Invité de l'émission « Sept à huit », le dimanche 5 novembre sur TF1, le ministre de l'Éducation nationale Gabriel Attal a révélé avoir été victime de harcèlement lorsqu'il était collégien à l'École alsacienne de Paris, visant un homme sans le nommer. L'avocat et militant de gauche Juan Branco a aussitôt réagi sur X, écrivant qu'il était la personne incriminée.

« Cela a été très violent »

Lors de l'interview, Gabriel Attal a raconté comment un élève de son collège le harcelait. « J'étais à la fin du collège, j'avais 14-15 ans, raconte le responsable politique. C'était un élève de l'établissement qui avait ouvert ce site sur lequel il fallait mettre des commentaires sur le physique des élèves. À cette occasion, j'ai vécu un déferlement d'insultes et d'injures. Cela a duré plusieurs mois et cela a été très violent », a expliqué Gabriel Attal à la journaliste Audrey Crespo-Mara.

Sur le blog, il est traité de « pédale, tafiole, tarlouze ». Et Gabriel Attal de poursuivre ses confidences : « Je pense que c'était sur une orientation sexuelle supposée à l'époque, parce que je n'en parlais pas. »

L'avocat Juan Branco accusé

Gabriel Attal affirme ensuite que son harceleur avait sorti un livre, faisant référence à l'avocat franco-espagnol Juan Branco, auteur du pamphlet anti-Macronie Crépuscule (Éd. Diable Vauvert), dans lequel il dévoile notamment l'homosexualité de Gabriel Attal.

Sur X, Juan Branco explique qu'il a vu dans les propos du ministre « une opération de victimisation ». Gabriel Attal voudrait, selon lui, « donner un vernis de légitimité à son plan de communication sur le harcèlement ».
Dans un long texte, Juan Branco accuse ainsi Gabriel Attal d'avoir été lui-même harceleur :

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06 novembre 2023 à 16:56

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