Quand on voit les réactions indignées aux propos tenus, dimanche dernier, par le Premier ministre, on se dit que la paix sociale n’est pas pour demain… Pourtant, n’a fait qu’énoncer quelques vérités d’évidence : si nous voulons vaincre l’ qui nous menace, nous devons être fiers de nos racines et de notre Histoire.

Hélas, ça n’est pas l’orientation prise par nos belles consciences habitées par la repentance.

Devant les agressions qui se multiplient et la haine antifrançaise qui explose dans le monde arabe, il serait bon de faire front. Certes, c’est un peu tard, mais on peut toujours essayer…

Invité du journal de TF1, le Premier ministre est questionné : « Certains disent que notre État de droit laisse trop de liberté à ces gens qui nourrissent l’islamisme en France. Qu’est-ce que vous leur répondez ? »

Une évidence : « Ce combat est idéologique. Cet ennemi cherche d’abord à nous diviser en répandant la haine et la violence ; à rompre, à fracturer la communauté nationale. Et je veux ici dénoncer toutes les compromissions qu’il y eu pendant trop d’années, les justifications à cet islamisme radical ; nous devrions nous autoflageller, regretter la colonisation, je ne sais quoi encore… La première façon de gagner une guerre, c’est que la communauté nationale soit soudée, soit unie, soit fière de nos racines, de notre identité, de notre République, de notre liberté. C’est la première condition. »

La gauche morale est aussitôt montée au créneau. L’honneur des opprimés mériterait mieux, mais bon, on s’offre les figures qu’on peut. Le député européen de Place publique, Raphaël Glucksmann, dénonce : « Les temps sont trop graves pour ce genre de bouillie mentale au sommet de l’État. En liant la lutte vitale contre le fanatisme islamiste et le rejet de la critique de la colonisation, vous servez ceux que vous voulez combattre et sabotez ce que vous entendez défendre. »

Ce serait donc une erreur de communication, un propos regrettable propre à irriter les barbus qui brûlent l’effigie de Macron ou miment sa décapitation entre deux lapidations. C’est une façon d’analyser fort répandue, comme ces braves gens qui demandent aux femmes de se couvrir les bras ou de séparer les créneaux horaires dédiés à la piscine ou encore, dans les cantines, de supprimer définitivement le porc « si ça peut apaiser le climat ».

Championne de cette perversion mentale, la fondatrice d’Osez le féminisme !, Caroline De Haas, qui tweetait, dimanche soir : « “Jean Castex Le Pen : Nous devrions regretter la colonisation, je ne sais quoi encore…” Terrifiant. »

Première visée par les propos du Premier ministre, il est bon de rappeler ici ses faits d’armes. C’est elle, terrifiante en effet, qui, suite aux débats après les agressions du 1er janvier à Cologne, en 2016, lançait à ceux qui faisaient le lien avec l’arrivée massive des migrants : « Allez déverser votre merde raciste ailleurs. » Elle, aussi, qui, en mai 2017, proposait d’« élargir les trottoirs » pour régler le problème du harcèlement de rue dans le XVIIIe arrondissement de Paris. Elle, encore, qui est allée rechercher dans un fond de poubelle l’affaire Darmanin, classée sans suite. Qu’un politicien ait la bêtise de passer la nuit avec une call-girl déjà condamnée pour escroquerie est une chose, l’accuser de viol en est une autre.

Le Premier ministre a raison, mais c’est trop tard. Les chantres de la compromission idéologique ont labouré le terrain depuis tant d’années que la détestation de la France est aujourd’hui enracinée.

6 novembre 2020

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