Alors que Twitter, après Facebook, censure les vidéos de pour cause de dangereuse désinformation sur le Covid-19, l’ex-première dame se confie sur sa déprime. Elle souffre d’une « légère dépression », dit-elle. Un signe de modestie, peut-être, eu égard à son rang.

Je galège. Mme Obama est une stature. Elle a un physique, un charisme certain, un prénom, aussi : tout le monde l’appelle Michelle. Il est vrai que c’est la coutume, aux États-Unis, pays de la fraternité démonstrative. On voit ça tous les jours dans les feuilletons télé : « Appelez-moi par mon prénom », dit le salaud à Columbo qui lui sert du monsieur long comme le bras.

Une femme aimée, donc, qui avait son petit potager dans les jardins de la Maison-Blanche, histoire d’expliquer à ses compatriotes comment sortir de la malbouffe. Brillant avocat, première Afro-Américaine à devenir first lady après des décennies d’engagement dans les causes sociales ; bref, tout sauf une potiche endimanchée. Et tout pour être heureuse… sauf que l’air du temps n’est guère propice à cela. Comme le titre Le HuffPost, avec ce sens de la formule qu’on lui envie : « souffre d’une “légère dépression” à cause de la crise et du racisme ». C’est clair, concis, efficace.

C’était dans son dernier podcast publié le 5 août sur Spotify : « Je me réveille en pleine nuit parce que quelque chose me préoccupe, ou parce que je ressens un poids », dit-elle. « J’essaie de faire du sport, mais il y a eu des périodes pendant cette quarantaine où je n’avais juste pas le moral. » Comment dire, chère ex-première dame, c’est un sentiment qui me semble avoir été largement partagé sur la planète… « Ce ne sont pas des temps épanouissants, spirituellement », poursuit-elle. « Je sais que je suis aux prises avec une forme de légère dépression. Pas seulement à cause de la quarantaine, mais à cause des conflits raciaux, et le simple fait de voir cette administration, de regarder son hypocrisie, jour après jour, est décourageant. »

Elle confie aussi qu’il était « épuisant » de « se réveiller avec une autre histoire d’un homme noir ou d’une personne noire en quelque sorte déshumanisé, blessé, tué ou faussement accusé de quelque chose ». Enfin, dit-elle, « nous vivons un moment unique de l’Histoire. Nous vivons quelque chose que personne dans notre vie n’a vécu. » Là, ça se discute… Il est vrai, pour rester dans le registre des virus sournois, que la peste a affligé surtout le Vieux Continent et que les saloperies qui ont ravagé les natives américains étaient des biens d’importation, petits cadeaux de colons en mal de territoires à conquérir.

Ces temps ne sont plus et les Américains se sont fait une spécialité d’allumer des guerres et porter la misère hors de leurs frontières, alors, quand ils doivent se regarder le nombril, ils constatent que tout cela n’est pas très propre, forcément…

Grandeur et décadence… Nous-mêmes, de ce côté de l’Atlantique, aurions bien du ménage à faire. C’est pourquoi, sans doute, on préfère monter le Covid-19 en mayonnaise et entretenir la psychose pourvoyeuse de muselières.

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