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Paris, avril 1718. Un incendie embrase le quartier de Notre-Dame. Non loin de là, au Parlement, un tout autre feu se déclare : celui de la conspiration. Depuis la mort du Roi-Soleil (1715), le duc du Maine, son fils légitimé, et le duc d’Orléans, son neveu, se disputent la Régence. D’une main habile, Camille Pascal nous entraîne dans cette période de l’Histoire de France où pouvoir rime avec ambition et complot.

Une vengeance pour le pouvoir

L’avenir souriait au duc et à la duchesse du Maine. Désigné régent selon les dernières volontés de Louis XIV, le duc du Maine, et sa femme, qui se voyait déjà « nouvelle Cléopâtre », rêvent des honneurs de la Cour. « Hélas, c’était oublier un peu vite que la mort se plaît à donner tort aux rois », rappelle Camille Pascal. Sur leur route, les deux intrigants trouvent le duc d’Orléans qui refuse de se voir privé de ses droits du sang. « Le Parlement toujours courbé, toujours laquais, toujours prosterné devant le pouvoir […] casse le testament du feu roi. » Le duc d’Orléans est proclamé régent, le duc du Maine, en dépit des manigances de Madame de Maintenon, devra se contenter de l’éducation du jeune Louis XV. C’en est trop pour Louise-Bénédicte, son épouse disgracieuse, qui « n’en dormait plus ». La colère gronde et la conspiration commence.

« Quand on avait acquis la qualité de prince du sang et l’habilité à succéder à la couronne, il fallait bouleverser l’État et mettre tout en feu plutôt que de se les laisser arracher », confiait la duchesse du Maine au duc de Saint-Simon. Dans le dos de son mari, la princesse naine se met au travail contre le Régent de France avec le soutien du prince de Cellamare, ambassadeur du roi d’Espagne. « Convaincue que ses désirs de vengeance finiraient par être comblés, rapporte l’auteur, elle en oubliait les conseils de prudence que chacun lui prodiguait. » Et alors, dans cette « course-poursuite pour le pouvoir », la passion finit par l’emporter sur la raison.

Dans un récit haletant, Camille Pascal nous emmène au cœur des arcanes du pouvoir où tout n’est plus que mensonges, conspiration et charme. Historien reconnu, il nous décrit avec détails cette période aux multiples intrigues. Sous sa plume relevée ressuscitent les Grands du royaume. On y redécouvre une duchesse du Maine entreprenante et audacieuse, un abbé Dubois maître des vices et un Saint-Simon brillant commentateur de son époque.

Certains, parmi les cinéphiles, ne manqueront pas de se rappeler le film de Bertrand Tavernier Que la fête commence… (1975), qui lui valut le César du meilleur réalisateur. Mais cette fois-ci, c’est sur le papier que rejaillissent les intrigues du XVIIIe siècle pour le plus grand bonheur des lecteurs !

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23 décembre 2022

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3 commentaires

  1. C’est ce que nous vivons aujourd’hui , de qui viendra le sauvetage , avons nous quelqu’un pour virer ces destructeurs et sauver ce pays . En cette période de Noël je demande au père Noël ce magnifique cadeau .

  2. Ah, Camille Pascal, un formidable auteur qui rend l’histoire palpitante. On lâche ses livres beaucoup plus instruit qu’avant des les avoir ouverts. Lire « l’été des quatre rois » et » la chambre des dupes »… délectables, s’agissant tant du sujet que du niveau de langue de l’auteur!!

  3. Remerciements ! j’imagine que nous devrions retrouver les intrigues et les mensonges que nous vivons aujourd’hui, avec un petit roi !

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