Inutile, coûteux, l’éolien n’aime pas non plus la chaleur

Lors des vagues de chaleur, la production électrique d’une éolienne dégringole, la rendant totalement inutile.
Photo de Ahmet Kurt: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/paysage-nature-soleil-couchant-coucher-de-soleil-19191619/
Photo de Ahmet Kurt: https://www.pexels.com/fr-fr/photo/paysage-nature-soleil-couchant-coucher-de-soleil-19191619/

La dernière vague de chaleur, qu’il est politiquement correct de nommer canicule, nous a confirmé ce que les précédentes nous avaient enseigné : les éoliennes n’aiment pas plus le chaud que le froid.

L’éolien n’aime pas la chaleur

Durant l’été 2020, déjà, le peu de souplesse de cette énergie non pilotable avait interpellé jusqu’à nos confrères pourtant les mieux disposés à l’égard de l’écologie punitive. « Lors de la canicule, elles ont couvert moins de 2 % des besoins en journée », se lamentait, à l'époque, La Croix, constatant par ailleurs que le « soutien public aux éoliennes » devait se monter aux alentours de deux milliards d’euros, cette année-là. À ce prix, ces « ventilateurs géants » pourraient tout de même faire un effort… Mais les chiffres sont sans cœur : lors de la vague de chaleur du 6 au 13 août 2020, les éoliennes « n’ont produit, en moyenne, que 1 à 2 % environ de l’électricité consommée durant la journée, c’est-à-dire quand la demande est la plus forte, en raison de la climatisation ». Car l’éolien n’aime pas non plus la climatisation. Un même décrochage de l’éolien a été constaté en 2025, et aujourd'hui, les données du problème n’ont guère changé. Monique Barbut, ministre de la Transition écologique, nous a clairement signifié sa détestation de la climatisation, en totale cohérence, d’ailleurs, avec sa conception très stricte de l’écologie punitive.

Mais nos éoliennes n’ont guère fait plus d’effort pour autant, dès que le thermomètre s’est aventuré au-delà des 35 °C. Mercredi 24 juin 2026, donc au beau milieu de la dernière vague de chaleur en date, la part de l’éolien dans la production électrique française a péniblement atteint 1 %, quelques brises tardives lui permettant de se hisser, durant un très court moment, à près de 8 % en fin de soirée.

L’éolien fait grimper les prix

On touche là la première cause (et de loin) de l’inefficacité chronique de l’éolien dès que l’on s’éloigne de la fourchette moyenne annuelle située entre 5 °C et 25 °C : le manque de vent. Les quelques toutes petites rafales (15 km/heure) qui ont été constatées lors du dernier épisode étaient évidemment loin d’y suffire : l’encéphalogramme éolien est resté désespérément plat. Sur la semaine complète (du 21 au 27 juin, donc), la part de l’éolien dans le mix énergétique français n’a pas dépassé 5,5 %.

Mais ce qui est intéressant à constater, c’est que la chute de production éolienne a eu des impacts bien différents sur le prix de l’électricité selon les pays. En Allemagne, où l’éolien est omniprésent, le média spécialisé energynews note qu’il a fallu anticiper par de l’importation d’électricité, et surtout par un « recours accru aux centrales à gaz et à charbon pour compenser ce déficit d'offre renouvelable ».

Or, en dehors du fait que le recours forcé au charbon est quelque peu en contradiction avec les objectifs environnementaux qui étaient supposés justifier le choix de l’éolien, ce choix a eu pour conséquence une envolée du prix de l’électricité sur le marché allemand, en cette fin juin : +29 %, excusez du peu.

Sur la même période, la France n’a pas connu ces déboires. Pas de pénurie d’électricité : elle est même restée exportatrice. Et le prix de l’électricité y est resté l’un des moins chers d’Europe : 115,76 euros/MWh, contre 137,13 euros en Allemagne. La raison en est simple : pour l’instant, la part des énergies intermittentes dans notre production totale reste contenue.

Danger de surchauffe

Voilà qui engage à observer avec attention le comportement de nos parcs éoliens dès que la température monte. Car au-delà du manque de vent que l’on constate, la chaleur forte peut aussi être cause de panne. Cette raison fait d'ailleurs partie des principales causes de pannes officiellement répertoriées. Nos parcs éoliens sont conçus pour fonctionner normalement jusqu’à des températures extérieures avoisinant les 35 °C. Au-delà, les systèmes de refroidissement de la nacelle, dont la ventilation d’évacuation de la chaleur, peuvent s’avérer insuffisants à maintenir une température interne acceptable. Une double sécurité est alors prévue. Dans un premier temps, des capteurs préviennent l’ordinateur de l’éolienne, qui déclenche alors un bridage thermique qui réduit automatiquement la puissance de l’éolienne. Si la mesure est insuffisante, l’éolienne passe automatiquement en sécurité avec un arrêt total de son fonctionnement.

Précisons ici que si plusieurs réacteurs nucléaires peuvent être mis au ralenti ou arrêtés durant les vagues de chaleur, la raison n’a rien à voir avec la sécurité des centrales (qui supportent très bien les pics de température), mais avec un principe de précaution environnemental : il s’agit d’éviter le rejet, dans les fleuves et rivières, d’une eau trop chaude qui pourrait nuire à la reproduction des poissons et favoriser le développement des algues vertes. Ajoutons que ces arrêts n’occasionnent aucune pénurie d’électricité dans le pays.

Des « énergies intermittentes instables et aléatoires »

En période estivale, l’éolien montre donc, là encore, des limites et défauts problématiques, et le développement des parcs prévu par le dernier plan de programmation de l’énergie (PPE3) ne peut qu’interroger sur le bien-fondé des choix stratégiques actuels de la France. Interrogé par BV, le spécialiste de l’énergie Fabien Bouglé (Transitions & Énergies) se montre inquiet sur la montée en puissance des énergies intermittentes : « Nous avons des capacités solaires qui sont considérables et qui fonctionnent considérablement en déstabilisant le réseau des énergies stables, comme l'hydroélectricité et le nucléaire. » Mais, comme nous venons de le constater avec cette nouvelle vague de chaleur, « nous avons aussi de l'éolien qui ne produit pas au moment où nous en avons besoin, ou qui produit trop, au moment où nous n'en avons pas besoin ». Selon lui, « ces énergies intermittentes sont à la fois instables et aléatoires ». Et, de ce fait, « elles montrent leurs limites, je dirais, non pas politiques, mais leurs limites physiques ». À se demander si ce ne sont pas plutôt nos politiques qui montrent leurs limites...

Vos commentaires

59 commentaires

  1. Les premières éoliennes installées sur le plateau d’Ally doivent être modernisées et 20 doivent être abattues car trop près des maisons … quid du recyclage des pales en carbone , des ides en acier et des dizaines de tonnes d’acier et des centaines de tonnes de béton coulées ??

  2. Effectivement le photovoltaïque baisse de rendement lorsqu’il y a trop de soleil.
    Le débit des fleuves diminue impactant les centrales nucléaires.
    Le niveau des barrages baisse de façon catastrophique faute de pluie.
    Deux solutions :
    – Implanter les centrales au bord de la mer (Gravelines).
    – Stocker l’énergie excédentaire en période faste sous forme de dihydrogène par électrolyse de l’eau. Le dioxygène produit serait alors rejeté dans l’atmosphère mais je crains que les écolos n’y trouvent à redire.
    2H2O -> 2 H2 + O2

  3. Regardez sur YouTube la courte vidéo de Jancovicci intitulée
    Le paradoxe de l’énergie éolienne
    Et vous allez vite comprendre que c’est juste une fumisterie

  4. Une nouvelle étude démontre la nocivité des éoliennes marines , pour la faune , et l’écoulement des marées.
    Sans compter , la pollution du socle en béton qui représente une masse d’un blockhaus.

    • 50 000 T de béton à la base de chaque éolienne en mer .., si ça c’est pas écologique !!! ?????????? Rappelez-moi comment on fabrique du béton ??!!!!!!!

  5. L’idéologie verte n’a pas de limite en bêtise, le dogme est plus fort que la raison.
    Les décisions d’EDF pourraient être prise par l’état en effet l' »ETAT EST PROPRIETAIRE A 100 % D’EDF, plus aucune action privée

  6. Je pense qu’il est clair maintenant que les énergies alternatives sont de dispendieuses mouches du coche qui compliquent la production d’électricité en France, la rendent plus chère et n’apportent aucun progrès pour la limitation du CO2, au contraire. Au départ de Macron, un grand coup de balai est nécessaire au niveau des décideurs de la transition soi-disant écologique.

    • Le co2 est indispensable a la photosynthèse et vous en expirez toutes les minutes, comme tous les mammifères

  7. Un peu de rigueur journalistique aurait permis d’aussi présenter la situation du photovoltaïque.

    L’énergie intermittente est certes un gag mais ce n’est pas une raison pour frôler la malhonnêteté.

  8. Quand allez-vous cesser de considérer Monsieur Fabien BOUGLÉ comme le « Spécialiste » de l’énergie…? Maintenant en France on peut être « SPÉCIALISTE » de l’énergie avec une Licence d’Histoire de l’Art…! C’est nouveau…! On peut être « SPÉCIALISTE » de l’énergie et Conseiller Municipal de Versailles et alerter ses concitoyens sur l’implantation d’éoliennes sur le Grand Canal du Château de Versailles …! Quand on connait le « Locataire » du Pavillon de la Lanterne… C’est du « N’importe Quoi »…, c’est Guignol…! On voudrait connaitre l’avis de « VRAIS » experts…! Merci…

  9. Il suffirait de mettre des personnalités politiques devant les éoliennes, ces gens brassent tellement d’air qu’on produirait assez de courant pour alimenter la planète !
    Bon, moi je plaisante mais les allemands sont quand même très forts, d’un côté ils construisent ces monuments divinement laïcs et inutiles à coups de centaines de millions d’euros pour lutter contre la pollution mais il faut justifier ces dépenses donc, ils remettent en marche les centrales à charbon pour rajouter de la pollution et ainsi offrir aux industriels des raisons de construire de nouvelles éoliennes, sachant que chaque éolienne permet aux élus européens dirigés par les allemands de toucher des dessous de table mais que les industriels eux sont payés par les impôts des idiots que nous sommes, c’est une pompe à fric, ils captent l’argent de ceux qui bouffent des pâtes à partir du 15 du mois pour qu’eux puissent se nourrir de caviar, de homard, le tout arrosé par les vins les plus chers dans leurs villas climatisées.

    Moralité, si vous ne savez rien faire, que vous êtes feignants mais que vous voulez être riches … Faites de la politique.

  10. « ces énergies intermittentes sont à la fois instables et aléatoires ». Et de ce fait, « elles montrent leurs limites, je dirais, non pas politiques, mais leurs limites physiques ». À se demander si ce ne sont pas plutôt nos politiques qui montrent leurs limites… »
    la plus grosse escroquerie des prétendus « écolos » est dans cette conclusion ! …
    macron a fracassé « l’Energie nucléaire industrielle » avec l’affaire ALSTOM ! … le principe de ruissèlement a été augmenté en termes de fracas avec l’obligation faite par cette « fameuse » PPE dictée par l’UE pilotée en totale idéologie ANTI France économie de l’ALLEMAGNE …
    FREXIT … Suppression du projet « PPE » … Arrêt total des projets d’implantation des « machins » nocifs pour la NATURE et en même temps nocifs pour nos factures « Energie » ! …
    SI au départ le vrai qualificaf avait été utilisé pour les éoliennes alors peut-être que quelques personnes auraient refusé leurs implantation ! …
    Eolienne = énergie intermittente à la fois instable et aléatoire …
    Efficience équivalente à la caste politique « en marche » = moins de 20 % ! …
    Comme les coucous poly-tocards « en charge » de la FRANCE depuis Pompidou ! … Pas étonnant que la FRANCE soit en récession ! …

  11. Un scandale financier d’état voulu par les centro-islamo-gauchistes! Quand on prend n’importe qui pour décider, on a du n’importe quoi.

  12. qu’on arrête la construction de ces moulins à vent qui obligent de bétonner des sites et enlaidissent le paysage.

  13. pensez donc un peu que l’état français est incapable de vous dire ce que coute l’éolien et ce que ça rapporte ? les contrats avec les agriculteurs sont abominables et le recyclage des pâles est tout simplement hors sujet… etc etc!

  14. VRAI ! Non seulement, ces moulins à vent, ne servent à rien ! Mais en +, le solaire, via les panneaux photovoltaïque, ont une baisse de rendement quand, il y a trop de soleil ! Il y a une surchauffe atmosphérique à leur verticale (Orage ??) mais en +, cela fait disjoncter le réseau électrique. Depuis le 11/06, 47 hectares de panneaux, juste au nord de chez moi, résultat, le réseau saute 2x / jour. On va aller vers un sacré bordel quand la PPE3, sera bien installé, comme en Espagne en 2024 !

    • Et encore, vous êtes sympa car vous omettez de dire que les études concernant le réchauffement de l’air au dessus de ces « fermes photovoltaïque » sont soigneusement cachées au public.

  15. Merci aux écolos lfistes pour avoir défigurée notre France avec un pognon de dingue qui ne sert à rien !!!!
    Au lieu de mettre la clime dans les hôpitaux, les Ehpad et l’école ( des petits aux grands ), non ! On préfère polluer pour RIEN et dépenser NOTRE ARGENT pour rien !!! Bon, maintenant, yen a marre !!!
    Va falloir dépenser du fric pour virer toutes ces horreurs d’éoliennes qui ne servent à rien enfin…si un patriote gagne la présidentielle car les juges rouges commencent déjà à se mettre au boulot contre Jordan Bardella !!!!

    • la plus « grosse erreur » a été d’implanter les éoliennes en pleine campagne ! …
      Les éoliennes en façade des EPADH , des écoles et des hôpitaux auraient été doublement « efficaces » :
      fabriquer de l’électricité et « ventiler à grande échelle » ! …
      Vraiment « faux tout leurs souffler ce qu’il faut faire » à nos coucous poly-tocards ! …
      Autre « utilisation potentielle » pour les « quartiers sensibles » : « Grande roue » ! …
      Les éoliennes devenues « couteau suisse » pour combattre l’oisiveté des « chances pour la France » ! …

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