Une réponse aux propos d’

L’ a choisi, dimanche, l’escalade avec la France depuis qu’elle a dénoncé le « dérapage » du Président français sur la « rente mémorielle » sur laquelle vivrait le pouvoir algérien depuis 1962. Il avait notamment évoqué « un système politico-militaire qui s’est construit sur cette rente mémorielle » et dénoncé une « Histoire officielle totalement réécrite qui ne s’appuie pas sur des vérités » mais sur « un discours qui, il faut bien le dire, repose sur une haine de la France ».

Des propos qui ont d’autant plus surpris qu’Emmanuel Macron, en 2017, avait soutenu une thèse diamétralement opposée assimilant l’action de la France en Algérie à un « crime contre l’humanité ».

Une mesure qui n’est plus seulement symbolique

Après le rappel de son ambassadeur à Paris, Alger a donc décidé de muscler sa réponse.
C’est un porte-parole de l’état-major français qui a annoncé, dimanche, que l’Algérie avait interdit son espace aérien aux avions militaires français. « Ce matin, en déposant les plans de vol de deux avions, nous avons appris que les Algériens fermaient le survol de [leur] territoire aux avions militaires français », a déclaré le colonel Pascal Ianni, confirmant des informations révélées par Le Figaro.

Une complication pour Barkhane ?

Or, cette mesure n’est plus seulement symbolique mais est de nature à compliquer la tâche de l’ française toujours engagée au Sahel dans l’opération Barkhane. rappelle que « les avions militaires français empruntent quotidiennement l’espace aérien algérien pour rejoindre ou quitter la bande sahélo-saharienne où sont déployées les troupes de l’opération antidjihadiste « Barkhane » ».

Toutefois, le colonel Ianni a précisé que « cela n’affecte [toutefois] ni les opérations ni les missions de renseignement » menées par la France au Sahel.

3 octobre 2021

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