[LE GÉNIE FRANÇAIS] Ces Français de souche qui ont fait la France

Le génie des Français de souche a participé à la grandeur de la France par l’intelligence autant que par le sang versé.
Par Jean-Auguste-Dominique Ingres — cartelfr.louvre.fr, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876400
Par Jean-Auguste-Dominique Ingres — cartelfr.louvre.fr, Domaine public, https://commons.wikimedia.org/w/index.php?curid=3876400

Le terme « français » vient de « franc », qui signifiait « homme libre » après que Clovis a fondé, dans les années 500, les bases de notre civilisation avec ses valeurs chrétiennes qui lui sont indissociables.

Faire table rase ou transmettre ?

Faudrait-il faire table rase de ce passé, comme si une nation pouvait se construire en effaçant ce qu’elle a été. De Robespierre à certaines voix de la gauche radicale contemporaine, de Jean-Luc Mélenchon à ceux qui rêvent d’une rupture permanente avec la France traditionnelle, on retrouve souvent la même volonté de dénoncer au lieu de transmettre. Même des personnalités issues de milieux qui n’ont rien de populaire, comme le milliardaire Matthieu Pigasse, peuvent se faire les porte-parole d’un anticapitalisme qui laisse parfois pantois.
Matthieu Pigasse ose prétendre que les Français de souche n’existent pas. Pourtant, son propre patronyme remonte au Moyen Âge ; il vient du sud de la France et de l'occitan pigassa, la « hache ». Des généalogistes ont remonté son ascendance jusqu'au XVIe siècle. Faut-il ici, aussi, effacer ces ancêtres qui vivaient à cette époque ? Ah ! il voudrait bien avoir des aïeux en Afrique, en Amérique et en Asie. Et il en a sûrement, si l’on remonte à l’homme de Néandertal, mais pas depuis que la France s’appelle France.

La haine de soi face à l’admiration des étrangers

Certains intellectuels, comme l’historien Patrick Boucheron, se complaisent à installer dans le débat public une lecture de l’Histoire qui insiste davantage sur les ombres que sur les lumières. Quelle déception, pour tous ces peuples étrangers venus aux derniers Jeux olympiques de Paris, de voir résumée l’Histoire de France par la décapitation de Marie-Antoinette au lieu de leur donner l’occasion d’admirer nos génies qui ont fait tant pour notre pays et pour le monde !
Car enfin, qu’est-ce que la France ? C’est une langue, une culture, une littérature, une civilisation, un peuple et une mémoire. C’est un héritage transmis de génération en génération. Et cet héritage, c’est d’abord celui des hommes et des femmes qui ont vécu ici, travaillé ici, aimé ce pays, l’ont défendu et, souvent, sont morts pour lui. Qui n’a pas, encore aujourd’hui, un grand-père ou un arrière-grand-père ou un ancêtre mort pour avoir défendu la liberté et l’indépendance de la France. Que ceux qui en doutent aillent voir le monument aux morts de leur village !

Le socle historique de la nation

« Français de souche » est une expression que certains emploient presque comme une accusation. Elle mérite pourtant d’être regardée autrement. Elle désigne, dans l’usage courant, ces Français dont les familles sont présentes depuis plusieurs générations, voire des siècles, dans notre pays. Ils constituent le vieux socle historique de la nation.
De Clovis à Louis XIV, de Napoléon à Clemenceau ou de Gaulle, de Victor Hugo à Pasteur, la France fut construite par des générations de Français. Ils ont bâti des villes, des cathédrales, des routes, des écoles et des institutions. Ils ont écrit des livres qui sont encore lus dans le monde entier. Ils ont composé de la musique, peint des tableaux, inventé des machines, développé la médecine et fait progresser les sciences.

Le génie français se trouve d’abord dans sa langue

Le français n’est pas seulement un moyen de communiquer. C’est une manière de penser, de raconter, de raisonner et de transmettre. De Molière à Racine, de La Fontaine à Balzac, de Proust à Camus, combien d’écrivains ont donné à cette langue une richesse exceptionnelle ? Pendant des siècles, le français a été une grande langue diplomatique, littéraire et même contractuelle. On l’a parlé dans les cours d’Europe, dans les universités et dans les grandes institutions internationales. Les Russes eux-mêmes, il y a peu, étaient fiers de parler français.
Pendant longtemps, les diplomates européens ont utilisé le français comme langue commune. Et encore aujourd’hui, lorsqu’on ouvre un vieux traité international ou certains documents diplomatiques, on retrouve la trace de cette époque où notre langue occupait une place centrale dans le monde.
La France, c’est aussi une certaine idée de l’État, de l’école, de la culture et de l’intérêt général. Nous pouvons discuter sans fin de la Révolution, de la monarchie, de l’Empire ou de la République. Mais nous ne pouvons pas faire comme si ces périodes n’avaient rien produit de durable. Les Français ont inventé et défendu des principes qui ont profondément marqué le monde. Les mots « Liberté, Égalité, Fraternité » viennent eux-mêmes du christianisme et de ses valeurs devenues folles, comme le démontre l’écrivain anglais Chesterton. Il s’agissait d’égalité devant Dieu et de devoirs envers son prochain ! La République les a modifiés en droits individuels. D’où notre dictature des minorités actuelle.

De Jeanne d’Arc à la bataille de Gaulle

Il y a ceux qui ont choisi de défendre la France et son peuple au péril de leur vie, Puis nos chevaliers du Moyen Âge dont certaines règles de savoir-vivre et de courtoisie envers les femmes sont toujours en vigueur dans notre société moderne.
Jeanne d’Arc reste l’un des symboles les plus puissants de cette fidélité à la France. Elle n’était ni une grande dame ni une savante. C’était une jeune fille qui aimait profondément son pays et qui accepta de prendre tous les risques pour lui. Des siècles plus tard, pendant la Seconde Guerre mondiale, Jean Moulin incarna à son tour une certaine idée du courage français. Chef de la Résistance, il a préféré mourir sous la torture nazie plutôt que de parler. Leclerc, de son vrai nom de Hautecloque, qu’il a effacé pour ne pas mettre sa famille en danger : lui aussi refusa la défaite et poursuivit le combat alors que tout semblait perdu (à voir au cinéma : La bataille de Gaulle).
Ces figures continuent de nous parler parce qu’elles rappellent une chose simple : une nation n’existe pas seulement dans les livres d’histoire. Elle existe dans les sacrifices de ceux qui l’ont servie.

Souche, greffe et assimilation

Bien sûr, nous avons des génies venus d’ailleurs. Mais ils ont tellement aimé la France qu’ils sont devenus Français par le don de soi : Charles Aznavour et Louis de Funès sont de ceux-là. Ils se sont naturellement assimilés.
L’assimilation, comme la souche, est un principe que l’on retrouve dans la nature : celui de la greffe. En arboriculture, la greffe unit le greffon et le porte-greffe, l'arbre enraciné qui fournit la sève. En sociologie, l'assimilation met en contact l'individu (ou le groupe migrant) et la société d'accueil (qui possède les structures et les racines culturelles).
La France a été façonnée par des siècles de travail, de courage, de création et de sang versé. Ceux qui ont construit cet héritage ne doivent pas être effacés au nom d’une idéologie du présent. Ils méritent simplement ce que toute génération doit à celles qui l’ont précédée : la mémoire et la reconnaissance.

Picture of Antoine de Quelen
Antoine de Quelen
Ex-publicitaire et rédacteur pour la télévision

Vos commentaires

22 commentaires

  1. Français  » de souche », en ce qui me concerne pas sur! Ma famille paternelle était Bretonne et on en remonterait jusqu’en 998…Ma famille maternelle, pas sur non plus, ils furent remarqués par le (bon) roi René, roi d’Anjou et de Provence. Mes deux grand-pères ont participé (sans dommages) à la première guerre mondiale. Du côté paternel, un aïeul fut ministre de Louis-Dieudonné, le 14° du nom et un autre commanda un régiment de cavalerie. Permettez-moi, malgré ces origines étranges (y’a pas de faute), de me sentir Français, d’autant plus que j’ai servi, sous l’uniforme, mon (votre, notre) pays. Enfin, pour apporter une « nuance » aux propos de bm77, deux de mes fils servent notre pays, sous les armes…J’ai l’impression, en ce qui me concerne que la continuité est assurée!

  2. À mes ancêtres, que je remercie, moi qui suis français de souche. Des siècles de labeur, des peines et des souffrances, des guerres et du sang, des marais asséchés, des fleuves détournés, des montagnes déplacées, des plaines devenues si fertiles, des paysages à couper le souffle créés, entretenus de main d’homme, des génies, des scientifiques, des inventeurs, des demeures et des châteaux, des fortifications, des créateurs, des talents, des ouvriers et des ouvrières aussi, des coutumes, des langues et des patois, des chansons, des gastronomies régionales, mais un seul amour, celui de ma patrie. Que ceux qui le méritent s’en souviennent. La France, ce n’est pas qu’une forêt de chênes abattus où il ne subsisterait justement que des souches, ce sont avant tout des racines qui n’attendent que le printemps pour redémarrer.

  3. FRANCE éternelle belle, génereuse, vivante, qu’a tu fais de tes enfants qui sont morts à la guerre, pour nous sauver… ceux à qui tu as donné le génie de faire ce que nous sommes les héritiers de nos belles réussites , notre esprit libre, notre Art de vivre (que tous les pays nous envie) FRANCE REVIENT NOUS ..

  4. Française de souche également. Dans ma proche généalogie, uniquement des patronymes français. Comme Smartlady, je pense qu’il suffit d’approcher les monuments aux morts pour voir que ce sont bien des Français, uniquement des Français de souche, qui ont donné leur vie pour défendre la patrie pendant la Grande Guerre et la « dernière »… Le nombre effarant de ces victimes explique sans doute un manque de patronymes français dans notre population, remplacés d’abord par des noms à consonances espagnoles ou italiennes et depuis quelques décennies par ceux du Moyen Orient, voire au-delà. Nier les Français de souche c’est faire injure à la mémoire de ceux qui se sont battus et sont morts pour que la France reste libre, ne perde pas son identité. Etre patriote aujourd’hui c’est poursuivre le combat, afin que le sacrifice de ces Français ne soit pas inutile. Ils n’ont pas voulu d’une France germanisée, nous ne voulons pas, non plus, d’une France islamisée !

  5. Un article pour bien aborder la rentrée.
    Nous sommes ,nous ,les » boomers » que l’on accuse par ailleurs de tous les maux , les derniers témoins de cette richesse française passée et encore conscients de son immense potentiel .
    Nous sommes aussi les derniers ,à qui la nation a demandé de faire le sacrifice d’une année pour nous former à défendre le pays .
    Il faut désormais arrêter de se regarder le nombril parce que l’on ne fera rien ,sans transmettre cette richesse dont nous sommes les derniers témoins . Une vigne, malgré son profond enracinement ,se transformera en friche non entretenue par les nouvelles générations de vignerons .
    Il faut cesser instamment cet intermède déconstructif et morbide et revenir aux choses sérieuses .
    On ne crée rien en détruisant son passé , par contre la création de richesse et les projets ambitieux permettent de sortir des bénéfices qui serviront à maintenir notre patrimoine, qui est comme le symbole de ce que nous avons été capables de faire, et ce que nous pourrons faire dans l’avenir . Certains diront « Du passé faisons table rase », mais le problème est ,que la table , est d’autant rasée !

  6. C’est ce que je dis depuis longtemps à tout ceux et celles qui prétendent que le français de souche  » çà n’existe pas » qu’ils aillent lire les noms qui figurent sur tout les monuments aux morts pour mesurez à quel point ils se trompent ces andouilles !

  7. Merci à cet article qui va en faire criser plus d’un gauchiste
    Je suis une Française et j’en suis fière, et par contre pas du tout européenne

    • et bien moi j’ai la chance d’être Française et une vraie Européenne étant issue d’un couple franco Allemand qui m’a éduqué dans la curiosité des autres et dans l’accès immédiat aux langues, qui font qu’aujourd’hui grâce à leur ouverture d’esprit j’en maitrise 7 et je ne connais rien de plus délicieux que de comprendre les autres !

      • Bravo à vous, 7 langues, pas mal du tout, moi anglais et espagnol un peu, ça me suffit
        En fait je parle du concept d’être européenne dans cette UE indigeste et mortifère pour les peuples, je n’ai rien en commun avec cette europe là

  8. GENIE FRANÇAIS

    “Tout ce que nous sommes est l’aboutissement d’un travail séculaire.”(Ernest Renan)
    “Nous n’aurons de chance d’être nous-mêmes que si nous ne répudions aucune part de l’héritage ancestral.” (Jean Price-Mars / Glorification des ancêtres)
    “Ce qui constitue une nation, ce n’est pas de parler la même langue, ou d’appartenir à un groupe ethnographique commun, c’est d’avoir fait ensemble de grandes choses dans le passé et de vouloir en faire encore dans l’avenir.” (Ernest Renan / Qu’est-ce qu’une nation ?)

  9. En croyant que le peuple français, quoi qu’il advienne, se laissera déposséder de sa culture, de ses valeurs traditionnelles et ses racines, de son passé grandiose malgré ses hauts et ses bas, de son art de vivre, la gauche et en particulier l’extrême gauche se fourvoie.

  10. Pourtant comme l’a expliqué MELENCHON on doit nos cathédrales aux arabes, c’est vrai sur les gravures et les bas relief on les voit avec leur turban et leurs babouches monter les pierres des donjons à l’échelle ou dans les cages à écureuils actionner la roue pour monter les charges en les différentes prières de la journée (peut être que le temps de constructions vient de là, 5 prières c’est beaucoup)

  11. Chez moi, en Ardèche, nous avons peint des parois rocheuses il y a 35 000 ans, puis nous avons dressé des tables de pierre, puis nous avons longtemps élevé du bétail, cultivé la vigne, la chataigne et les céréales.
    Nous avons donné un paysage avec Olivier de Serres, nous avons perdu des âmes pendant les guerres de religion .
    Nous avons donné à la France des ecclésiastiques, des religieuses, des militaires, des nobles avec un cygne sur leur blason, des propriétaires terriens, des eleveurs de vers à soie qui travaillaient en collaboration avec Pasteur.
    Nous avons donné un écrivaIn, son fils un grand écrivain aussi et journaliste puis nous avons subi l’opprobre.
    Nous avons tout perdu avec les emprunts russes et la première guerre mondiale.
    Nous avons vécu aussi l’Empire Indien où nous avons introduit le cinéma en plein air et l’Indochine où nous avons creusé des caves.
    Vous pouvez, à gauche, hurler vos mensonges , nous existons, nous sommes là, et nous avons façonné ce pays et son Histoire

    • Très beau témoignage à partir de votre identité régionale , pour finir en hommage à cette France qui est une mosaïque de régions aussi ,belles et généreuses, les unes que les autres comme le sont, les français .

  12. melanchon est loin d’être un français de souche , un père d’origine espagnole, lui est né au maroc et sa mère d’origine sicilienne et espagnole.

    • Comme beaucoup de français d’Algérie qui étaient souvent d’origine italo espagnole . A Oran par exemple il y avait beaucoup de français d’origine espagnol. A Constantine et Sétif beaucoup de Juifs qui étaient issus pour beaucoup d’Espagne et de la région de Tolède . Les berbères juifs étaient eux présents , bien avant les arabes dans cette région qui ne s’appelait pas encore Algérie .
      Tout ces gens se revendiquaient français d’abord . ce n’étaient pas des renégats comme mélenchon .
      Tous ces gens ont fait souche ne Algérie , mais ils ont été arrachés de leurs racines par les indépendantistes.

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