[POINT DE VUE] À Tourcoing, Philippe et Darmanin préparent… des frites
Gérald Darmanin a fait allégeance à Édouard Philippe, seul candidat capable, selon lui, de maintenir le bloc central sous assistance respiratoire jusqu’à la banqueroute finale. Pour le remercier, imagine-t-on, Édouard Philippe s’est rendu, ce dimanche, au rassemblement annuel organisé par Gérald Darmanin, à Tourcoing, fief historique du ministre. Tourcoing, évidemment, se situe dans le Nord, et dans le Nord… on mange des frites. Des frites et puis des moules, des moules et puis des frites, comme le chantait Brel, dans Amsterdam.
Édouard Philippe enfile un tablier avant de servir les (traditionnelles) frites des rentrées politiques de Gérald Darmanin à Tourcoing👇 @ParisMatch pic.twitter.com/OhUwWLGMUs
— Florian Tardif (@Florian_Tardif) August 30, 2026
À ce sujet — Quand Trump se paye une frite sur le dos de Kamala
Alors, parce qu’il faut bien faire peuple, Édouard Philippe a dû se dire que ce serait une bonne idée, en termes de communication, d’être vu en train de payer de sa personne. Faire des trucs manuels. Des trucs de ploucs. « Des frites, des frites, des frites », après tout, c’est ce que réclament les Tuche dans le film qui porte leur nom. Dès lors, c’était parti : à l’invitation du patron de la friterie, ni une ni deux : le maire du Havre a ceint un tablier, est passé en cuisine et a été saisi par les caméras, notamment celles de Paris Match, en train d’égoutter le contenu d’une friteuse. À côté de lui, Darmanin, avec le même tablier. Les deux ministres ont fait assaut de grands sourires. Philippe servait les barquettes, Darmanin mettait du sel. Ils ont probablement eu l’impression d’être dans Camping… ou dans un fast-food, dans lequel aucun d’entre eux n’a pourtant (sauf erreur de notre part) travaillé pendant l’été pour payer ses études.
Un McDo sur une aire d’autoroute
Il va falloir qu’on nous explique comment Darmanin, pourtant issu d’un milieu très simple, et Philippe, bourgeois certes, mais maire d’une ville populaire et qui revendique un aïeul docker communiste, ont pu croire qu’il y aurait dans cette cordialité surjouée autour d’une friteuse quelque chose qui parle aux électeurs, et singulièrement à ceux du nord de la France. On se demande à quel niveau de mépris de l’engagement politique (et des électeurs) il faut en être arrivé pour jouer ce genre de spectacle ringard et vaguement gênant – malaisant, dit-on aujourd’hui. Ce sera quoi, la prochaine étape ? Faire griller des brochettes en slip de bain et tongs en écoutant Johnny, avant de remonter dans une voiture avec cocarde et chauffeur pour se rendre, toutes sirènes hurlantes, dans un palais de la République sur les bords de Seine ?
Les Inconnus n’en finissent pas de manquer au paysage humoristique contemporain. On se souviendra peut-être du Jeu de la vérité vraie, parodie de L’Heure de vérité. Dans cette émission, un homme politique de droite, incarné avec bonheur par l’excellent Didier Bourdon, passait à la télé une semaine après « M. Maurius » (contraction de « Mauroy » et « Fabius »), qui avait montré son caleçon aux Français pour faire peuple. Constatant qu’il n’avait pas atteint la même cote de popularité que son adversaire, le personnage de Bourdon finissait par baisser son pantalon, lui aussi, et montrait qu’il portait un slip parce qu’il était proche des Français. On en est presque là.
On nous parle beaucoup, dans le bloc central moribond, d’une primaire « de la droite et du centre », c’est-à-dire du centre. Édouard Philippe a déjà absorbé Darmanin, qui sale les frites. S’il arrive à convaincre Attal de préparer les hamburgers, Retailleau d’actionner la machine à glaçons pour mettre dans le Coca et, même, Glucksmann de prendre les commandes au drive, tous ces professionnels du spectacle n’auront plus qu’à ouvrir un McDo sur une aire d’autoroute. Bon débarras !
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110 commentaires
Le ridicule ne tue plus…..avec plus de 3500 milliards de dette…..voilà que ces clows font des frites…..mais ils se foutent vraiment de notre tronche…..pauvre pays……et les gens vont voter ces gens là….PHILIPPE 000……DARMANIN pas mieux en plus un traître des LR…..et de RETAILLEAU….CATASTROPHIQUE LA SITUATION
Pitoyable… Jusqu’où allons nous descendre dans la ringardise ?
Quel mépris dans le comportement de ces deux beaufs qui croient faire peuple en se mêlant, quelques minutes, aux habitants de cette ville. Ils se sont disqualifiés définitivement. Qu’ils aillent à la soupe populaire rencontrer les vrais Français qui ont de vrais problèmes de vie, de fin de mois, d’insécurité. Qu’ils aillent faire leur cirque ailleurs.
Qu’est-ce qu’ils ne feraient pas pour revenir tout en haut de l’affiche……. Ils n’ont donc pas encore compris qu’ils sont grillés. Un 2ème bain de friture est indigeste et en plus, ça sent la graille pour longtemps.
Purée ! Ils en sont là ! On en a gros sur la patate à voir nos gouvernants ou ex à descendre aussi bas. Pensent-ils ainsi être pris au sérieux ? Ils sont complices de la faillite du pays. Ils méritent d’être mis définitivement à la corvée d’épluchure des pommes de terre.
Eh les gars ! Attention, hallal les frites, sinon vous perdrez des voix.
Depuis que ces deux la font de la tambouille politique, ils sont experts.
Certes, ils sont ridicules et méprisables, sans la classe avec laquelle Chirac buvait sa Corona au salon de l’agriculture
Des frites et puis des moules, des moules et puis des frites, et du vin de Moselle comme le chantait Brel, dans … « Jef » et non dans Amsterdam.
Pitoyables ! Ces politicards sont pitoyables. Mais ils ne savent pas qu’ils le sont car ils se jugent avec leur propre intelligence ( Coluche)
Chacun sait ce qui poussa Antoine-Augustin Parmentier, à la demande du roi, à faire la promotion de la pomme de terre. Combattre les incessantes famines d’alors en France. Nos parmentiers des temps modernes, précurseurs tout en étant responsables, feraient-ils la promotion de la frite afin de nous préserver des disettes à venir ?
On arrive à ne plus s’offusquer quand 1 maire et 1 ministre exercent une activité non déclarée. Allô l’URSSAF.. ce qu’ils font c’est du travail » au noir » au bénéfice du mar handicap de frites ( car celles ci ont bien été vendus). Au fait un l’aire, un ministre peuvent ils avoir une seconde activité surtout si elle n’est pas déclarée.
Ils font des frites pendant 5 min pour nous faire croire qu’ils comprennent le travail des français, c’est pathétique! Ils ont vecu toutes leurs vies de nos impôts en ne faisant rien de bon et même en sabotant la France, mais 5 min à faire des frites va changer leurs images? En fonction des partis les électeurs n’ont pas tous le même niveau d’intelligence… Surfer sur la misère intellectuelle c’est minable!
Jusqu’où descendront-ils ?
Ils sont au fond de la connerie mais ils creusent encore !
c’est parce qu’il y a peut-être un double fond dans la connerie
On est rassuré pour eux, ils éviterons le chômage (vu ce qu’il en restera) en ouvrant leur « baraque à frittes »… Ils se forment là.
mais est-ce qu’il y aura assez de « crêpes » pour leur acheter leurs frites et faire leur « beurre » ?
Avant, les beaufs étaient les électeurs.
Maintenant ce sont les élus ou plutôt ceux qui rêvent de le devenir.
Cette mise en scène devrait les disqualifier ad vitam.