Ludovine de La Rochère, présidente de la Manif pour tous, réagit à la condamnation d'Alexandre Dimeck Ghione, conseiller au cabinet de Marlène Schiappa, pour injure publique. Il avait qualifié, le 6 octobre 2019 sur Twitter, la Manif pour tous de « conglomérat de sous-merdes » et de « même engeance que les salafistes ». Un tweet qui avait été liké par Marlène Schiappa... Pour la Manif pour tous, Alexandre Dimeck Ghione doit quitter le cabinet du ministre.

Alexandre Dimeck Ghione, conseiller de Marlène Schiappa, a été condamné pour avoir injurié la Manif pour tous. Êtes-vous satisfaite de cette décision de justice ?
Cet ancien président de l’Inter-LGBT du Mans, aujourd’hui conseiller au cabinet de Marlène Schiappa, la secrétaire d’État à la Citoyenneté, nous avait traités de « conglomérat de sous-merdes » mais aussi de « même engeance que les salafistes ». Il disait qu’il fallait nous craindre autant que ces extrémistes islamiques. Cette condamnation était attendue. Elle est assortie d’une amende et de l’obligation de nous verser des dommages et intérêts, justice a été rendue. Nous demandons, par ailleurs, qu’il soit mis fin aux fonctions de ce monsieur.

Cet homme est-il toujours conseiller ministériel, aujourd’hui ?
Il est toujours au cabinet de Marlène Schiappa. De son côté, le ministre avait liké le tweet de son ami et conseiller. Elle avait par la suite retiré son like, néanmoins cela rappelle les propos que la secrétaire d’État avait tenus à notre égard. Quand le gouvernement et les tenants de la cancel culture parlent d’une prétendue haine en ligne dont ils seraient les victimes, en réalité, ce sont les conservateurs et ceux qui défendent la famille et veulent protéger les droits de l’enfant et la femme et de la filiation qui ne cessent d’être victimes de diffamation et d’injure publique. Cet homme a été condamné pour injure publique. Cela stoppe de tels comportements. Entre-temps, ce monsieur a largement fait nettoyer son fil Twitter. Cela révèle que ces personnes ne débattent pas et ne font qu’insulter. C’est désolant, car il s’agit d’enjeux humains et éthiques si importants sur lesquels nous nous battons, avec des millions de familles en France.

Quels sont vos prochains combats ?
Le combat sur la GPA a déjà commencé. Nous ne cessons pas de dénoncer et d’expliquer pourquoi la GPA est inacceptable. Heureusement, nous avons de plus en plus d’alliés qui prennent eux aussi la parole et nous arrivons à diffuser le caractère inacceptable de cette pratique. Il y a également, dans le contexte de cette fin de mandat, différentes propositions de loi très délétères. La majorité actuelle profite de la fin du mandat, l’attention étant détournée sur la campagne présidentielle et sur le variant Omicron pour faire passer d’autres mesures très graves. Par exemple, la semaine dernière, une proposition de loi qui visait officiellement à interdire les thérapies de conversion (qui n’existent pas en France) a failli passer. En réalité, cette loi voulait empêcher les parents et les professionnels de santé d’intervenir auprès des enfants qui envisagent de changer de sexe. Nous avons pu, avec le travail de parlementaires très assidus, obtenir la modification de ce texte, en limiter la portée afin que le rôle des parents et des professionnels de santé soit respecté.

D'autres lois reviennent...
Il y aura, prochainement, le retour d’une proposition de loi concernant l’adoption. Il s’agirait de l’ouvrir aux couples pacsés et aux concubins. Cela n’a aucun sens car il y a déjà beaucoup plus de couples qui veulent adopter que d’enfants à adopter. La vraie finalité de cette réforme serait de faciliter le recours à la GPA. Les couples qui veulent commander un enfant par GPA pourraient se faire reconnaître comme les parents de l’enfant en utilisant l’adoption. Ces mesures auraient des conséquences lourdes et engageraient l’avenir pour longtemps. Nous nous battons et travaillons intensément au quotidien pour en limiter la portée. Nous avons pu faire échouer cette proposition de loi sur l’adoption. Malheureusement, Emmanuel Macron a souhaité la faire revenir, début janvier, devant l’Assemblée nationale et le Sénat. C’est la fameuse « ligne rouge » que serait la GPA pour Emmanuel Macron, mais c’est faux. Non seulement il fait avancer cette proposition de loi, mais il laisse faire aussi des événements tels que le fameux salon « Désir d’enfant ». De plus, la France est représentée dans le groupe de travail « Filiation/Maternité de substitution » à la conférence de La Haye. Ce groupe de travail veut faire reconnaître les filiations d’intention d’un pays à un autre. Dans les faits, ce serait faire reconnaître la GPA. Emmanuel Macron va prochainement présider l’Union européenne. La présidente actuelle de l’Union européenne, Ursula von der Leyen, fait avancer un projet pour faire reconnaître les filiations fictives issues de GPA.
Ce travail en profondeur demande beaucoup de temps, d’énergie et de compétences pour intervenir auprès des élus et de toutes les parties prenantes de ces projets de déconstruction qui ont pour but de satisfaire l’idéologie du genre et le « wokisme ».

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21 décembre 2021

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