Selon 1, le ministre de l’Intérieur a annoncé son intention de dissoudre Nawa, un « centre d’études orientales et de traduction » qui cacherait, en réalité, une maison d’édition basée en Ariège spécialisée dans la publication et la diffusion d’ouvrages faisant la promotion du djihad.

Le ministre a ainsi envoyé un courrier aux éditeurs leur expliquant les raisons de sa décision, s’appuyant sur deux arguments. Tout d’abord, l’incitation à la haine et à la discrimination… Dans un document consulté par 1, écrit, au sujet d’un livre signé par le vice-président de Nawa : « Cet ouvrage légitime le recours à la lapidation en cas de rapports homosexuels. » Une lapidation aussi recommandée « pour les femmes adultères ». D’autres publications traduites par Sami Mlaiki, le président de l’association en personne, défendent carrément « la mise à ainsi que les violences envers des personnes refusant de prier et de se repentir ». Dans le même registre, le ministre de l’Intérieur évoque la publication de livres antisémites, incitant au meurtre et à l’extermination des juifs.

Proches du CCIF

Le président de l’association, Sami Mlaiki, considère que « mourir en martyr » est un « devoir de musulman » et légitime la création « d’un État islamique ».

Selon le ministère de l’Intérieur, Sami Mlaiki vénérerait les frères Merah, Fabien Clain, Sabri Essid et Thomas Barnoin. Les Éditions Nawa sont, en outre, proches du CCIF et de BarakaCity, deux associations dissoutes il y a plusieurs mois et dont la dissolution avait outré une partie de la gauche…

20 septembre 2021

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