, qui peut parler sept heures durant, micro en main, face à une assemblée de Français, parler à temps et contretemps, parfois pour ne rien dire. Lui qui a pourtant la langue si bien pendue. Lui dont, souvent, la dialectique peut irriter, énerver, insupporter mais aussi, paraît-il, subjuguer… le voilà silencieux alors que le pays subit des manifestations où l’on hurle à pleins poumons contre la police et insulte la France, la traitant de raciste. Une France pourtant généreuse depuis des décennies avec une pour laquelle, d’ailleurs, les Français n’ont pas eu leur mot à dire.

Un silence qui n’est pas d’or, mais qui nous laisse penser qu’Emmanuel Macron ne sait pas quoi faire pour calmer nos rues pourtant toujours interdites aux rassemblements de plus de dix personnes. Que fait son ministre de l’Intérieur face à ces hordes de haine ? On les avait connus tous deux plus bavards et actifs au temps des gilets jaunes… Christophe Castaner condamne avec la plus grande fermeté, comme on dit, à raison, certes, les commentaires racistes d’une poignée de flics. Condamne-t-il aussi fermement les amalgames que l’on entend sur les forces de l’ordre ?

J’avoue que mon sang ne fait qu’un tour lorsque j’apprends qu’un certain Egountchi Behanzin, président d’une certaine Ligue de défense noire africaine, hurle en plein Paris à ses partisans sa haine envers la France : « La France, l’État français est un État totalitaire, terroriste, esclavagiste, colonialiste. » Rien que ça ! Et la foule de répondre « Oui, oui ». Vous avez dit incitation à la haine… Mais que font-ils ici ? Ailleurs, c’est mieux, non ?

Là encore, silence présidentiel et gouvernemental face à ces hordes. Silence devant ces milliers de manifestants qui déferlent dans nos rues, qui pour défendre les Traoré, qui pour s’insurger face à la mort de George Floyd dont on pourrait finir par penser que la police française y est pour quelque chose. Ce monde devient fou. Est-ce l’effet Covid-19 après des semaines de confinement ? Est-ce l’impunité dont semblent bénéficier ces manifestants ?

Un silence presque obscène et qui fait écho, si l’on peut dire, au silence du Président au sujet de l’annulation du défilé du 14 Juillet cette année. Quand on connaît l’importance que revêt, pour les Français, cette manifestation patriotique, on aurait aimé qu’il vienne lui-même nous expliquer à la télé cette décision. On déconstruit la France en silence !

Alors, pourquoi ce silence ? La peur, peut-être ? Que ces manifestations illégales, si elles étaient réprimées comme il se doit, ne dégénèrent dans une situation de guerre civile ?

Enfin, consolons-nous devant ce silence sidéral. Emmanuel Macron, s’il est silencieux, au moins, n’a pas mis un genou à terre comme son ami Justin Trudeau. Vu comme ça, le silence est peut-être préférable…

À lire aussi

Le Point offre une ode à BHL : il a vaincu Zemmour !

Décidément, les temps sont durs pour notre philosophe : non seulement, il est contraint, p…