Vous avez aimé l'autorisation de sortie dûment remplie de Christophe Castaner, ce printemps ? Vous voilà prêt pour devenir un inconditionnel du nouveau Premier ministre Jean Castex.

Mardi soir, en visite au CHU de Montpellier, il a commencé à montrer son vrai visage. Estimant que la « situation épidémiologique évolue dans le mauvais sens », il a révélé toute une série de nouvelles mesures, pardon, d'interdictions et d'obligations.

Décidées lors d'un Conseil national de défense en vidéoconférence avec Emmanuel Macron (je me demande quelle sera l'instance, le conseil, quand il y aura une guerre, mais c'est une autre histoire), ces mesures nous sont vendues - enfin, imposées - avec un gros brin de condescendance : nous nous sommes relâchés, nous sommes irresponsables. Sauf que les premiers à avoir « relâché » quelque chose sur le Covid-19, ce sont bien nos gouvernants. Voir le nouveau protocole très « relâché » pour la à l'Éducation nationale, qui a aboli la distanciation physique et la recommandation de rentrée en présentiel pour les universités. Consignes parues il y a moins d'une semaine.

Notre Premier ministre des territoires (pas perdus. Pour ceux-là, on imagine que c'est la jurisprudence rave-party ou Traoré qui s'appliquera...) a donc déclaré : « Je vais demander aux préfets de se rapprocher des élus locaux pour étendre le plus possible le port du masque dans les lieux publics. »

Autre mesure qui risque - espérons-le... - de faire réagir : l'interdiction d'événements rassemblant plus de 5.000 personnes est prolongée jusqu'au 30 octobre. Autrement dit : pas de sociale, pas de manif. Le Covid-19 est quand même bien utile. Finalement, la seule option risque d'être la manif démultipliée, décentralisée, façon ronds-points et gilets jaunes. Après tout, des manifestations de territoires, il devrait apprécier, notre Premier ministre des territoires.

Il paraît qu'il y aura quelques exceptions, mais limitées et accordées sous le contrôle vigilant des préfets chargés « du strict respect des consignes sanitaires », a précisé Jean Castex. On ne sait pas si c'est le préfet de la Lozère qui a été choisi pour coordonner le dispositif.

Mais surtout, les contrôles et les amendes à 135 euros pour défaut de port du masque vont être renforcés ! La phrase fatidique est tombée, faisant enter dans le club très envié des inventeurs de radars, de contrôles, de taxes : « Nous allons intensifier les contrôles. » Chaque préfet devra élaborer « un plan de contrôles ciblé dans son département ».

Inutile de préciser que, pour les victimes quotidiennes des racailles (actuellement plus nombreuses que les morts du Covid-19...), aucun plan, aucun contrôle « ciblé », aucun conseil de défense, aucune déclaration martiale n'est à l'étude.

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12 août 2020

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