Les chiffres du chômage de mai, aux États-Unis, sont déjà sortis. C’est une vraie surprise pour les observateurs : le chômage est passé de 14,7 %, en avril, à 13,3 %, en mai. Certes, il était autour de 4 % avant la crise, mais c’est une baisse très importante, alors qu’en mai, le déconfinement n’était encore que partiel sur le territoire américain. Et que la pandémie a débuté à rebours aux États-Unis, donc sévissait encore en mai alors qu’elle refluait en Europe. Les inscriptions au chômage ont enregistré, la semaine dernière, un niveau exceptionnellement bas, 357.000, le plus bas niveau depuis quatre ans…

L’Amérique de Trump se remet tout de suite au travail, repart au combat vite et bien. La conséquence d’un déconfinement amorcé plus tôt qu’ailleurs au regard du démarrage de la pandémie : les États-Unis n’ont pas craint une deuxième vague, pas abusé du principe de précaution, et ont amorcé la reprise dès le moment où la fin de la propagation a été amorcée. Par ailleurs, le système souple au niveau du droit du travail, qui prévaut aux États-Unis et a été encore amélioré par Trump, favorise un ajustement immédiat de l’emploi à la conjoncture économique. Gageons que les prochaines semaines verront le chômage fondre et retrouver, dans quelques mois, un niveau proche de ce qu’il était avant la crise, soit le quasi-plein-emploi.

Par comparaison, en France, les médias nous annoncent un taux de chômage de 11 %, après la flambée du mois de mai. Sauf que l’on oublie les douze millions de chômeurs partiels, couverts par l’État, mais dont nul ne sait s’ils retrouveront leur emploi lorsque les aides cesseront, c’est-à-dire sous quelques semaines. Car le nombre de faillites et de plans sociaux s’annonce dramatique et provoquera une hécatombe au niveau de l’emploi. Aux États-Unis, pas de système de chômage partiel, les 13 % de chômeurs mesurés par les statistiques englobent la totalité des demandeurs d’emploi, y compris ceux qui repartiront au boulot dès la réouverture de leur entreprise. En France, il faudra s’attendre à un taux supérieur à 15 % en septembre, quand le chômage partiel aura cessé. La partialité des annonces médiatiques sur les États-Unis est d’ailleurs flagrante : on annonce des chiffres en valeur absolue, alors qu’il y a six fois plus d’habitants aux États-Unis, comme on le fait pour les décès du Covid-19. Sauf que 110.000 morts aux États-Unis, c’est deux fois moins qu’en France si l’on rapporte à la population.

Au-delà de l’économie, ce traitement médiatique de la pandémie et de ses prolongements révèle, une fois de plus, une partialité des médias qui, jusqu’à présent, ont exagéré l’impact de la crise économique aux États-Unis en comparant des systèmes de chômage totalement différents sans exposer les tenants et aboutissants. Mais qui ont aussi hystérisé la pandémie en donnant des chiffres en valeur absolue sans jamais comparer les données relatives, qui démontrent que l’Europe a été bien plus touchée que les États-Unis, tout cela pour dénigrer Trump. À écouter les médias, Trump aurait géré la crise de façon calamiteuse quand Macron s’en serait sorti correctement : aujourd’hui, les États-Unis sortent de la pandémie moins atteints, en termes sanitaires comme en termes économiques. Le gouvernement français annonce une récession à 11 % : bien plus qu’en Allemagne, plus qu’en Italie. La France se sera révélée, in fine, le mauvais élève dans tous les domaines. Alors que les médias n’ont eu de cesse de casser du Trump. Cherchez l’erreur…

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