Selon que vous serez de gauche ou de droite, les jugements de cour vous rendront innocent ou coupable. La liberté d’expression serait légitime pour Danièle Obono, même si elle crache sur la France, mais pas pour les « fascistes ». Il serait temps de dire enfin la sur l’histoire du fascisme.

Le terme « fascisme » vient de l’italien fascio, « faisceau ». Le régime politique fasciste a été créé par un socialiste, fils de socialiste, prénommé Benito par son père, en hommage au révolutionnaire mexicain Benito Juárez.

Benito Mussolini, militant à la gauche du Parti socialiste italien, partageait les vues du syndicalisme révolutionnaire. Ses pires ennemis étaient, au départ, les réactionnaires et les conservateurs. Cela ne s’invente pas ! Donc, attention aux socialistes ! Qu’ils s’appellent Benito, Adolf ou Fidel, dès qu’ils ont le pouvoir, ils deviennent des dictateurs.

Mais alors, par quel tour de passe-passe des journalistes de Libération et du Monde, sans aucune gêne, sont-ils parvenus à classer, dans leur livre La Fachosphère, l’extrême droite et les divers droite et même les juifs Finkielkraut et Zemmour et, tant qu’on y est, les cathos tradis et les monarchistes ? Bref, la panoplie du « mur des cons » !

Staline avait déjà trouvé le stratagème. Par la propagande. Il suffisait de répéter inlassablement, de marteler partout en Europe « Celui qui est anticommuniste est un fasciste ». Et ça a marché. Cela marchait encore après la dernière guerre. Les vedettes de la littérature, Sartre et Beauvoir, persistaient : « Tout anticommuniste est un chien. » Avant de se rétracter, dix ans plus tard, quand ils ont enfin admis l’horreur soviétique.

Le philosophe et académicien Jean-François Revel démontrait parfaitement comment « le communisme, c’est le nazisme, le mensonge en plus ». Pour beaucoup d’historiens et d’écrivains (cf J. Sévillia, E. Valdman), les deux barbaries totalitaires du xxe siècle ont découlé naturellement des Lumières et du rejet de l’existence de Dieu au nom de la raison… À ce titre, les dictateurs se sont tout permis. Plus de morale, plus de compte à rendre à Dieu. Dans l’idéologie révolutionnaire, n’oublions pas que le mensonge est un principe.

Depuis 2000 ans, de Néron à Staline, de Robespierre à Mao, Lénine, Hitler, Mussolini, Pol Pot, etc., les tyrans ont en commun le matérialisme, l’athéisme et l’usage de la violence jusqu’à l’extermination des opposants.

Même s’ils n’osent plus se dire communistes aujourd’hui, 90 % des journalistes français sont issus d’écoles de journalisme de gauche (à quand une réforme ?). Cela viendrait du programme communiste (Langevin-Wallon) élaboré par le ministère de l’Éducation nationale après la guerre et jamais remis en cause depuis. Les grands médias ont gardé cette fâcheuse tendance à ranger à l’extrême droite ceux qui ne pensent pas comme eux et qu’ils voudraient faire interdire. Car c’est le camp du mal, bien sûr !

Il y a encore mieux, dans la tromperie. Les millions de consciences qui osent encore s’opposer au mariage pour tous, à la PMA ou à la GPA (sans pour autant blâmer ou condamner leurs adversaires) sont considérées comme fascistes par l’autoproclamé camp du bien, évidemment !

Et si, là encore, la vérité était inverse ? Qui sait que l’eugénisme nazi était capable de toutes les manipulations génétiques pour obtenir une race parfaite. L’indignation du général de Gaulle fut immense lorsqu’il apprit qu’Hitler programmait la disparition des handicapés : « des vies sans valeur ».

Idem, en voyage en Russie soviétique, Yvonne de Gaulle, ayant un enfant trisomique, aurait bien aimé visiter un centre de personnes handicapées, mais il n’y en avait pas !*

Face au progressisme actuel et aux nouvelles lois dites hypocritement « de bioéthique » (cherchez le bio, cherchez l’éthique) et votées pendant l’été, le Général doit se retourner dans sa tombe. Les menteurs oseraient-ils classer aussi le grand vainqueur du nazisme dans la « fachosphère » ?

Valeurs actuelles n’a peut-être qu’un seul tort : avoir cru pouvoir jouer impunément avec le diable. La classe politico-médiatique n’a pas supporté !

* Voir le document d’archives de l’INA, « Handicapés en URSS ».

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