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Coronavirus - Editoriaux - Polémiques - 30 mars 2020

L’homme est un animal comme les autres…

« L’homme descend du singe », affirme M. Darwin. « Mais certains en descendent plus vite que d’autres », ajoute M. Rigolo.

La puissante et influente Académie vétérinaire de France s’exprime : « Les producteurs français de réactifs vétérinaires ont l’expertise du diagnostic des coronaviroses chez les animaux et la capacité de produire plusieurs centaines de milliers de tests virologiques et sérologiques par mois. » Il paraît qu’on manque de tests : l’offre de l’AVF tombe donc à pic. L’association poursuit : « Les laboratoires vétérinaires sont capables d’effectuer un très grand nombre d’analyses grâce à leurs automates et outils de diagnostic. »

Pleins d’altruisme, certains de ces laboratoires ont proposé leurs services. Refus des autorités sanitaires : il manque un arrêté, une autorisation, un CERFA, un parapluie au cas où ! Les vétérinaires insistent : « Les coronavirus sont des virus très connus du monde animal et les laboratoires vétérinaires savent développer des tests à grande échelle pour ces maladies. Ils pourraient être très vite opérationnels. » Cette administration-que-le-monde-entier-nous-envie fait barrage. Dommage ! On passe à côté de la fabrication de 13.000 tests par jour, soit près de 100.000 tests disponibles par semaine.

On croit entendre d’ici le ministre Navré – oups ! Véran, son anagramme – « Que les vétos aillent se faire voir ! Des tests, on en a plein si on veut. Ça fait des semaines qu’on vous dit qu’on en a commandé. Deux millions, livrables en avril ! » « Quelle année ? » demande le sceptique de service en riant jaune.

Maintenant, on en est à confiner nos anciens dans leur chambre d’EHPAD ! Si les tests existaient en nombre suffisant, on pourrait peut-être rendre ces lieux absolument étanches au virus : détection des pensionnaires, isolement des seuls malades et douche obligatoire pour quiconque entre dans l’établissement.

On refuse l’aide des vétérinaires : c’est comme s’ils habitaient une autre planète. Après tout, c’est peut-être vrai ! Pourtant, ici ou là, on entend : « Je suis malade comme un chien », « mon toubib se bat comme un lion », « nos gouvernants sont myopes comme des taupes », « j’ai fait le pied de grue aux urgences », « une mauvaise toux m’a mis la puce à l’oreille », « il n’y a plus un chat dans les rues », « les porn-ministres se conduisent comme des cochons », « le Pr Raoult a-t-il raison ? Je donne ma langue au chat ». En réalité, nous vivons tous avec les animaux, tout le temps.

Alors, bienvenue aux vétérinaires !

Ce n’est pas gagné car le Premier ministre monte sur ses grands chevaux et ne veut pas être le bouc émissaire : « Je ne laisserai personne dire que l’on a tardé à prendre des décisions. » Je trouve qu’il dit cela avec beaucoup de morgue (!).

Et s’il se décidait, enfin, à prendre le taureau par les cornes et à dire aux vétos : « Assez crié au loup ! Chiche » ?

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