Vendredi 25 janvier 2019 a été annoncée la création d’un secrétariat d’État pour la Protection de l’enfance. Quelle belle idée, à l’heure où notre société traite parfois très mal les plus vulnérables ! “La qualité d’une société se mesure à l’attention qu’elle porte aux plus faibles de ses membres” (Jérôme Lejeune).

On pourrait faire un chapitre sur l’isolement de nos aînés dans les EHPAD, sur les handicapés ou sur la fracture sociale et nos neuf millions de pauvres. Mais concentrons-nous donc sur la place que l’on donne à nos enfants.

S’il y a création de ce secrétariat d’État, c’est qu’il y a de vrais enjeux derrière.
Souhaitons-nous vraiment protéger les enfants et les futurs enfants ? Sommes-nous prêts à mettre tout en œuvre pour le bien des enfants, prioritairement au bien des adultes ? Avons-nous conscience qu’il en va de l’avenir de nos familles, de notre style de vie, de notre civilisation ?

Nos tout petits enfants pourraient nous poser des questions qui bousculent :
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle accepter que je puisse naître, ou est-ce que cela va dépendre uniquement du bon désir, du contexte ou des envies des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société me garantit-elle le droit d’avoir un père et une mère, ou est-ce que cela dépend des souffrances, des caprices ou du goût pour la transgression des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle m’aider à me construire une identité solide et naturelle de garçon ou de fille, ou est-ce que cela va dépendre des théories des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle favoriser le fait que je puisse vivre dans un cocon familial confortable et joyeux, ou est-ce que cela va dépendre des problèmes des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle laisser mes parents me transmettre une culture, une histoire, des racines, des valeurs humaines fortes, un héritage, ou est-ce que cela va être remis en question sans cesse par les idéologies des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle me laisser vivre mon enfance à mon rythme, où est-ce qu’elle va m’exposer trop vite à toutes les sortes de violences ignobles et d’injustices des adultes ?
– Moi, tout petit enfant, la société va-t-elle m’encourager à grandir avec exigence et bienveillance, ou est-ce que je vais être tiré vers le bas, loin de tout idéal, par des adultes sans vision ni audace ?

La culture et l’ambition de la vie sont rudement violentées, en France.
Il y a des bases à respecter : pour savoir où on va, il est très utile de savoir d’où l’on vient. Pour réussir, il faut des racines et des ailes, l’un sans l’autre, c’est plus compliqué.

Favoriser l’altérité homme/femme produit naturellement un équilibre, une complémentarité, une force.

Les enjeux autour de la vie et de l’éducation affective des enfants sont de vrais combats à mener aujourd’hui. Sans attendre.

Les repères et les valeurs que l’on donne avec assurance et justesse sont autant de chances que nos enfants puissent devenir des adultes forts, justes, épanouis, ouverts et libres. L’indifférence, l’individualisme, le matérialisme, l’égoïsme, le faux féminisme, l’égalitarisme, mais aussi nos difficultés du quotidien ou notre surcharge de travail rongent méthodiquement notre sens de la transmission.

J’imagine donc que la création de ce secrétariat d’État est une bonne nouvelle.

J’imagine qu’il va remettre au cœur de la pensée politique une ambition familiale solide, pérenne, équilibrée, écologique et humaine.

Hélas, je vois arriver, sans consensus, sans précaution, sans pitié, sans respect, la PMA sans père (merci pour eux) et la PMA post-mortem (incroyable).

Je vois arriver une loi de bioéthique lourde, agressive et nocive pour nos enfants, pour l’être humain. Une loi qui ne sera ni bio ni éthique. Mais chimique et transgressive.

Nous sommes à un tournant. Réveillons-nous !

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