L’année 2020 vaut son pesant d’or, et nous assistons en temps réel à l’écriture de l’Histoire. Désormais, plus rien ne sera comme avant, car la crise du coronavirus dépasse largement la question de la santé publique. Elle est l’occasion, pour l’oligarchie, de mettre en place une véritable phase de lancement d’une ère révolutionnaire qui verra s’anéantir progressivement les derniers ressorts démocratiques de notre société. Bien avant eux, de nombreuses élites l’ont désiré, mais désormais, les mécanismes rodés à la manipulation des masses, dans un monde où l’ancrage à la famille, à la société et à la terre s’est vu, en 40 ans, piétiné de toute part, vont trouver un écho favorable.

Déjà, lors des dernières élections, nous avions vu combien la part insignifiante d’un candidat importe peu, tant que le rouleau compresseur médiatique fait sa besogne, ne laissant d’autre choix au peuple que d’élire son candidat. Que Fillon ait été coupable un peu, beaucoup ou pas du tout importait peu. Qu’il eût pu être élu non plus. Il ne fallait prendre aucun risque : c’est sa mort médiatique qui était visée en 2017, grâce à l’émotion qui colle parfaitement au temps électoral.

C’est la même émotion qui rend impossible l’exercice serein de la justice. C’est la même émotion qui rend les minorités insatiables. C’est la même émotion qui rend possible des mesures antiterroristes qui s’appliquent… à tous ! C’est la même émotion qui nous fait expérimenter des mesures sanitaires absconses. L’émotion, c’est la compétence des médias, qu’ils déguisent savamment en « information » et qui transforme votre voisin en ennemi des (vraies) libertés malgré lui. Ils peuvent traiter de tout, réfléchir sur tout, se contredire et même s’affronter ; mais quand l’enjeu idéologique est clairement défini, ils se mettent en rang de bataille. Et cela fonctionne.

C’est ainsi qu’on prive un peuple de démocratie, et non par les armes. C’est ce qui conduit au confinement sans débat, par des paroles d’experts autoproclamés, des tribunes de médecins aux réflexes soviétiques et des avis d’un Conseil scientifique. S’en draper pour masquer ses fins, voilà une technique que le GIEC, déjà, connaissait fort bien, lui qui est dans les starting-blocks pour nous imposer demain de nouvelles contraintes.

Car c’est bien le coup d’après, quand toute cette hystérie sanitaire aura cessé. L’énorme répétition de nos consentements s’est faite sans véritable accroc, et les mouvances écologiques en puissance enragent que la santé ait réussi si vite là où ils peinaient autant à percer. Qu’ils se consolent, car arrive l’heure de leur revanche.

En effet, c’est là qu’intervient le Parlement européen. Sans surprise, il vote des mesures qu’appliqueront les États, dans les hémicycles feutrés loin du peuple. Ces gens préparent le terreau législatif de demain, qui sera la caution « démocratique » à imposer de nouvelles lois liberticides. En effet, ce 10 septembre 2020, ils s’engagent pour nous à baisser, sous contrainte, les émissions de gaz à effet de serre de 60 % pour 2030 par rapport au niveau d’émission de 1990. Pour sauver la planète (rien que ça). Sinon, nous paierons.

Lois liberticides ou impôts confiscatoires : voilà le choix « démocratique » qui s’offrira à nous. Arriveront les mêmes paroles d’experts, le même matraquage, la même dictature de l’émotion. Mêmes effets, donc : les efforts seront sur nos épaules, sous la trique vigilante de l’Union européenne. Les plus naïfs s’en réjouissent déjà. En réalité, les victimes seront nous-mêmes. Ceux qui croulent déjà sous des impôts spoliateurs, sagement. Ceux qui se confinent sans raison, sagement. Ceux qui portent des masques inutiles, sagement. Ceux qui vont perdre leur emploi, sagement. Et ceux qui croient sauver la planète.

Sagement. Un peu trop, peut-être.

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