C’est, à l’évidence, la porte ouverte aux revendications agressives des héritiers d’une colonisation désormais exclusivement vue comme humiliante et non comme un don partagé, quand ceux-ci, pour des raisons multiples (mentalité ou nécessité) ne partagent pas la généreuse abnégation de nos propres valeurs historiques.
(Le Code noir promulgué par Louis XIV est à cet égard significatif du malentendu : il exprime, exclusivement, le souci des âmes des esclaves, dans un contexte d’état de fait étranger à notre propre culture et condamné en son principe par l’Église : l’esclavage naît hors du christianisme, est banni partout par lui, et revient sous forme économique, avec le rejet protestant ou athée du catholicisme !)
La Gauche est en train de détruire le principe fondamental de la République : l’Egalité. La Gauche fait des catégories d’individus selon leur origine, leur couleur de peau. Cela conduit à des affrontements qui seront d’autant plus violents que les migrants d’origine diverses apportent les conflits extérieurs. La France patiemment construite depuis des siècles va se transformer en chaudron bouillonnant de tribus adverses.
Que dans son délire wokiste Apathie dise que le racisme anti-Blancs n’existe pas, ne surprend pas. Le problème est que de nombreux magistrats le pensent et le jugent ainsi. Combien d’affaires sont ainsi enterrées alors que les victimes, voire des témoins, ont clairement entendu les justifications racistes des agresseurs ?
La servilité de ces journalistes et autres gens du spectacle est pathétique.
A propos de Traoré, sur Wikipedia il est indiqué qu’elle est militante antiraciste figure de proue du comité Adama
Apparemment c’est un bon job qui lui permet de cracher abondamment sur la France et les Francais
on a les idoles qu’on mérite …
Une injure a une personne racialisé c’est du racisme, la même sur une personne Blanche c’est pas du racisme.
En France on est vraiment tombé sur la tête.
De toute façons ce chroniqueur est bien obligé de monter au créneaux parallèlement aux LFIistes, sans doute demain ils sera obligé de s’adapter au contraire, il en est capable, pour le moment il n’a rien a y gagner avec de tels positions.
pourquoi inviter ce polichinelle?
Apathie est payé pour créer le « buzz ».
Il donne l’impression de parler doctement, alors qu’il ne connaît pas le sujet.
C’est une logorrhée abjecte.
C’est presqu’à souhaiter qu’il fasse une « mauvaise » rencontre.
Aphatie est pathétique
La LR portelli a été très incisive contre ce pathétique aphatie
Oui, on a bien vue son gêne pendant quelques secondes avant de se reprendre maladroitement.
Comment peut on donner la parole aux mensonges d’un tel niveau