Les agriculteurs victimes de la canicule et de l’aide légère du ministère
La canicule qui s’est abattue, la semaine dernière, sur le pays n’a épargné personne, mais certains, parce qu’ils travaillent la terre et qu’ils sont en cela soumis aux aléas de la météo, pourraient bien en subir, longtemps encore, les conséquences, notamment le monde agricole. Mais si la vague de chaleur a surpris, cette année, par sa précocité et sa soudaineté, le problème de la sécheresse et de la gestion de l’eau n’est pas nouveau pour les agriculteurs. La Coordination rurale, qui juge insuffisantes les mesures gouvernementales annoncées par le ministère le 23 juin, « appelle donc à une réforme ambitieuse de la politique de l'eau en faveur de l'agriculture afin de préparer l'avenir, en conciliant la gestion des sécheresses estivales et l'anticipation des épisodes de fortes précipitations et d'inondations ».
Les cultures grillent sur pied
Contacté par Boulevard Voltaire, François Walraet, agriculteur dans l’Allier et secrétaire général de la Coordination rurale, raconte avoir, « chaque matin, l’impression de voir se lever une sorte d’astre céleste venu tout brûler, faire table rase ». C’est simple, raconte-t-il, « ses cultures sont en train de griller sur pied : le blé est en train de finir de griller, les grains ne seront pas correctement remplis et le maïs est en train de dessécher parce qu’on n’est pas équipé en irrigation pour faire face à de telles vagues de chaleur, à de telles températures pendant si longtemps ». Alors, explique-t-il, « ceux qui font des cultures, des céréales, arrosent ce qu'ils peuvent pour essayer de sauver les meubles et il y en a qui récoltent parce que, d'un coup, l'orge et le blé pour certains ou le colza sont arrivés à maturité et, donc, ils se sont précipités pour le récolter, sachant que compte tenu du risque incendie dans beaucoup de départements, il est interdit de récolter pendant la journée ». Ce qui pose encore un nouveau problème : si les récoltes doivent se faire entre 19 et 3 heures du matin, quid de l’inspection du travail et des salariés soumis à de tels horaires ?
Manque de politique ambitieuse de gestion de l'eau
Manque d’anticipation et réponse gouvernementale plus que légère, il faut reconnaître que personne ne s’attendait à une telle canicule si tôt dans l’année mais, explique François Walraet, la question de l’irrigation n’est pas nouvelle et chaque année, explique-t-il, c’est justement quand les agriculteurs en ont le plus besoin que les préfets prennent des arrêtés de restrictions de l’eau : « C'est une situation totalement incongrue où finalement c'est exactement quand on en a besoin qu'on nous interdit de l'utiliser et ça fait plusieurs années qu'on le dénonce. Et cette année encore, alors qu'on est en canicule et que les cultures sont en train de griller sur pied, et dès le mois de juin, commence à arriver des arrêtés de restrictions d'utilisation de l'eau. » Ce que déplore le secrétaire général de la CR, c’est le manque de politique ambitieuse de gestion de l’eau, rappelant qu’« il y a quatre mois au mois de février, on était inondé de partout, en France. De l'eau, il en est tombé à ne plus savoir qu'en faire. Et toute cette eau, elle est dans la mer, maintenant. » Ainsi, il constate avec amertume qu’« on sait pas gérer l'eau en France alors qu’on pourrait faire en sorte de ne pas avoir ces restrictions d'utilisation de l'eau pour l'irrigation agricole ».
Une question de priorité
Pour lui, c’est une question de priorité, « si on pense que l'agriculture, c'est stratégique. Si on pense que nourrir sa population, c'est important. Si on pense que c'est important de maintenir un maillon agricole qui structure aussi tout le milieu rural, il faut mettre les moyens, il faut prendre les mesures qui s'imposent et, dans un contexte de changement climatique, il faut une vraie politique ambitieuse de stockage et de gestion de l'eau, il faut avoir le courage de le faire et de mener cette politique indispensable », explique-t-il à BV, en ajoutant que si la gestion de l’eau n’est pas suffisante, elle est néanmoins essentielle pour l’avenir de l’agriculture française.
Manque de réponse rapide
D’autant que le problème de l’eau n’est pas le seul, même s’il a de graves conséquences sur les cultures et sur les animaux. Des animaux qui, d’ailleurs, souffrent eux aussi de la chaleur, auxquels il faut apporter de l’eau pour compenser l'assèchement des cours d’eau ou bien les nourrir en puisant dans les récoltes faites en prévision de l’hiver. Et cela ne règle pas tous les problèmes : « Des poulets tombent comme des mouches », raconte François Walraet, ou encore des veaux à peine nés qui meurent, faute de pouvoir réguler leur température et les problèmes sanitaires qui en découlent avec des services d’équarrissage surchargés. Là encore, « c’est pareil, il faudrait une réponse rapide [du gouvernement] », répète François Walraet : « Est-ce que dans l'urgence, on a le droit d'enterrer les animaux morts ? Est-ce qu'on a le droit de faire une espèce de fosse commune pour les mettre […] voilà, on a besoin de réponse. »
Une réunion de crise bien insuffisante
Lundi dernier, le ministère de l’Agriculture a organisé une réunion de crise mais, bien qu’ils aient fait remonter tous leurs problèmes, l’accompagnement du gouvernement est bien insuffisant, jugent la Coordination rurale et son secrétaire général : « La seule réponse qui est redescendue le lendemain, c'était qu’il y avait deux points : la suspension des contrôles administratifs dans les exploitations qui étaient en vigilance rouge canicule. Et puis demander aux préfets d'autoriser, dans leur département, la fauche des jachères pour faire du foin pour les animaux […] Sauf que prendre la décision de faucher les jachères maintenant alors que l'herbe est grillée, c'est trop tard, ça n'a plus de valeur. Il aurait fallu le faire il y a déjà plusieurs semaines. Le problème, c'est que ça fait des années que, finalement, on demande tous les ans à ce que les jachères soient autorisées à être fauchées et valorisées… »
En bref, une fois encore, l’agriculture est victime de politiques à la petite semaine. Or, comme le disait Émile de Girardin, « gouverner, c'est prévoir ; et ne rien prévoir, c'est courir à sa perte ».
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40 commentaires
l’aide légère du ministère…………..l’aide légère du ministère
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Il faut bien mettre quelques milliards de côté pour les donner à fonds perdus en Afrique……
Les eurocrates sont incompétents et les nôtres également, alors comment voulez-vous que ce truc fonctionne.
Les buraucrates se mêlent de « tout. Les paysans savent mieux qu’eux…
Il faut arrêter avec toutes ces aides , avant comment faisaient nos eleveurs et agriculteurs , eh oui maintenant nous sommes dans la surproduction alors il faut produire quitte à en jeter une partie , voir le lait donc aux agriculteurs de revenir à des normes humaines et ne produire que national et de qualité , les gros agriculteurs sont des complices de l’UE et de la macronie , de plus réclament des pesticides interdits , ne pensent nullement à notre santé , je suis de tout coeur avec eux pour défendre notre patrimoine paysan mais à eux de se comporter en patriote ; demain il va geler et hop une aide , il va pleuvoir , trop d’eau , hop une aide et aujourd’hui , canicule , hop encore une aide ; de plus nous n’avons presque jamais sur nos étals des fruits de la Drôme par exemple , j’habite le Var et aucune figue de Solliès dans les grandes surfaces , on ne voit que de l’espagnol ou du marocain , donc je n’achète pas donc priorité aux Français et non à l’exportation , comme le beurre ou le lait , la plupart vient de l’UE , inadmissible , la France et Français avant tout
Comment il faisait avant ?
Oh c’était simple. Il y avait une bonne famine et on mourrait en masse.
L’alimentation représentait les 2/3 des revenus d’un ménage où tout le monde travaillait même les enfants, et elle devenait inaccessible.
En agriculteur, comme dans toute profession libérale, le bilan financier implique d’être rentable, ce qui nécessite de grosses exploitations fortement mécanisées qu’il faut amortir, à moins que vous trouviez normal de gagner 300 ou 400 euros par mois en travaillant 60h/semaine sans machinisme sur quelques ha ?
C’est des grosses exploitations peu réglementées du Maroc et d’Espagne que viennent les produits pas chers, ce n’est pas par hasard.
Je me demande ce qui rend les français plus sensibles aux pesticides, on est un des pays les plus restrictifs du monde et on est moins malade ailleurs que chez nous dans les pays développés avec plus de pesticides.
La solution pour limiter les pesticides et les engrais serait les produits génétiquement modifiés OGM et NGT mais les écolos et les gens qui ne comprennent même pas les mots OGM et NGT refusent.
Quand il y a trop d’eau comme les déluges et inondations du printemps dernier, laissons les agriculteurs stocker en barrages et bassines, au lieu de les persécuter, ils se plaindront moins.
On veut faire disparaitre l’agriculture Française ,donc si la nature donne un petit coup de pouce , nos mondialistes qui dirigent ,ne peuvent que se réjouir !!
C’est tout à fait cela.
En faisant des coupes sombres dans ce que coûtent les migrants apporterait les milliards nécessaires pour redresser ce qui concerne les français….agriculteurs , hôpitaux, Epads, écoles et tant d’autre !
Aurons-nous un jour un expert comptable au ministère des finances??
Nos enfants ne savent pas compter mais nos ministres sont propulsés vers des ministères dont ils ne connaissent pas le sujet …au hasard!
Les migrant coûtent 100 milliards à la France chaque année.
La dette de santé des Algériens venus se faire soigner en France et n’ayant jamais payé est actuellement de 145 milliards cumulés.
Agnès verdier molinié serait parfaite pour nous trouver les postes où l on peut faire des économies.
L’agriculture, comme l’entièreté du pays d’ailleurs, est gérée par des politiques totalement incompétent. Quant aux aides aux agriculteurs, elles partent en achats d’armes afin d’assurer la continuité de la guerre en Ukraine.
Je me pose des questions à propos de cette canicule
Sachant qu’on ensemence les nuages pour faire pleuvoir de façon très courante maintenant, que la geo ingénierie a fait d’énormes progrès ces dernières décennies, serait il possible que cette canicule ait été déclenchée ?
J’y ai pensé aussi… déclenchée par le gouvernement pour faire tomber la France et ses agriculteurs…
Ce printemps, il y avait des inondations dans toutes les régions de l’ouest de la France, mais par décision de justice, il était interdit de pomper pour remplir les bassines, les écologistes étant en cours d’action judiciaire contre ces bassines.
Il faut également se renseigner sur le lac de retenue de Caussade ou de Sivens, projets autorisés puis interdits par la justice sur procès faits par les écologistes.
Il est très simple de garder l’eau quand il y en a beaucoup, mais c’est comme la clim, les écolos refusent.
Le gouvernement a cédé devant les gauchistes qui ont empêché la construction des bassines . Maintenant ils osent parler de sécheresse .
La meilleure solution pour qu’il y ait une sécheresse est de la créer en interdisant de retenir l’eau quand il y en a de trop.
Cela justifie le discours écolo sur le climat.
Hallucinant
En réponse à G.THEVANd, pensez vous vraiment que tous les parisiens possèdent la clim? Il y a certainement plus de clim dans le sud de la France qu’à Paris,sans compter bons nombres de piscines. Concernant les gens mal élevés,dans beaucoup de villes de provinces,certains ne sont pas en reste. Cessez donc,vous et d’autres votre racisme anti Paris et anti parisiens. Vous voulez que des étrangers aiment et respectent la France,alors que vous, français, je suppose, n’etes pas foutus de respecter la capitale de votre pays ainsi que ses habitants,qui pour la grande majorité sont issus de nombreuses régions provinciales françaises.
Il ne faut pas mettre le blé et le maïs dans le même sac. Les cycles de développement sont complètement différents entre ces deux cultures, et l’une est plus adaptée que l’autre à notre climat, même lors des années sèches. Mais l’artificialisation des sols est aussi un accélérateur de sécheresse on a tendance à ne pas assez le redire. Il faut stocker les excédents d’eau hivernales, mais leur gestion doit être effectuée par les communes et chaque habitant devrait y avoir droit même pour son potager. Moyennant facture car l’eau se paie.
Messieurs les agriculteurs vous avez compris que la politique de l’eau ce sera NESTLÉ qui assechera les nappes phréatiques et vous créeront quelques sécheresses pour bien vous maintenir sous je joug. Messieurs les agriculteurs vous avez compris que la FNSEA est votre ennemi au service des grands groupes agroalimentaires et du lobby céréalier.
Messieurs les agriculteurs les médias sont au service du pouvoir qui fait échos à une oligarchie. Alors ne comptez pas sur le gouvernement pour vous assister par une politique agricole menée dans l’intérêt des agriculteurs et de la France.
Vous pouvez rajouter les data center qui vont fleurir en France et qui auront priorité sur l’eau.
Pas faux.
Aussi les eaux pluviales sur les maisons allaient anciennement dans les sols directement, maintenant elles partent dans des réseaux. Je pense que cela explique les fissures de beaucoup de bâtiments.
On fait comment pour soutenir et accompagner nos paysans ? On ne peut pas en même temps donner cette année 3 milliards d’euros (sans compter notre quote-part dans l’aide globale de l’UE) au régime corrompu de Zelenski pour des armes en bonne partie détournées, et aider nos agriculteurs. Dans sa turpitude Macron préfère financer une guerre qui nous est étrangère plutôt que de secourir nos paysans. Désespérant.
Les agriculteurs l’ont bien cherché. La solidarité n’existe qu’à la marge dans ce métier, comme partout. Je pense à cet agriculteur de Savoie qui avait refusé de faire vacciner ses vaches (à l’ARN…) contre la dermatose. Il était le seul. Il s’est fait rallier par tous les autres. Les agriculteurs voulaient protester ? pourquoi alors, sont-ils allés au salon de l’agriculture? Etc. C’est l’image des français. Par conformisme, par avachissement et à force de bourrage de crâne, c’est devenu un troupeau qui, certes en grognant, suit ses maîtres (Macron, UE…) et se raccroche, en vain, tous les 5 ans à une élection où tous le monde de LI au RN propose de continuer la même politique européenne.
Bonjour Cyrano,
D’accord avec vous, il n’y a aucune solidarité chez les agriculteurs, mais au contraire une guerre permanente et intense. D’un côté, le pot de fer avec le duo composé d’une part de l’ultra majoritaire FNSEA piloté par l’ultra libéral et macroniste Arnaud Rousseau surnommé le « ministre de l’agriculture bis », et d’autre part de son petit satellite les Jeunes Agriculteurs. Ce tandem qui fait la pluie et le beau temps en représentant près de 85 % des agriculteurs syndiqués est confronté à une opposition fractionnée entre la Coordination Rurale marquée à droite et la Confédération Paysanne versant à gauche. Dans ce paysage campagnard, l’agriculture française est entièrement soumise ou plutôt se soumet volontairement à Bruxelles par le lobbying de la FNSEA de Rousseau, commis voyageur et supplétif du régime Macron.
Refuser un vaccin n’est pas une affaire seulement personnelle, c’est mettre tous les autres en danger.
Et oui ! Ce qui est désespérant c’est que les français ne descendent pas dans la rue pour EXIGER la destitution de macron qui ne travaille que pour le coulage de la France !!!
Les agriculteurs font partie de la liste des « cibles à faire disparaître » ! …
La « canicule » est miraculeuse et vue comme uns aubaine qui amplifie le massacre de cette profession millénaire ! …
macron préfère faciliter les « uber » et autres « resto à kebab » que de « promouvoir la gastronomie française » et donc l’Agriculture française …
Là AUSSI c’est un ancrage sociétal et civilisationnel donc macron veut abattre ce pilier majeur de la FRANCE …
Pourquoi le garder encore ? Bonne question ! ….
Et la clim pour les animaux d’élevage ? pas que pour les parisiens (mal élevés) !.
Mes pieds de tomates souffrent au jardin , mais je pense surtout aux agriculteurs du Puy de dôme ( et tous les autres bien sûr ) ; comme en 1976 , en septembre, on aura l’impôt « sécheresse » ! mais peu de grain à moudre ; cela me fait penser que le gvt algérien qui nous crache dessus ! ne crache pas sur notre blé (excellent ) pour nourrir sa popoulace !
La France a un moyen de pression que micron pourrait utiliser ;s’il avait quelque chose entre les jambes !