Quand Blast recrute Antonin Bernanos, multi-condamné pour violences

L’antifa a fait de la prison pour avoir agressé un policier et a proféré des insultes racistes contre un journaliste.
Antonin Bernanos agresse un policier le 18 mai 2016
Capture d'écran

C’est un « Long Format » que le journal en ligne Blast va diffuser, ce dimanche, et qui portera sur l’histoire de l’antifascisme. D'ores et déjà, la bande-annonce présente Jacques-Elie Favrot, ancien assistant parlementaire de Raphaël Arnault en détention provisoire pour sa participation au meurtre de Quentin Deranque, comme un prisonnier politique...

Un militant antifasciste pour un reportage sur des antifas

Ce reportage est réalisé par Marin Ben, Félix Cumer mais aussi par un certain… Antonin Bernanos. Or, ce dernier nom n’est pas inconnu. Pas seulement parce qu’il s’agit de l'arrière-petit-fils de l’illustre écrivain catholique antimoderne, mais aussi parce qu’Antonin Bernanos est un activiste antifa condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence.

Remontons le temps et revenons au 18 mai 2016, dans le contexte des manifestations contre la loi Travail. Alors que des policiers manifestent contre la « haine anti-flic », 200 militants d’extrême gauche organisent une contre-manifestation. À l’issue de cette dernière, un groupe d’antifas cagoulés attaque une voiture de police. Les militants s’en prennent à cette voiture à coups de bâton et de mobilier urbain. Un des antifas jette même un objet en feu à l’intérieur de la voiture pour l’incendier, alors que deux policiers sont à l’intérieur.

Antonin Bernanos condamné pour l’agression d’un policier

Sur la vidéo qui avait fait la une de la presse, à l’époque, on voit le conducteur sortir. Celui-ci, un adjoint de sécurité à la carrure solide, est alors attaqué par un des antifas à coups de bâton. Le policier esquisse un geste en direction de son arme, mais il n’ose pas aller plus loin, par crainte de se la faire voler. L’antifa lui assène quatre coups, avant qu’un de ses comparses l’interrompe d’un « Arrête, putain ! »

L’adjoint de sécurité dira plus tard qu’il a « cru mourir ». Quant à l’antifa qui a porté ces coups, il a été identifié et condamné par la Justice : il s’agit d’Antonin Bernanos, qui sera condamné à cinq ans de prison, dont deux avec sursis.

Ce ne sera pas la seule fois qu’Antonin Bernanos aura affaire à la Justice. En 2019, il est placé en détention provisoire avant d'être libéré et placé sous bracelet électronique pour une bagarre avec des militants patriotes ; un des militants de droite, blessé, se fait voler ses affaires par les antifas. Un procédé qui rappelle celui des antifas, lors du meurtre de Quentin Deranque…

Antonin Bernanos condamné pour l’agression d’un journaliste

Enfin, le 21 avril 2022, Antonin Bernanos est condamné, lors d'une manifestation, pour violences qui auraient pu être qualifiées d'agression à caractère raciste. Les faits datent du 12 mars 2016, lors d’une manifestation contre l’état d’urgence. Le journaliste Léopold Jimmy, de l'agence de presse LDC (Ligne de conduite), couvre un rassemblement lancé par l’association d’extrême gauche Droit au logement. Il est alors roué de coups, se fait arracher sa caméra et se fait traiter de « basané », de « bridé », de « grain de riz » et de « chinetoque fasciste » par un groupe d’antifa.

« Pour des antiracistes, c’est formidable », commente Léopold Jimmy, auprès de Boulevard Voltaire. « Antonin Bernanos est un fils à papa, j’ai découvert que son père fait du cinéma et que sa mère est enseignante. C’est un petit-bourgeois bien blanc. Lors de la confrontation dans le bureau du juge, il m’avait traité de bourgeois alors qu’avec ses vêtements, il avait quasiment un SMIC sur lui ! »

Confrontation qui s’est déroulée dans un climat extrêmement tendu. « On a découvert que des antifas m’attendaient à la sortie du tribunal lors de la confrontation, nous explique Léopold Jimmy. J’ai dû être raccompagné par des policiers, allongé à l’arrière d’une voiture et caché sous une couverture. Les policiers ont pris des couloirs de bus et brûlé des feux rouges pour être sûrs de ne pas être suivis jusqu’à chez moi. Je ne pensais pas que je pouvais avoir ma vie menacée à ce point-là. »

Le « regard haineux » d’Antonin Bernanos

Léopold Jimmy en est convaincu, et accuse directement Antonin Bernanos de l’avoir blessé : « Un antifa m’a déboîté la mâchoire à coups de genou. Dans son regard haineux, je voyais qu’il avait l’intention de me tuer. J’ai reconnu ce même regard haineux sur les images d’Antonin Bernanos qui ont été diffusées après l’agression du 18 mai 2016. »

Mais la Justice a estimé ne pas avoir assez d’éléments pour condamner Antonin Bernanos pour les coups qui ont déboîté la mâchoire de Léopold Jimmy, il a été condamné à 10 mois de prison avec sursis pour violences en réunion ayant entraîné plus de huit jours d'incapacité totale de travail. Quatre autres antifas ont également été condamnés dans cette affaire.

Un recrutement par Blast qui interroge

Antonin Bernanos apparaît donc comme un militant antifasciste condamné à plusieurs reprises pour des faits de violence. Que Blast, journal subventionné à hauteur de 316.000 euros en 2024 (les chiffres sont donnés directement par Blast), recrute Antonin Bernanos a de quoi interroger. Comment cet antifa pourrait-il avoir le moindre recul, la moindre objectivité, lors de la réalisation d’un reportage sur l’antifascisme ? Comment un agresseur de journaliste peut-il être recruté par un journal qui reçoit des subventions publiques ?

La seule conclusion qu’on peut en tirer, c’est que ce « Long Format » sur l’antifascisme ne sera pas un reportage, mais bien un document de propagande. Mais aussi que les impôts des Français n’ont pas à financer la propagande de l’extrême gauche.

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Gabriel Bendayan
Diplômé en sciences politiques et criminologie

Vos commentaires

57 commentaires

  1. c’est incroyable l’impunité dont jouissent les antifas – fascistes de l’extrême gauche aussi bien auprès de la Justice que des médias. Quant à Blast, c’est bien un média de propagande ancré à gauche et à l’extrême-gauche, sinon comment recruter un journaliste anti-fa multirécidiviste pour traiter du fascisme ? …

    • Il est vrai que le fascisme seul mot du vocabulaire de LFI que connait ce parti antisémite est employé dans toutes les circonstances, on n’est plus avec LFI un adversaire politique on est un fasciste, on n’est plus un imbécile on est maintenant un fasciste, on n’est plus un interlocuteur , on est là aussi un fasciste.
      Gros avantage néanmoins c’est beaucoup moins fatiguant d’écouter un discours du tribun trotskiste Mélenchon car il suffit dans ses discours de haine , d’apprendre une dizaine de mots qui reviennent sans arrêt comme un leitmotiv.
      Faschisme n’est pas un beau mot par rapport au mot communiste, stalinisme, trotskisme,léninisme,des mots enchanteurs pour le peuple russe qui a bénéficié de goulags avec plus de 20 millions de morts dont (vieux,femmes et enfants )grâce au « Petit père des peuples » Très émouvant..Quel oubli pour certains alzheimer de ce paradis perdu ..

  2. Sous couvert d’antifascisme (reste à prouver qu’il existe des fascites en France), tout est permis quand on est à l’extrême gauche et certains en profitent, couverts par une partie de la classe politique, certains médias et des juges. C’est très grave et une insulte de plus à la famille de Quantin.

  3. Que trouve-t-on aux débuts de la révolution de 1789 ? L’impunité des crimes et délits commis par le « peuple » au moment de la prise de la Bastille !
    C’était le voeu du roi pour apaiser les tensions. Cela ne fit qu’encourager les excès !
    A nouveau, on encourage la justice à être complaisante avec certains groupes. On « héroïsse » certains/certaines !
    Cela produira les mêmes effets.
    Mais c’est voulu !

    • La pari de Fouquier Tinville pour les juges et pour les années 30, l’espoir des classes éduquées que cela se calme plus l’irresponsabilité institutionnelle d’Hindenburg (auquel les Nazis, pas fous, avaient offert un gigantesque domaine en Prusse orientale).

  4. Vivement le jour où l’on arrêtera de subventionner tous ces torchons de gauche! la presse s’en portera que mieux…Quant-à ces « antifas » qui terrorisent chaque jour un peu plus la population parce que le « pouvoir » en place, les laisse faire, il faudra un jour qu’ils assument complètement leurs violences devant de vrais juges.

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