Querelle de clochers : « stressée » par les cloches, elle met « la musique à la fond »
« À l’angelus, je perds connaissance. » L’extrait du documentaire de M6 est devenu viral en quelques heures. Tatiana, propriétaire d’une maison à Saint-Loup-des-Vignes, dans le Loiret, explique, face caméra, être « prise de panique » à chaque fois que les cloches de son village se mettent à sonner. Pour tenter de se calmer, elle emploie une méthode inédite : mettre un casque sur les oreilles et allumer « la musique à fond ». Avec son mari, Tatiana a par ailleurs décidé d’engager un avocat pour que le maire renonce à faire sonner les cloches de l’église.
Le redémarrage du clocher de l’église du village a entraîné Tatiana et Pierre dans la colère.pic.twitter.com/j0oslSeror
— Fdesouche.com est une revue de presse (@F_Desouche) November 13, 2025
Le couple fait appel à un avocat
On pourrait croire à une farce ; pourtant, la scène est bien réelle. Il est midi, les cloches de l’église de Saint-Loup-des-Vignes sonnent douze coups et Tatiana court s’enfermer dans sa maison. À peine a-t-elle fermé la porte qu’elle met un casque sur les oreilles et déclenche « à fond » une musique du groupe ABBA. Selon elle, les cloches du village, remises en service il y a quelques mois par la mairie après des travaux d’automatisation, déclenchent chez elle des crises de panique. « Vertige », « tachycardie », « psychose »… Tatiana assure même avoir fait « deux malaises » à cause du tintement des cloches. Son mari abonde : « Je n’ai pas besoin qu’on rythme ma vie […] [J’ai envie de] mettre deux coups de fusil à cette cloche. »
Ensemble, ils tentent de faire plier le maire. Après plusieurs plaintes, ils ont lancé une pétition et obtenu dix signatures en leur faveur. Mais l'édile tient bon : il n’éteindra pas les cloches du village. Filmé par les caméras de M6, l'élu local interroge une riveraine de l’église. « Les cloches, ça va ? » lui demande-t-il. « Impeccable ! », rétorque-t-elle. « Ça met un son dans un village désert, une musique », justifie-t-il, fier de son clocher. L’édile se montre toutefois conciliant. Les cloches ne sonnent que de 9 heures à 19 heures et leurs horaires ont été réduits en été. Mais cela ne suffit pas au couple. Tatiana et son mari ont donc engagé un avocat en vue d’une conciliation. Le maire, certain de son bon droit, choisit de se défendre seul. À la fin de la rencontre, l’édile finit malgré tout par accepter de ne plus faire sonner l’angelus du soir en échange de l’arrêt des poursuites.
Les cloches protégées par la loi
L’extrait de Tatiana s’enfermant dans sa maison et mettant la « musique à fond » pour ne pas entendre les cloches a été vu plusieurs millions de fois sur les réseaux sociaux. De nombreux internautes ne manquent pas de dénoncer l’irrationalité de la réaction du couple.
Tatiana et son mari ne sont pas les premiers à tenter de faire taire les cloches de leur village. L’été dernier, l'habitante d’un petit village de Savoie avait demandé l’arrêt des cloches en soirée et la nuit. Alors que les cloches de ce village sonnent toutes les heures et demi-heures depuis 155 ans, une pétition, réunissant 10.000 signatures, s’était alors vivement opposée à l’arrêt des cloches. « Jusqu’à ce jour, les cloches de l’église ne dérangeaient personne. Quand vous arrivez dans une commune, vous vous adaptez à son mode de vie plus que centenaire. C’est aux néo-ruraux de s’adapter et non l’inverse ! », s’indignaient les pétitionnaires. En 2022, un vacancier avait, lui aussi, demandé à la mairie d’Arzon (Morbihan) de faire taire les cloches de l’église pour « profiter tranquillement de cette période de vacances ». Une demande à laquelle l’élu local n’avait pas donné suite…
Depuis 2021, les cloches, le chant du coq ainsi que les effluves d’étable, « patrimoine sensoriel » de nos campagnes, sont protégés par la loi.
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136 commentaires
si c’est des rapportés au village qu’ils retournent habiter en ville s’ils ne supportent le bruit des cloches à la campagne , ils ne sont pas loin s’il y a une ferme vers chez eux de se plaindre des odeurs et des cris des bêtes !
Qu’elle se rassure , si on continue sur la même trajectoire , c’est l’appel du Muezzine qui la réveillera. Par contre si elle veut porter plainte les « Frérots » vont vite lui expliquer comment mettre un hijab ….Sinon elle peut faire comme Souchon , aller en Suisse .
bien dit !
Ce couple est-il originaire du village ? Peu probable. Des bobos, certainement.
Besoin d’un avocat, non! Plutôt un psychiatre et une demeure adaptée à son cas.
Il est temps de remettre l’église en dehors du village :)
C’est agaçant, ces gens qui viennent s’installer quelque part mais ne supporte pas les odeurs, vues, sons de l’environnement local ! « Le village, tu l’aimes comme il est, ou tu le quittes ! ». Point final.
je leur conseille Edith Piaf et les compagnons de la chanson , une cloche sonne…sonne … Jean Nicolas est né …
a capella bien sur !l
La cloche, dans le ciel qu’on voit,
Doucement tinte.
Un oiseau sur l’arbre qu’on voit
Chante sa plainte.
Mon Dieu, mon Dieu, la vie est là,
Simple et tranquille.
Cette paisible rumeur-là
Vient de la ville.
Pour mémoire, un grand nombre d’artistes ont chanté les heures villageoises de France rythmées par l’Angelus. Les textes, très beaux, ont été appris dans les écoles et font partie de notre patrimoine, si fragilisé actuellement. Citons des auteurs comme Paul Verlaine, Francis James, Jean Giono, Maupassant, et aussi des interprétations modernes par Johny Halliday, Patricia Kaas.
Quand on n’aime pas les cloches, on ne s’installe pas dans un village. C’est à eux de déménager, pas aux cloches de s’arrêter !!!
Et bien, la Tatania, elle déménage !
Si j’étais aux commandes du patelin elles sonneraient toute la journée pour que ces cloches au tympan fragile se cassent.
On a même vu des néoruraux vouloir faire taire les cigales, en usant au besoin des produits toxiques, armes de destruction massive !
Aurait elle eu un malaise avec l’appel du muezzin, cinq fois par jour ? au lieu d’importuner tout un village, c’est plus facile pour elle de déménager. Seulement voilà ! a moins d’être en pleine forêt, loin de tout, il y aura toujours un clocher pour sonner les heures.
je pense que l’église était présente avant elle alors c’est à elle de déménager et tant mieux si sa musique la rend sourde, la stupidité n’a plus de limite.
je pense à une petite ville en Bretagne, où les cloches sonnent touts les quart d’heure, un refrain de cantique suivi de 1,2 ou 3 coups suivant le quart d’heure à indiquer.
C’était comme cela partout avant, bien utile quand on n’avait pas de montre ou quand on se réveillait au milieu de la nuit
On aura tout vu ! Moi c’est la musique moderne rythmée et décousue que je ne supporte pas, ma voisine ne supporte pas les aboiements des chiens l’autre c’est l’odeur des vaches….En fait ces gens sont faits pour une île déserte où loin de tout ils ne dérangeraient plus personne. Prétendre infliger aux autres ses interdits ou ses malaises personnels n’entre pas dans une démocratie où’ règne la loi du plus grand nombre. Autrefois les cloches rythmaient la vie elles font partie de notre Histoire et je leur souhaite longue vie…en attendant le muezzin !!!!
Quand on n’aime pas les cloches, on ne s’installe pas dans un village. C’est à eux de déménager, pas aux cloches de s’arrêter !!!
Un peu sonnés ces gens. Bien content de ne pas les avoir comme voisins.
Merci même commentaire.