Editoriaux - Environnement - Santé - 17 juillet 2019

Particules ultrafines : la nouvelle malédiction !

Ça y est, sainte Greta Thunberg, égérie de la lutte climatique, commence à irradier les plus sceptiques de « Sa Lumière ». Voyez Éric Brunet, libéral ferré à glace à qui on ne la fait pas sur RMC : voici qu’hier midi, il prônait l’interdiction totale des voitures dans Paris !

Pourtant, on croit se souvenir qu’il y a peu de semaines encore, il vitupérait contre les faux travaux disséminés dans Paris (des barrières derrière lesquelles il ne se passe rien), destinées uniquement à « emm… » les automobilistes. Enfoncée, la révélation mystique de Claudel derrière le deuxième pilier à Notre-Dame !

Sur France2, en revanche, il y a longtemps que l’Esprit saint écologique est descendu, et le télé-évangéliste vert se frottait les mains au journal de 13 heures devant la dernière révélation apocalyptique de l’ANSES (Agence nationale de sécurité sanitaire
de l’alimentation, de l’environnement et du travail). Fini les particules « fines » – dont Christian Gérondeau démontra la quasi-disparition grâce aux techniques nouvelles et au changement de modes de chauffage -, place aux particules « ultrafines » ! Plus fines que fines, comme le « plus blanc que blanc » de Coluche : évidemment, elles pénètrent plus, comme les enzymes gloutonnes… Mais, sutout, « elles tuent quatre fois plus que les accidents de la route » !

Certes, la pollution avance peut-être de quelques heures le décès de nonagénaires déjà très mal en point, mais une panne de chauffage, une petite erreur dans une prise de médicament ou la mort du canari peuvent avoir le même effet. Comparer celui de la pollution avec des morts brutales accidentelles, sur la route, de gens en bonne santé, il faut vraiment avoir fait une école française de journalisme pour l’oser. Gageons que, l’année prochaine, les particules « ultra-ultrafines » tueront plus que la bombe d’Hiroshima. Sur France2, en tout cas.

Et comme un malheur ne vient jamais seul, en même temps que l’annonce de l’ANSES éclot celle de la réception, le 23 juillet, de la sainte venue du froid (en train, bien sûr…) à l’Assemblée nationale, invitée « par les 162 députés membres du collectif transpartisan pour le climat “Accélérons” ». C’est fou ce que le hasard fait bien les choses…

C’est qu’elle nous a à la bonne, la gamine : « J’ai reçu de nombreuses invitations pour m’exprimer devant des Parlements » et « j’ai dû décliner beaucoup », mais « cette fois, cela semblait être un bon timing pour la France ». Sûr qu’en train, l’Afrique du Sud, c’est quand même moins pratique !

C’est égal : depuis que Hollande a négocié en direct avec Leonarda, on ne va pas refuser l’honneur que nous fait sainte Greta.

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