Les limites de la démocratie

Est-il possible, par la voie démocratique, de sortir la France du marasme dans lequel elle s’enfonce depuis quarante ans ?

L’économie croule sous les charges sociales et fiscales. Le temps consacré au travail diminue constamment. De nombreux pays concurrents produisent dix fois moins cher que nous, tout en bénéficiant de transferts technologiques imprudemment accordés pour décrocher des exportations.

La finance mondiale sacrifie l’outil industriel national pour dégager des bénéfices immédiats vidant ainsi goulûment « la langouste » pour ne laisser que des carcasses mortes. Et, par-dessus tout, la France est impuissante à réagir à cette descente aux enfers puisqu’elle n’a plus de politique monétaire ni de politique économique, les ayant abandonnées à l’Union européenne, monstre froid au service de la dissolution des peuples et des nations d’Europe, encourageant par ailleurs la déstructuration des sociétés par l’accueil mortifère de populations fuyant la misère du monde.

Pour affronter une telle situation, il faudrait avoir la volonté de sortir du confort provisoire que nous donne la puissance allemande en nous faisant profiter de la force de l’euro. Cette monnaie, qui ne reflète en rien la santé de notre économie, nous permet de supporter le déficit croissant de notre balance commerciale et le poids de notre endettement monstrueux : nous avons l’illusion de la prospérité alors que nous sommes sous perfusion, tel un condamné en fin de vie. En urgence, il nous faut retrouver la maîtrise d’une monnaie adaptée à notre économie comme le sang doit l’être avec l’organisme qu’il irrigue.

Il faudrait aussi réguler les entrées des importations, afin de protéger notre capacité de production, et arrêter l’hémorragie industrielle qui brade nos fleurons dans des mains étrangères se moquant de la désertification de notre tissu productif et du désespoir des travailleurs jetés sur l’autel de la froide finance.

Il faudrait arrêter les dépenses hors de nos moyens engendrées par l’immigration et accepter, ainsi, de ne plus se donner l’illusion d’une bonne conscience alors que cette politique ne sort de la misère ni les immigrés ni leur pays d’origine, et plonge les Français les plus faibles dans le désespoir.

Il faudrait redonner le goût du travail, le sens de l’effort et celui de la responsabilité, la conscience d’appartenir à une nation fière de son histoire et de ses capacités.

Ce rude programme pourtant incomplet ne permettra jamais à un candidat d’être élu : « du sang et des larmes », les peuples ne les acceptent que lorsqu’ils ne peuvent faire autrement.

Pourtant, chacun sait bien que nous ne nous relèverons de ces quarante années d’abandon confortable qu’en acceptant de solder nos dettes par notre épargne et en produisant une formidable énergie pour reconstruire la France.

Aussi, le futur quinquennat ne sera que le dernier tableau du drame d’une société vouée au Veau d’or et à l’utopique tour de Babel censés donner aux hommes la puissance et la richesse des dieux. Faute de décider de nous reprendre en main, nous allons nous abandonner et nous perdre dans le sort que la force des choses et la volonté des autres voudront bien nous infliger.

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