Editoriaux - Education - Environnement - 12 juin 2019

Les enfants d’une école de Belleville embrigadés dans la religion réchauffiste

Le bulletin paroissial Libération relate un événement bien sympathique. Les élèves des classes CM-CM2D de l’école Julien-Lacroix à Paris ont organisé une petite manifestation dans un parc de Belleville. Pancartes, slogans, instruments de musique, la panoplie du parfait manifestant a été confectionnée tout au long de l’année scolaire dans la classe de l’enseignante du catéchisme « climato-réchaufissimo-apocalyptique » en poste à cet endroit-là.

Pour épauler l’institutrice dame patronnesse dans son travail de conversion des 8/10 ans à la religion de sainte Greta Thunberg, un designer graphique missionné par les Beaux-Arts de Paris a passé l’année scolaire en résidence (non surveillée) dans l’école afin de « questionner la place de la parole et des revendications des enfants dans l’espace public » (waouh !).

Les premières revendications se dirigeant vers l’obtention de menus « Maxi Best Of » gratuits chez McDo, les élèves furent recadrés lors d’ateliers prise de tête « pour qu’ils interrogent leur sentiment de révolte, en vue de créer des messages pour la manifestation ». Traduction en langage normal : « Ce n’est pas que les enfants n’aient pas envie de manifester, mais ils ne savent pas quoi marquer sur les pancartes. »

Le slogan « + de frites dans la formule Maxi Best Of » n’ayant pas été retenu, les adultes furent bien obligés de mettre la main à la pâte : « La planète… Et qu’est-ce qu’elle fait, la planète ? Hein ? Personne ne sait ? Eh bien, elle se réchauffe ! » Ce à quoi les enfants répondirent en chœur: « Ah oui, ils l’ont dit à la télé. » Et c’est ainsi que, sous la pluie d’un mois de juin très frais, deux classes de Belleville s’amusèrent à manifester contre ce satané réchauffement et autres calamités considérables. Le tout accompagné en musique par un chanteur chargé d’assurer l’enthousiasme spontané, lequel incitait fortement les apprentis rebelles à chanter les paroles de sa chanson : « Respectons la nature, luttons contre la pollution. La planète se réchauffe, il y a la sécheresse. Les forêts, les animaux vont disparaître. » Atelier suicide le lendemain.

L’enseignement du respect de la nature aux enfants est louable, mais a-t-il besoin de ce décorum propagandiste ? De ce simulacre de manif avec son lot de clichés éculés ? Dans leur démarche, ces enseignants ne font preuve d’aucune imagination. De manière implicite, ils invitent les enfants à singer les adultes. Assez de bla-bla, des résultats ! Ramassage des suremballages à la sortie des fast-foods. Atelier engueulade de ceux qui ne trient pas leurs déchets. Passage au peigne fin des cochonneries contenues dans l’alimentation industrielle. De la formation, de l’apprentissage. « Les enfants, marcher pour le climat ne sert à rien. Rangez vos pancartes. L’écologie passera par vous-même ou ne passera pas ! C’est vous, et vous seul, qui par votre comportement avez le pouvoir de changer le monde. » Et ainsi soit-il. Après tout, la sauvegarde de la planète vaut bien une messe !

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