Une ancienne gloire du s’invite au musée Eugène-Delacroix via sa fondation, qui porte fièrement son nom, la fondation Lilian-Thuram pour l’éducation contre le .
Ainsi, “durant plusieurs semaines, l’ex-défenseur vedette de l’équipe de France de football […] va se transformer en guide touristique pour faire découvrir aux plus jeunes le nouvel accrochage du musée Eugène-Delacroix, à , consacré à l’orientalisme et ses représentations” (Le Point).

“L’idée, c’est de pousser les enfants à se questionner sur notre conditionnement, les représentations que l’on a de l’autre, et apprendre à replacer un tableau dans son contexte historique”, déclare doctement l’intéressé à l’AFP.

Antiraciste de compétition – à charge contre les Blancs, évidemment –, l’ancien sportif entend s’attaquer aux représentations fantasmées – il y en eut – de l’Orient dans l’œuvre de Delacroix, un adepte de l’orientalisme, mouvement artistique qui connut au XIXe siècle “un développement fantastique avec, à la fois, l’extension de la domination européenne sur l’Ancien Monde et la découverte des grandes civilisations orientales de l’Antiquité” (Presses de l’IFPO, Institut français du Proche-Orient).
Lamartine, Nerval, Flaubert, entre autres, cédèrent aux sirènes orientales. Ces artistes ne venaient pas visiter exclusivement l’Orient musulman mais aussi l’antique et le chrétien. Voir Itinéraire de Paris à Jérusalem, de Chateaubriand.

Les commentaires du père Fouettard de l’antiracisme, épaulé par Françoise Vergès, férue des questions coloniales comme autrefois son père, Paul – activiste anticolonial –, et son oncle, Jacques – sulfureux avocat et ami du FLN –, ont de quoi interpeller : “Je ne crois pas que les Orientaux se déguisaient en Occidentaux”, avance-t-il, par exemple, devant le portrait d’un Occidental vêtu à l’orientale, qu’il rapproche de la bien innocente “photo polémique du footballeur Antoine Griezmann qui s’était noirci la peau pour se déguiser en joueur de basket américain” (Franceinfo) !

Autre perle :

C’est un choc pour les Occidentaux qui vont en Orient, parce qu’à l’époque, la femme n’est pas aussi libre vestimentairement en Occident.

Suzanne Voilquin, féministe du XIXe siècle, nous offre, quant à elle, un tableau moins idyllique des femmes orientales : “L’existence de ces femmes n’a pas de variété, de mouvement ; aussi, chez toutes l’expression du visage est la même ; le type par conséquent reste uniforme ; elles n’ont de libre que le regard.”

Eh oui, même à l’époque du zapping compulsif et de l’attention digne d’une huître, on ne s’improvise pas historien de l’art aussi facilement, et devant tant d’inepties, on a du mal à se contenir.

Dans “ces moments de partages et d’échanges [qui] invitent le public à une participation active”, selon le musée Eugène-Delacroix, il faut plutôt voir une soumission tacite à la doxa victimaire de . Et malheur à celui qui évoquerait les sujets qui fâchent, tels les Barbaresques !

25 janvier 2018

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