Italie : Giorgia Meloni ferme les squats d’extrême gauche

Trois centres sociaux, squattés par des activistes rouges financés par l’argent public, ont déjà été fermés.
Capture d'écran Giorgia Meloni
Capture d'écran Giorgia Meloni

Il y a plus de dix ans, Giorgia Meloni ne cachait déjà pas sa détermination à faire disparaître les centres sociaux occupés et autogérés (CSOA), ces squats situés dans plusieurs grandes villes italiennes, et dont cent à cent vingt seraient tenus par des mouvements d’extrême gauche autonomes, anarchistes et autres antifas.

Trois premières fermetures

Le projet faisait partie de son programme de campagne, et depuis son arrivée au pouvoir, Giorgia Meloni avait fermé deux premiers centres : le Leoncavallo, situé dans la banlieue milanaise, le plus ancien (50 ans), a été fermé en août 2025. Puis ce fut au tour de l’Askatasuna à Turin (trentenaire), en décembre. Pour éviter une réoccupation, ce dernier est gardé en permanence, depuis, par des carabiniers. Car si ses occupants parlent d’un « espace d’agrégation, surtout de jeunes, porteur d’initiatives sociales et culturelles », le lieu était surtout un repaire de militants : lutte contre la ligne TGV Lyon – Turin, soutien à Gaza, violences en marge de manifestations pro-palestiniennes, intrusion dans les locaux de La Stampa… Ce sont ces motifs qui ont décidé la police à intervenir.

Un troisième centre vient de s’ajouter à la liste : il s’agit du "Bencivenga Occupato", situé dans le quartier Montesacro à Rome. Lundi 16 juin à l'aube, dans le cadre d'une vaste enquête antiterroriste coordonnée par la direction nationale antimafia et antiterrorisme, une centaine d'agents de la police d'État et de la division des enquêtes générales et des opérations spéciales (DIGOS) ont investi les lieux : d’anciens locaux des Postes pontificales appartenant à la commune, squattés depuis le début des années 2000.

Les squatteurs s’étaient retranchés à l'intérieur derrière des barricades, ils s'étaient munis de bonbonnes de gaz. La police a dû faire sauter les portes blindées du bâtiment avant de donner l’assaut. Six personnes ont été arrêtées, des ordinateurs, des masques et des fumigènes ont été saisis. Mis en sécurité, l’immeuble a ensuite été restitué à la ville. Selon les enquêteurs, ce centre servait de base logistique et de rassemblement à une cellule anarchiste impliquée dans des sabotages contre le réseau ferroviaire italien à grande vitesse.

 

 

Une survivance des années 70

Le gouvernement Meloni, qui compte bien poursuivre un parcours jusqu'ici couronné de succès, a annoncé son intention de « vider le plus possible » de centres avant la fin de son mandat (2027). Pour mener à bien son programme de fermeture, Giorgia Meloni a fait voter des dispositions plus dures, avec des procédures d’expulsion plus simples et plus rapides. Des peines de prison pour les contrevenants vont désormais de deux à sept ans.

Aux militants d’extrême gauche qui l’accusent, l’exécutif a rétorqué que le bâtiment de la Via Napoleone III, à Rome, occupé par des militants d’extrême droite (CasaPound), faisait lui aussi partie de la liste des fermetures prévues.

Ce dernier est en effet une des rares exceptions, la grosse centaine de centres répertoriés étant bien squattés par des groupes d’extrême gauche. La mouvance qui occupe ces lieux compterait quelques milliers de militants et quelques dizaines de milliers de sympathisants. Les centres sont apparus pour les premiers dans les années 70, alors que les mouvements contestataires issus des années 1960 (comme les post-soixante-huitards en France) se radicalisaient. Une partie versa alors dans le terrorisme (comme les Brigades rouges).

Des lieux, pour la plupart vides ou peu fréquentés, étaient investis, occupés, et s’autoproclamaient « centres sociaux occupés et autogérés ». Leurs activités vont du « culturel » (pièces de théâtre et concerts politisés) à du militantisme plus classique et aussi plus violent.

Une propagande financée par l’argent public

Ces centres et la mouvance qu’ils accueillent sont désormais en nette perte de vitesse, mais ils conservent de nombreux soutiens, notamment dans les médias, y compris à l’international. Pour défendre le centre turinois d’Askatasuna, la chaîne publique franco-allemande Arte a réalisé un reportage des plus complaisants. Le quotidien de gauche belge Le Soir relaie ce reportage et indique qu’il « est produit par la plate-forme européenne Arte et disponible en dix langues grâce à un partenariat médiatique européen ». Partenariat où l’on trouve, outre Le Soir, les médias Balkan Insight (serbe), Sinopsis (roumain), El País (espagnol), Gazeta Wyborcza (polonais), Internazionale (italien), Ir (letton), Kathimerini (grec), Telex (hongrois). On apprend aussi que ce reportage a été réalisé grâce à l’argent public français et allemand qui finance Arte, mais aussi grâce à un financement de l’UE : « European Media Hubs ». Les contribuables n'ont pas été remerciés...

Vos commentaires

36 commentaires

  1. Je n’ai qu’un espoir, c’est que la France en 2027 saura installer au poste suprême, quelqu’un qui aura la même envergure que cette « petite femme italienne » qui remet doucement les choses de son pays en ordre…
    Que Dieu vienne en aide à la France… et réveille les anesthésiés.

  2. est ce que ces centres sociaux et squats seront fermés définitivement sans l’ aval de BRUXELLES je doute parce que les positons de ME MELONIE sont par moments douteuses GEORGIA est à la fois contre l’ immigration mais pro européenne en soutenant ZELEMSKI et en sautant dans les bras de VAN DER LEYEN je me demande si MELONIE ne joue pas un double jeux à ce moment là qu’ elle fasse un referendum sur l’ italix

  3. Madame Meloni a du courage, pas comme notre gouvernement survivant par le bon vouloir du parti socialiste afin de permettre au président de mener à bien ses petites projets dis sociétaux avant que son fils spirituel (s’il est élu) nous offre la GPA et notre culture sera définitivement enterrée. Qu’à Dieu ne plaise.

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