Jérôme Rivière, député au Parlement européen, est actuellement aux États-Unis pour suivre l’élection présidentielle américaine. Selon lui, et contrairement à ce que l’on entend ici, en France, l’élection n’est pas perdue pour Donald Trump. L’ancien maire de New York, et par ailleurs avocat de Trump, Rudy Giuliani, que Jérôme Rivière a rencontré samedi, est « extrêmement optimiste » et quasi certain que le président sortant va l’emporter.

Vue de France, l’affaire semble pliée pour Donald Trump. En effet, d’après la plupart de nos confrères de la presse mainstream, le président sortant perdra vraisemblablement ces élections . Vous suivez cette au plus près, puisque vous êtes aux États-Unis. La situation semble-t-elle conforme à celle que présente la presse française ?

Pas du tout. Hier, j’étais avec Rudy Giuliani, ancien maire de New York, qui est aujourd’hui l’avocat du président des États-Unis. Il était extrêmement optimiste et quasi certain que, mardi soir, le président Trump gagnerait le vote électoral.
Deux choses sont très différentes. Le vote populaire. C’est-à-dire, arrive-t-il en tête du nombre d’électeurs aux États-Unis ? Ce qui est peu probable. Cela ne compte pas puisqu’aux États-Unis, ce qui compte, c’est le vote électoral. Il faut avoir suffisamment de grands électeurs – 270 – pour être élu. Cela respecte les États dans le cadre de ce compte-là. Il est quasiment assuré d’une victoire demain soir.

En quoi l’eurodéputé que vous êtes est intéressé par la campagne présidentielle américaine ? Pourquoi semblez-vous pour la réélection de Donald Trump ?

Cette élection est essentielle puisqu’il s’agit d’un changement de paradigme. C’est la même chose que ce que Marine Le Pen a défini depuis des années. C’est un combat entre les mondialistes et les patriotes. Aux États-Unis, vous avez Biden, le mondialiste. Ce dernier défend les mêmes politiques que celles de la Commission européenne, c’est-à-dire un immigrationnisme échevelé et l’absence de frontières. Face à Trump, qui mène des politiques que nous pourrions mener et que nous mêmes aurions en France. On parle de protection des emplois nationaux, plus précisément, un renouvellement du sentiment patriotique. C’est la protection des Américains d’abord, comme, en France, nous protégerons d’abord les Français.

Comment expliquer que la gauche tout entière, du cadre au plus petit militant, soutient , qui est l’incarnation de cette ultralibérale et capitaliste ?

Plus que de soutien à Joe Biden, ils ont une détestation profonde de Trump et de ce qu’il représente. Aux États-Unis, Donald Trump incarne l’Américain moyen. C’est quelque chose que l’élite autoproclamée ne supporte pas. La gauche qui s’est lancée dans un mouvement extrêmement immigrationniste n’aime pas, non plus, cette façon de devoir protéger l’ et les frontières de son pays. Il est logique qu’ils soient tous réunis derrière le candidat qui combat ce que le président Trump représente, même si M. Biden est quasiment sénile. Quand on l’entend s’exprimer, on comprend bien qu’il n’est qu’une marionnette derrière des intérêts. S’il était élu, on peut même s’inquiéter de savoir combien de temps il gouvernerait, avant que ce soit sa vice-présidente qui vienne le remplacer…

Le candidat démocrate est dans l’œil du cyclone. Une affaire Biden est en train d’exploser aux États-Unis. Elle ne vise pas spécifiquement Joe Biden mais plutôt par le truchement de son fils Hunter Biden. Cette affaire peut-elle être décisive dans le résultat final ?

Cela fait une quinzaine de jours que cette affaire est devenue considérable aux États-Unis. Le fils de M. Biden a une vie dépravée, mais indicible. Il conduit des affaires pour le compte de son père avec des millions et des millions de dollars, obtenus de façon probablement illégale dans des transactions réalisées avec la Chine, la Russie et avec de très nombreux pays. Le disque dur de l’ordinateur de ce garçon a été donné au FBI. Les Américains ont ouvert les yeux et sont particulièrement choqués. Des démocrates s’interrogent sur l’intégrité de leur candidat et de sa famille. Les répercussions ne sont pas terminées. L’élection de Donald Trump donnera lieu à la nomination d’un procureur spécial qui poursuivra cette famille qui mène une vie très particulière.

2 novembre 2020

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