Immigration : la révolte d’en bas

Dure journée, hier en Italie, pour la machinerie immigrationiste.

Depuis plusieurs semaines déjà, les habitants du quartier de Rome Casale San Nicola, secondés par les militants de CasaPound, se sont mobilisés contre la transformation d’une ancienne école en centre d’accueil pour immigrés. Et le 17 juillet, à l’annonce de l’arrivée imminente de ces derniers, les citoyens se sont réunis en sit-in pacifique pour bloquer le convoi. Un pacifisme mis à dure épreuve par les provocations des immigrés qui, à l’intérieur du bus, faisaient le doigt d’honneur aux citadins et les filmaient avec leur smartphone, et par l’ordre de la préfecture de faire passer le bus coûte que coûte. La police italienne, obéissante et n’ayant que faire des raisons du peuple (le sien, il faut le lui rappeler), a alors chargé la foule. Mamies en pleurs, femmes allongées sur le sol, petits vieux les bras haussés vers le ciel, rien n’y a fait : les manifestants ont été violemment dégagés. Les forces de l’ordre regagneront néanmoins la caserne avec quatorze de leurs membres blessés lors des heurts avec les plus jeunes et les militants de CasaPound. Parce que, comme ils le disent “certains Italiens ne se rendent pas”.

Entre-temps, mais avec une fin plus productive pour les revendications des habitants de Quinto di Treviso, dans le nord de la péninsule, une centaine de clandestins étaient transférés dans une caserne inutilisée. Les protestations avaient commencé quand la préfecture les logea… dans les appartements encore vides d’une petite résidence. N’est-ce pas là hasardeux que de placer cent clandestins – qui, pour la plupart, refusent de donner leur identité, de laisser leurs empreintes digitales – au milieu des familles ? Des familles qui observent à la télévision presque quotidiennement la dégradation et l’insécurité liées à l’afflux des migrants. À Rome, les femmes conducteurs de bus sont victimes de fréquentes agressions de la part de “réfugiés” ; à Eraclea Mare, petite localité balnéaire de Vénétie, une rixe entre immigrés tourne à l’émeute au milieu des touristes terrifiés ; à Bresso, ils se révoltent parce qu’exigeant des menus plus variés ; en Calabre, le Wi-Fi et de l’argent ; en Sardaigne, parce qu’ils se trouvent trop isolés, etc. Devant cet inadmissible spectacle, les résidents de Quinto ont choisi de se défendre, pour élever leurs enfants dans un environnement sûr, au milieu de leurs gens qui, comme eux, ont acquis une maison à la sueur de leur front.

Ces citoyens se sont ainsi insurgés contre la mort programmée, sinon de leur peuple, au moins de leur quartier. Il est vrai que cela ne changera rien au problème. Les clandestins seront seulement déplacés, et il est vrai aussi que ces Italiens se sont révoltés car personnellement touchés. Mais n’est-ce pas là, au niveau local, le seul échelon où il est encore possible d’avoir une incidence sur les choses ? Il n’y aura de démocratie qu’à partir d’en bas.

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