Mort d’un policier à Lyon dans une quasi-indifférence

On a appris sa mort lundi soir. Le policier, qui avait été violemment percuté dans la nuit du 11 au 12 janvier par un fourgon lors d’une interpellation en « flag » à Bron, en banlieue lyonnaise, a succombé à ses blessures.

C’est insupportable.

La police, qui veille à la sécurité des Français du mieux qu’elle peut, malgré une hiérarchie parfois contestée, une justice ultra-laxiste et des moyens misérables, est méprisée de tous.

Ce décès n’a pas semblé émouvoir les dirigeants français, ni les médias qui ont majoritairement traité cette affaire comme un vulgaire fait divers. Ce n’est pas nouveau. Face à l’explosion de la violence et de la haine dans certains quartiers de France, livrés à l’économie souterraine et à l’islamisme, la police est bien seule. Jamais elle ne reçoit de soutien quand elle se fait agresser, insulter, cracher dessus par de petits délinquants multirécidivistes dont le sentiment d’impunité augmente après chaque passage devant la Justice complaisante. Elle fait face à des situations inimaginables, avec des moyens toujours plus insuffisants.

Les politiques le savent bien, les forces de l’ordre sont d’une part le bouclier du système, mais aussi sa chair à canon, son fusible. Les blessés et les morts de la police, défiée sans vergogne par des criminels à qui elle ne fait plus peur, sont autant de martyrs sacrifiés sur l’autel du politiquement correct et de l’idéologie du vivre ensemble.

Quand il s’agit d’une possible bavure policière, tous les médias, acquis à la bien-pensance, se jettent sur la police pour l’accabler, bien loin de la théorique déontologie journalistique et de la présomption d’innocence, qu’ils appliquent si bien aux délinquants. Souvenons-nous de l’affaire Théo, qui avait précipité les personnalités politiques de gauche au chevet de cet imposteur, dans un élan de démagogie si caractéristique d’une gauche clientéliste. Souvenons-nous de la manière dont les journalistes avaient traité cette affaire, condamnant unanimement la police sans faire preuve de la moindre retenue.

Oui, la police a ses défauts. Oui, son utilisation face au peuple lors du mouvement des gilets jaunes est honteuse et oui, comme dans chaque profession, la police a son lot d’idiots.

Mais la police est surtout composée de personnes de valeurs, qui ont au cœur un idéal : défendre les Français sur leur sol. Hélas, cet idéal est bien peu compatible avec la conception de la police qu’ont les pouvoirs politique et médiatique.

L’année dernière, 59 policiers se sont donné la mort, témoignant du profond mal-être régnant dans les rangs de cette institution. La nouvelle année commence fort, avec trois nouveaux suicides. Un policier tué dans l’exercice de ses fonctions, un autre grièvement blessé à l’arme blanche en tentant de s’opposer à une rixe à Marseille. Sans compter tous les blessés dont on n’entend pas parler, entre occultation et désintérêt face au réel.

Soutien aux policiers, et honte à leurs détracteurs.

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