[POINT DE VUE] Indépendance de la Justice : un magistrat à une réunion avec LFI

Le secrétaire national du Syndicat de la magistrature, S. Fischesser a participé à une conférence de presse "non au permis de tuer XXL".
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Jeudi dernier, La France insoumise participait à une conférence de presse intitulée « Non au permis de tuer XXL ». Derrière ce mélange de termes empruntés à la modernité (cette manie de mettre du « XXL » partout) et de références cinématographiques pourtant très patriarcales (James Bond, détenteur dudit permis de tuer, n'est pas réputé pour la déconstruction de son virilisme), il y avait une volonté évidente de provoquer. Ce « permis de tuer » fait allusion à la présomption de légitime défense des forces de l'ordre, récemment votée par les députés. Une loi de simple bon sens, pourtant, mais puisqu'elle défend les policiers plutôt que les malfaiteurs, évidemment, LFI ne pouvait pas laisser passer ça.

Parmi les participants, aux côtés d'Elsa Faucillon, de Thomas Portes et de diverses associations gavées de subventions par le prétendu « État policier », il y avait le secrétaire national du Syndicat de la magistrature, un certain Stéphane Fischesser. On connaît bien, désormais, ce syndicat de juges rouges - le plus important de la profession. Notamment rendu célèbre par la découverte du « mur des cons », sur lequel figurait notamment le général Philippe Schmitt, père d'une fille assassinée par un récidiviste, le Syndicat de la magistrature a participé à la fête de L’Huma et pris position en faveur de la Palestine.

Relations malsaines

Bruno Retailleau s'est légitimement ému de cette collusion avec l'extrême gauche. Dans un article d'une remarquable mauvaise foi, L'Humanité a réagi en rappelant que LFI n'avait pas organisé cette conférence de presse mais y avait seulement participé. Conséquence, pour le journal communiste : l'ancien ministre et candidat LR à la présidentielle menacerait la liberté syndicale.

Remettons tout de même deux ou trois choses dans l'ordre. Les magistrats rendent la justice au nom du peuple. Leur rôle consiste à rendre myope la justice que l'on dit aveugle. Ils ne seront pas remplacés de sitôt par une IA, puisque leur rôle (capital) est d'interpréter les textes de loi en les adaptant à des situations singulières. Pour le dire avec Carl Schmitt, c'est le juge qui crée la loi, décision après décision, en rendant chacun de ses jugements littéralement exceptionnel. Sans cela, il suffirait de lire le Code civil.

De la neutralité

Le problème, c'est lorsque les juges sont nombreux à rendre la justice dans un sens ouvertement politique. Certes, toute décision de justice est un acte politique en soi. Mais poursuivre des buts idéologiques quand on devrait se consacrer au bien commun et former une organisation syndicale pour faire nombre et pousser la société dans le sens du chaos sont objectivement odieux.

La Justice est une exception française. Contrairement à d’autres membres de la fonction publique, on n'insiste pas beaucoup sur le devoir de neutralité des magistrats. Pire : quand les membres du Syndicat de la magistrature se prononcent contre une loi qui, de leur propre aveu, a pourtant été votée démocratiquement, ils ne conçoivent pas qu'on le leur reproche. La justice, pourtant, n'est-elle pas rendue « au nom du peuple » ?

À ceux qui prédisent un second tour Le Pen-Mélenchon en mai 2027, on ne peut que conseiller, au moment du vote, de se souvenir de cette politisation gauchiste de la Justice. Si LFI passe, on saura purger d'autres corps réputés fascistes (policiers, militaires…) mais le Syndicat de la magistrature, lui, triomphera. Ce qu'il reste d'impartialité (mais en reste-t-il ?) passera définitivement à la trappe. M. Fischesser sera peut-être garde des Sceaux, allez savoir.

En attendant, il faut dénoncer avec force ces relations malsaines entre politiciens de gauche et juges. Ces derniers, à défaut de réfléchir cinq secondes à l'échec systématique, dans le monde entier, de l’aberration gauchiste, devraient avoir honte.

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Arnaud Florac
Chroniqueur à BV

Vos commentaires

52 commentaires

  1. Quand on voit ce personnage dire qu’il juge au nom du peuple français, on nous prend pour des billes.
    Ce n’est que politique et idéologie qui dominent chez ces gens là.
    Il est grand temps d’élire les juges , lesquels seront jugés par le peuple souverain. Il est grand temps de réformer notre pays pour plus de démocratie.
    Quelle honte pour notre pays.

  2. La plupart des magistrats sont les ennemis du peuple français. Ils poursuivent la tradition de haine de la France, déjà visible lors de leur serment d’allégeance au Maréchal Pétain en 1940. Il faudrait se débarrasser de la plupart d’entre eux, d’autant qu’une IA pourrait souvent les remplacer.

  3. C’est clair à présent : la magistrature favorisera le camp de la gauche extrême pour les présidentielles. Ils  » passeront l’éponge » sur toutes les dérives graves ou pas des gauchistes et seront intraitables  » à l’extrême » lorsqu’il s’agira du RN. Les rouges de la Cour de Cass vont se régaler…sans crainte. Malheureusement.

  4.  » … organisation syndicale pour faire nombre et pousser la société dans le sens du chaos est objectivement odieux  » Vous êtes en dessous de ce qui se trame. Il s’agit plutôt d’une organisation de type révolutionnaire tendant à prendre le pouvoir par tous les moyens puisqu’ils aménagent les lois, votées par les représentants du peuple, au prisme de leur idéologie et agenda. Et nier le Parlement c’est le début du fascisme et comme disait Freud  » Parler de S. c’est être un obsédé du S., parler d’argent tout le temps, c’est être avare, parler de morale en permanence, c’est ne pas en avoir … »et moi, je rajouterai n’avoir comme seul argument d’être un rempart contre le fascisme, c’est être un fasciste

    • un magistrat a le devoir de réserve et de neutralité
      Suppression de syndicats dans cette corporation car la justice est, doit être rendue au nom du peuple français et non au nom d’une idéologie tout comme, en effet, dans l’Armée pour la défense de notre pays, imaginons-nous si les militaires étaient syndiqués, en cas de conflit, ce que cela donnerait ….

  5. Quelle hypocrisie si doctement administrée par ce col blanc prétentieux sur un « droit à la vie » à géométrie variable : incontournable donc pour des délinquants qui ont fait un choix de vie et en assument les conséquences, mais non valable pour les vieux et les malades qu’on pourra bientôt euthanasier ni pour les enfants à naître concernés par une interruption volontaire de grossesse récemment constitutionnalisée (tx en France : 17,4 IVG/1000 femmes de 15 à 49 ans, 5,5 en Italie…).

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