Pendant ce temps-là, les églises vandalisées se multiplient…

À Mulhouse comme à Lille, deux lieux de culte catholiques ont été le théâtre de profanations entre dimanche et lundi.
Boulevard Voltaire
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Deux nouveaux lieux de culte catholique sont le théâtre de profanations, ces derniers jours, sur le territoire national, ont révélé l'AFP et La Voix du Nord. Entre dimanche et lundi, les églises Saint-Étienne, à Mulhouse, et Saint-Pierre-Saint-Paul, à Lille, ont connu des intrusions et des dégradations portant atteinte à leur caractère sacré et à leur patrimoine religieux.

Deux églises ciblées en quarante-huit heures

En Alsace, un homme « torse nu », repéré plus tard sur les caméras de vidéosurveillance, a pénétré dans l’édifice, laissé ouvert au public, avant de se diriger « vers l’autel, de s’emparer de la croix qui s’y trouvait avant de la projeter au sol », indique Don Pascal Boulic, curé de la paroisse, dans un communiqué transmis à Boulevard Voltaire. L’individu, dont le prêtre indique qu’il a été « pour le moment interné en psychiatrie » et contre lequel le religieux a porté plainte, a également « lourdement endommagé trois confessionnaux en bois, en cherchant à les détruire ».

Si le parquet de Mulhouse n’a, pour l’heure, pas répondu à nos sollicitations concernant les motivations de cet homme de 37 ans, interpellé le lendemain et inconnu de la Justice, selon Ici Alsace, le curé relève « la violence dirigée contre des symboles sacrés » et « précis de la foi catholique ». L’évêché de Lille estime, de son côté, que les faits commis dans l’église Saint-Pierre-Saint-Paul sont de nature « antireligieuse ».

« Il faudra bien sûr attendre les conclusions de l’enquête », admet, auprès de Boulevard Voltaire, le diocèse du Nord, mais la nature des vols et des dégradations conduit déjà l’évêché à privilégier la piste d’outrages délibérés envers les symboles de la foi chrétienne : vol d’un tabernacle, d’un calice et d’un ciboire rempli d’hosties consacrées, dégradation apparemment gratuite de plusieurs objets, notamment d’une croix… Autant d’éléments liturgiques qui semblent avoir été spécifiquement ciblés dans cette église du quartier populaire de Wazemmes, réputé « plutôt pauvre ».

Une hausse des actes antichrétiens

Alors que « 843 actes antichrétiens ont été recensés » en 2025, selon le ministère de l’Intérieur, qui enregistre une hausse de 9 % par rapport à 2024, ces attaques contre la religion chrétienne « représentent 34 % du total des actes antireligieux », juste derrière les actes antisémites.

Face à cette recrudescence des violences antichrétiennes, que fait l’État pour protéger les églises et les fidèles qui les fréquentent ?

En janvier 2026, l’exécutif annonçait la tenue prochaine d’« Assises nationales et territoriales sur la lutte contre les actes antireligieux ». Le ministère de l’Intérieur affirmait alors vouloir « renforcer encore la mobilisation de l’ensemble des acteurs concernés » afin d’« identifier des pistes nouvelles pour mieux prévenir et réprimer ces actes graves et intolérables ».

Des millions d’euros investis, des bénévoles pour surveiller

Depuis 2015, l’État affirme poursuivre son engagement financier pour protéger les lieux de culte à travers le programme de sécurisation des sites cultuels, peut-on encore lire sur le site du gouvernement. En dix ans, il y a alloué près de 48 millions d’euros.

En mars 2025, encore, le ministère de l’Intérieur avait lancé un module de sensibilisation, déployé sous l’égide des préfets de département, notamment pour « former les responsables religieux aux bonnes pratiques en la matière ».

Difficile de savoir quelles sont, concrètement, ces bonnes pratiques à adopter, mais ce qui est certain, pour l’église Saint-Pierre-Saint-Paul de Lille, c’est que la question d’une présence continue et bénévole pendant les heures d’ouverture de l’édifice se pose sérieusement. « Comme cela a été fait dans l’église Saint-Maurice », nous explique l’évêché. De jeunes retraités s’y relaient bénévolement pour assurer une présence dans l’édifice, situé dans un quartier qui connaît régulièrement des faits de délinquance.

Faute de mieux, ce sont donc des bénévoles qui se relaient pour veiller sur des édifices parfois vieux de plusieurs siècles et sur ce qu’ils renferment de plus sacré. Une solution de bon sens qui ne doit pas faire oublier l’incapacité de l’État à endiguer la violence ordinaire. Elle ne fait que croître dans notre pays.

Vos commentaires

29 commentaires

  1. L’état veut détruire les églises catholiques et le sacré qu’elles représentent. C’est inquiétant. Mais ce qui est inadmissible pour moi, c’est le silence assourdissant du pape et de toute l’Eglise à ce sujet… Ce sont les fidèles qui se mobilisent pour sauver les lieux de culte, sans aucun soutien chrétien !

  2. Cela aurait été rien que sur un mur d’une mosquée ou synagogue , alors là le tollé mais là rien même pas Retailleau pour la ramener ouvertement , inadmissible jusqu’au jour où un « fidèle » plus Croisé que pénitent lui mettra un boulon dans la tête à ce genre de pourri , on finira par s’armer dans la rue et dans les églises

  3. Une commission là, un comité ici, et MACRON s’en désintéresse complètement il a eu ses vitraux à Notre Dame, alors le reste…
    il préfère voyager rencontrer un ancien Djihadiste devenu président ou vouloir faire rentrer La Bulgarie dans l’UE un pays peut être plus corrompu que l’Ukraine

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