« L’Europe est pour les Européens » : le dalaï-lama a parlé !

« Qui ne se préoccupe pas de l’avenir lointain, se condamne aux soucis immédiats », dit Confucius. Le dalaï-lama l’a bien compris, puisqu’il n’a pas hésité, lors d’un entretien accordé à la BBC, à fustiger la politique migratoire européenne et à affirmer que « l’Europe est pour les Européens ». Le chef religieux de 83 ans, réfugié en Inde depuis 1959, ne se serait-il pas abandonné dans les bras du politiquement incorrect ?

Il est des personnalités qui fascinent le monde occidental. Le dalaï-lama, de son vrai nom Tenzin Gyatso, en fait partie. Il intrigue par son autorité spirituelle et par son écho politique et médiatique. Cette personne adulée a pourtant exposé, devant une journaliste de la BBC, une philosophie… quelque peu incorrecte ! En effet, il n’a pas hésité à tirer la sonnette d’alarme en évoquant une potentielle Europe musulmane et africaine. Le Tibétain a porté un message clair : l’Europe sombrera si les migrants ne sont pas renvoyés dans leur pays d’origine.

Tel un candidat se présentant à des élections, le dalaï-lama élabore un programme ou, du moins, propose des solutions. Selon lui, il faudrait une sorte de numerus clausus, c’est-à-dire « un nombre limité » de migrants autorisés à rester sur le territoire. Autre point, le chef spirituel admet l’urgence et la nécessité de former les nouveaux arrivants. Le but étant de transmettre à ces derniers des savoirs pour qu’à leur retour, ils œuvrent au bien commun et à l’enrichissement de leur terre. « Les pays européens devraient accueillir ces réfugiés et leur donner une éducation et une formation, et l’objectif est de retourner dans leur propre pays avec certaines compétences. » Finalement, c’est le souhait d’une transmission européenne en vue d’une transmission dans les terres africaines et de l’Asie de l’Ouest.

Lors d’un voyage en Suède, Tenzin Gyatso avait déjà prévenu les autorités et affirmé : « Accueillez-les (migrants), aidez-les, éduquez-les, mais en fin de compte, ils doivent développer leur propre pays. Je pense que l’Europe appartient aux Européens. » Le 31 mai 2016, il dépeignit le portrait d’une Allemagne fragilisée par l’immigration massive : « L’Europe, l’Allemagne en particulier, ne peut devenir un pays arabe, l’Allemagne, c’est l’Allemagne […]) Il y en a tant (migrants) que cela devient difficile sur le plan pratique. Et sur le plan moral, je trouve aussi que ces réfugiés ne devraient être accueillis que provisoirement. »

Il est assez déconcertant d’entendre ces paroles chez une personnalité influente qui détient le soutien d’une majorité de la population, et ce, tous bords politiques confondus. Qu’un Zemmour tienne ces propos, cela ne nous étonne pas. Mais qu’un dalaï-lama endosse le rôle de lanceur d’alerte, quelle surprise !

Un simple parallèle entre l’évêque de Rome et le moine bouddhiste sur ce sujet de grande importance pourrait alimenter bien des débats… Rappelons que le dalaï-lama reçut, en 1989, le prix Nobel de la paix « pour sa lutte non violente pour la libération du Tibet, basée sur la tolérance et le respect mutuel ». Compte tenu de cette qualité, ce porteur de paix rallumera-t-il la flamme européenne ?

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