La CPAM condamnée à payer des transitions de genre : l’idéologie avant les oubliés de la Sécu
Ce 29 avril, le tribunal judiciaire de Lyon a condamné la CPAM et la Caisse nationale d'assurance maladie à prendre en charge les frais médicaux de transition de genre pour quatre plaignants. Des indemnités devront être versées aux victimes ainsi qu'aux associations qui les accompagnent. Preuve qu'à l'heure où l'accès aux soins se dégrade dans un paysage médical qui craque de toute part et dans lequel une proportion inquiétante de Français renoncent à se soigner (jusqu'à 73 % d'entre eux pour des raisons variées, selon la Fédération des hôpitaux publics), certains citoyens sont donc plus choyés que d'autres. Une sélection « sociétale » qui interroge.
L'aboutissement d'un travail militant
Entendons-nous bien. La condamnation de la CPAM du Rhône n'est nullement fortuite. Elle est l'aboutissement d'un travail militant orchestré par des associations pro-trans qui labourent le terrain depuis juin 2023 pour collecter les plaintes d'individus ayant subi des opérations de transition de genre, faire avancer la cause et obliger la collectivité des payeurs à prendre en charge l'ensemble des soins médicaux. Nous en parlions déjà dans ces colonnes, il y a un an : à l'époque, neuf procès étaient en cours et, depuis, trois décisions de justice favorables aux associations ont été rendues. Les CPAM de Bobigny et de Strasbourg, et maintenant celle de Lyon, ont récemment été condamnées à rembourser des interventions de mastectomie à des hommes transgenres. Dans chaque cas, les organismes d'assurance ont, par ailleurs, été condamnés à verser aux plaignants des indemnisations allant de 2 à 3.000 euros au titre du préjudice moral subi.

capture Instagram SOS Homophobie
Cerise sur le gâteau : à Lyon, la CPAM et la CNAM devront, en outre, verser 500 euros de dommages et intérêts à chacune des associations - SOS Homophobie, le Centre LGBTI de Lyon, Chrysalide, le collectif Fiertés en Lutte, Fransgenre, le Planning familial du Rhône et la Fédération LGBTI+ -, parties civiles au procès. De quoi mettre un peu d'huile dans les rouages de la cause et renforcer l'activisme militant auprès des jeunes via les réseaux sociaux et dans les écoles. À cet égard, il faut noter la présence significative de SOS Homophobie qui, en tant qu'association agréée de l'Éducation nationale, participe activement à la diffusion des programmes EVARS dans les établissements scolaires au même titre que le Planning familial.
En face, combien de grands oubliés ?
Le signal envoyé par les tribunaux est sans équivoque : la collectivité est tenue de prendre en charge l'ensemble des soins nécessaires aux transitions de genre des individus. Pour un coût estimé par les auteurs de Transmania (Éditions Magnus), Marguerite Stern et Dora Moutot, à environ 100.000 euros pour un seul homme souhaitant devenir femme. Ce choix délibérément « sociétal » est à mettre en parallèle avec une autre réalité : celle de ces millions de Français tenus de s'adapter à un système de santé de plus en plus défaillant et qui, à côté, font figure de grands oubliés.
Leurs témoignages prolifèrent dans les médias, et particulièrement dans la presse régionale. Les 21,6 milliards d'euros de déficit de la Sécurité sociale, en 2025, et la limitation des remboursements des frais de santé (déremboursement de certains médicaments et reste à charge sur les soins) ont des conséquences bien concrètes sur leur quotidien. Ainsi, au Dauphiné libéré, Audrey, 37 ans, confie « moins se soigner car énormément de médicaments ne sont plus remboursés », tandis que Cindy, 46 ans, dans la Meuse, avoue « ne plus se faire suivre du tout pour éviter des dépenses médicales qui peuvent coûter un bras ». À 51 ans, Cécile, elle, a décidé de se passer de soins dentaires et renoncé à changer de lunettes, faute de moyens, tandis que, pour la même raison, Élisabeth « a mis quatre ans avant de consulter un ophtalmologue ».
La désertification médicale (87 % du territoire) n'arrange rien. À Saint-Brieuc, par exemple, Sylvain, 52 ans, victime d'un infarctus, a mis « près de trois ans à trouver un cardiologue » et « pas loin de deux ans » pour un médecin traitant. Depuis dix ans, sa situation a empiré : « Son cardiologue partant en retraite, il devra se contenter d’un suivi hospitalier tous les dix-huit mois, contre six auparavant », selon nos confrères de La Croix. En Loire-Atlantique, Florence Robinet témoigne, auprès de Ouest-France, avoir « abandonné l’idée de se soigner ». Elle explique : « Mon dentiste ne peut pas me prendre. Kiné, aucun nouveau patient. J’ai fini par jeter l’ordonnance prescrite par mon médecin. Je prie pour rester à peu près en bonne santé. » « On risque une explosion des maladies », s'inquiète Fanny, qui a pourtant eu deux mélanomes mais ne trouve pas pour autant de médecin et « se contente souvent de la pharmacie ».
Des exemples effarants, déclinables à l'infini et qui révèlent, en creux, toute l'incongruité des remboursements de soins pour changer de sexe.
🎥 J’ai alerté le Gouvernement sur l’augmentation du renoncement aux soins pour raisons financières.
La crise du pouvoir d’achat est la conséquence de la politique désastreuse d’Emmanuel Macron.
Leurs choix économiques ont des conséquences sur la santé des Français.#DirectAN pic.twitter.com/2Gj7gFoO9W
— Christophe Bentz (@BentzChristophe) May 5, 2026
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58 commentaires
C’est la sextuple peine pour les contribuables, enfin la minorité qui paye des impôts.
Ils sont condamnés à rembourser les frais liés aux opérations, les indemnités à ces pseudo-victimes et les dommages et intérêts aux assoces.
Ensuite, ils payent les cours d’EVARS qui multiplient les cas de transexualité.
Finalement, ils galèrent pour trouver des généralistes, spécialistes ou infirmières dans les déserts médicaux et quand ils en trouvent la majorité des soins, médicaments, traitements ou prothèses n’est pas ou très mal remboursée.
Voilà où nous en sommes en France à cause de cette idéologie mortifère.
Je confirme.
Le jour où la France « s’iranisera », je ne donne pas cher de ce que deviendront toutes ces associations et de leurs membres ?
Vous avez oublié « le droit à mourir » …çà va être le premier créneau pour les économies
Et comme la terreur RN va bientôt arriver on va nous refaire le coup du Hantavirus et les idiots utiles vont se faire rererererevacciner et se signer des attestations de sortie en 2027 pour aller voter contre . Vous connaissez le bouclier républicain? Je souhaiterais que la CNAM rembourse le vaccin contre la connerie ce serait peut être notre seule solution pour s’en sortir.
Comment ces juges peuvent t’ils manquer d’un minimum de bon sens?
Je ne peux avoir de mutuelle, en fin de vie elles sont trop chères et souvent réticentes.. donc les dents l’audition et les lunettes sont à ma charge ..la sécurité sociale étant très avare sauf pour les AME et autres clandestins. Beaucoup de citoyens sont dans ce cas suite à des divorces ou changements de situation. En revanche il est question de rembourser les protections hygiéniques !!
Les cotisations des français sont normalement destinée à prendre en charge leurs problèmes de santé, le droit semble en décider autrement. Et si on demandait leur avis aux cotisants ?
Nous avons tant d’argent dans les caisses. Investissons dans les transitions et detransitions.
C est vraiment un scandale !
La transition utile a ce pays est le changement politique de ceux qui nous gouvernent afin de le remettre sur de bon rail et en finir avec la pétaudière gauchiste actuel qui n’a que trop durée.
Ces associations prendront conscience au fil du temps qu’elles devront mettre la main à la poche pour financer leurs propres médicaments. L’accumulation de déficits ne peut durer qu’un temps.
La Sécu n’a pas été créée pour rembourser des soins de confort ou de choix de vie. Il y a tant de gens qui ne peuvent par exemple se faire soigner les dents, pourtant essentielles.
Ce pays devient fou, attention au point de non-retour
Cela semble tellement évident mais pas pour nos politiques imbéciles ! Et pourtant , les Français sont capables encore de voter pour un E. Philippe, Attal, Retailleau etc… des macronistes avec à nouveau une même bande d’incapables ou pire un gauchiste (Mélenchon, Hollande, Glucksman….)
Nous avons les présidents qu’on mérite !
Hélas vous avez raison
Mangez de la purée et procurez-vous une loupe…
Entre l’AME et ça, on n’a plus à se poser de questions sur le pourquoi de notre santé qui chancelle. Il faut regarder plus loin et voir l’appel d’air que ça va provoquer dans le monde pour des transitions de genre ou tout simplement pour que les gens fassent de la chirurgie esthétique en prétextant une fausse transition de genre (refaire le nez, les yeux, les pommettes, le menton…). Hé oui, le sexe est enlevé à la fin du processus donc les gens peuvent faire comme ils le souhaitent toutes les procédures de chirurgie avant… La faille est ouverte!
Quand nos gouvernants veulent nous serrer la vis sur la qualité des soins et les dépenses de la sécu . Nous sommes juste bon a nous faire taxer sur nos salaires et retraites afin de payer des opérations pour faire plaisir a une certaine catégorie de personnes . Stop aux abus oui . Mais stop surtout a une aberration qui va détruire une génération. Dans 10 ans ils demanderont a faire marche arrière, mais un service 3 pièces ne se remplace pas
A
La médecine traditionnel est a la ramasse , des personnes renoncent a ce soigné faute de moyens financiers, de mutuel ; pendant ce temps les lobby LGBT+++ , Trans , obtiennent un remboursement pour le changement de genre a 100%. écœurant.
je n’arrive pas à comprendre que la sécu puisse financer ce truc, ce n’est pas une maladie, alors que dans le même temps les déremboursements, les participations forfaitaires explosent….
Si certains veulent se faire mettre la tuyauterie à l’envers, grand bien leur fasse, mais ça doit être avec LEUR argent
Leur argent, leur argent. Travaillent-ils au moins ? Et pour les mineurs, pas sûr que les parents veulent financer les travaux de plomberie.
Après c’est leur problème, les mineurs ont des parents, à eux de s’occuper de leurs problèmes de plomberie de ces gamins
HiHiHi. Comme dit la chanson : « Le travail c’est la santé, rien faire c’est la con-server » Que faites vous du « droit à la paresse »?…
Une honte les états d’âme de ces « chounettes »( mâles et femelles) quand tellement de français ne peuvent plus avoir l’essentiel des soins.
Changer de « genre » n est pas une maladie, c’est un choix ! La Sécurité sociale est suffisamment en déficit pour ne pas aller supporter ce genre de remboursement. C’est scandaleux !
Où va t on ? Ces gens sont libres de passer par là, c’est leur choix, avec un grand questionnement pour les mineurs, ce n’est que mon avis, mais ce n’est pas une maladie je le redis !
Et dire que l on n est pas totalement remboursé pour le dentiste, pour l ophtalmologue, pour l achat de lunettes et j en oublie !
Je suis entièrement d’accord avec vous, d’autant que les mineurs risquent de le regretter amèrement plus tard