Dans une vidéo publiée sur YouTube, le collectif Touche pas à mon flic dénonce le lynchage médiatique qu’ont subi les policiers dans l’affaire Zecler de la part de sites d’information, en particulier Loopsider.

Au micro de Boulevard , leur avocat Maître Gilles-William Goldnadel dénonce « un parti pris idéologique de ces journalistes qui ne sont en réalité que des militants ».

Rebondissement dans l’affaire Zecler. Un policier venant du syndicat France- Policiers en colère du nom de Bruno Attal a publié une vidéo dans laquelle il démonte tout le montage fait par David Perrotin, le journaliste de Loopsider qui a mis en cause les policiers dans l’affaire Zecler. Quelle foi faut-il accorder à cette vidéo ?

Je m’en veux beaucoup parce que j’ai moi aussi plongé tête baissée, en dépit d’une certaine expérience, dans la manière dont Loopsider avait présenté les choses. J’avais été d’une sévérité totale, complète, sans condition à l’égard des fonctionnaires de police dont certains ont été incarcérés dans le cadre de cette affaire.

Quand on voit la vidéo dans son ensemble, on est contraint de relativiser le jugement à l’emporte-pièce qui a été celui de l’opinion publique dans son ensemble ou presque, lorsqu’on a montré des images sélectionnées. C’est tout de même ahurissant de voir avec quelle force et opiniâtreté M. Zecler s’est rebellé contre la police. Ils sont je ne sais pas combien à tenter de vouloir le maîtriser sans une particulière et excessive et il s’y refuse avec force. On se demande bien pourquoi. Lorsqu’on voit les commentaires de la vidéo, on se demande pour quelle raison il est aussi opiniâtre à vouloir se rebeller. Je ne veux pas caricaturer ma propre pensée. Je ne suis pas en train de vous dire que les policiers n’ont pas exagéré et étaient d’une violence excessive, mais je comprends beaucoup mieux la scène. Il ne s’agit pas du tout d’une violence gratuite, mais il s’agit sans doute d’une perte de contrôle de la police qui s’explique uniquement par la rébellion longue, opiniâtre et violente de M. Zecler, dont on peut s’interroger sur la nature. À partir de là, je peux vous dire que le jugement que j’aurais eu aurait été autrement plus pondéré si je n’avais pas moi aussi été mis dans le vent par Loopsider. J’en veux à Loopsider et nous allons évidemment réclamer des comptes. Il y a une malhonnêteté intellectuelle, professionnelle, et idéologique à sélectionner soigneusement la scène en question.

L’affaire Loopsider met un effet de loupe sur le caractère sélectif et malhonnête de certaines vidéos postées en les décontextualisant complètement pour mettre l’accent sur de prétendues , souvent à caractère raciste. Certains grands journaux n’ont pas hésité, pour le même prix, non seulement à faire le prix de la violence policière, mais également à mettre un accent sur l’éventuel racisme dont la vidéo, ni aucun enregistrement, ne fait preuve.

Vous mettez le doigt sur le sujet des violences policières. On ne compte plus le nombre d’affaires, lors de ces cinq dernières années. Or, à chaque fois, l’opinion s’est jetée sur les policiers pour, finalement, s’apercevoir, quelques semaines plus tard, que la réalité était souvent, au mieux contrastée, au pire plutôt en faveur des policiers. Que sont ces journalistes qui voient en la police une source perpétuelle de scandale ?

Il y a un parti pris idéologique de ces prétendus journalistes qui ne sont, en réalité, que des militants. Je ne suis pas capable, sinon dans mon combat culturel, de remédier à ce racisme anti-policier très idéologisé qui est, en vérité, un racisme contre l’État-nation français sans qu’il me soit la peine de développer. En revanche, dans le cadre de la procédure que j’ai à faire au nom du syndicat de police, je veux faire également le procès de ces vidéos malhonnêtes, d’une certaine manière truquées, puisque ne sont sélectionnés que les passages à charge contre les policiers en les décontextualisant.

26 février 2021

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