La question du rapatriement des enfants de djihadistes retenus en Syrie revient sur le tapis, ou plutôt la table de l’Élysée.

Au commencement était le Collectif des familles unies. Plus d’une centaine réunies en une association type loi 1901, qui milite pour faire rentrer en France leurs petits-enfants, neveux, nièces, avec leurs mères. Ce collectif vient d’écrire à une lettre le suppliant d’accéder à ses demandes, usant de comparaisons culpabilisantes : « Vos petits-enfants apprennent le nom des couleurs en regardant autour d’eux, les nôtres ne connaissent que le marron de la boue et le jaune du sable qui les entoure », écrit-il. Ou encore : « Un jour, peut-être, et grâce à vous, nos petits-enfants s’amuseront dans la même cour de récréation que les vôtres, joueront sur le même terrain de sport […] et grandiront ensemble. » Le tout sous forme d’anaphore : à douze reprises, ce collectif martèle ce « vos petits-enfants » pour comparer le sort – tragique, on en convient – de ces deux cents enfants embarqués ou nés en Syrie avec celui des petits-enfants du Président (par le truchement de son épouse , évidemment). Passons.

Sans surprise, des parlementaires se lèvent, vent debout en soutien de ces familles. Ils sont des dizaines, « au nom de l’impératif humanitaire et sécuritaire », à signer « L’Appel des Parlementaires pour le rapatriement des enfants français et de leurs mères détenus arbitrairement en Syrie ». À œuvrer pour le rapatriement sans plus d’évaluation au cas par cas – qu’ils fustigent – des petits-enfants de ces familles et de leurs mères vivant dans des camps d’Irak ou de Syrie. Les mêmes à se pâmer pour l’accueil inconditionnel de tous « les damnés de la terre », comme dirait BHL.

Tous à savoir ou à fermer les yeux sur l’absence évidente de garantie positive de la prise en charge de ces enfants par l’aide sociale à l’enfance. Déjà 99 mineurs revenus sur notre sol dont 88, selon le ministère de l’Intérieur, à faire l’objet d’une procédure éducative. Procédure qui, dans un certain nombre de cas, on le sait, sera combattue par des mères n’ayant pas renoncé à leur idéologie islamiste.

La même idéologie prétendument humaniste aveugle ces parlementaires. Un humanisme hémiplégique, en somme, puisque faisant fi des risques encourus pour notre pays. Socialistes, LREM, extrême gauche, Verts, MoDem, UDI, LR, PCF, d’un bout à l’autre de l’échiquier politique (sauf le RN, disons-le), tous main dans la main pour rapatrier des « bombes à retardement » (Sonia Mabrouk rapportant l’affirmation des services de renseignement). Bientôt, les différences entre les partis politiques n’auront même plus l’épaisseur d’une feuille de papier à cigarette. Depuis beau temps, la droite s’est ralliée à la gauche, continuant ou même accentuant la politique maastrichienne, immigrationniste et donc mondialiste, qui dilue voire tue tout sentiment patriotique chez les peuples autochtones. La même à avoir troqué la responsabilité individuelle pour la mutualisation des risques.

La citation de Nicolás Gómez Dávila « Ne pas sentir la putréfaction de l’homme moderne est un indice de contamination » lui va bien au teint.

13 septembre 2020

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