Les députés européens du camp socialiste n’ont rien trouvé de mieux que de réclamer la démission du Français Fabrice Leggeri, directeur de l’agence de protection des frontières de l’Europe, Frontex !

Motif : Frontex aurait participé à des opérations de refoulement de migrants et de demandeurs d’asile politique traversant la mer Égée depuis la Turquie pour tenter d’entrer illégalement en Grèce.

Frontex est l’Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes, créée en 2004 pour aider les États membres de l’Union européenne et les pays associés à l’espace Schengen à protéger les frontières extérieures de l’espace de libre circulation de l’Union européenne. En 2016, l’Agence a vu son mandat élargi et renforcé pour devenir l’Agence européenne de gardes-frontières et de gardes-côtes. Outre le contrôle des migrations, elle s’est vue attribuer un rôle de gestion des frontières et une responsabilité accrue dans la lutte contre la criminalité transfrontalière. Frontex est désormais reconnue comme étant l’une des pierres angulaires de l’espace de liberté, de sécurité et de justice de l’Union européenne. De même, les opérations de recherche et de sauvetage ont été officiellement intégrées à son mandat chaque fois que des situations de ce type surviennent dans le cadre de la surveillance des frontières maritimes.

À en croire ces députés socialistes européens, Frontex devrait donc accepter que des étrangers tentent d’accoster en toute illégalité sur un territoire de l’Union européenne, qui plus est en provenance de Turquie, et donc ne pas remplir la mission qui est sa raison même d’exister. Depuis le 18 mars 2016, Union européenne et Turquie sont liées par un accord migratoire, Ankara s’étant engagée à exercer des contrôles plus stricts à ses frontières pour juguler l’immigration illégale en coopération avec Frontex, ainsi qu’à accueillir tous les migrants illégaux venus de son territoire et arrêtés en Grèce. En contrepartie, l’Union européenne a puisé six milliards d’euros dans les impôts des Européens pour financer l’accueil et l’accompagnement des réfugiés sur le sol turc. Une somme non négligeable généreusement offerte aux Turcs. Une dépense qui aurait été certainement mieux employée en renforçant les frontières de l’espace Schengen et en dotant l’agence Frontex de plus de moyens humains et matériels pour s’acquitter de sa mission.

Accueillir les vrais demandeurs d’asile est normal dans la mesure où ils sont en danger dans leur pays. Mais il existe, à travers le monde, des ambassades et des consulats prêts à renseigner de telles demandes et les transmettre à qui de droit dans les pays où ces personnes souhaitent s’exiler.

Par ailleurs, doit-on accepter qu’une immigration sauvage, incontrôlée, débarque en toute impunité sur le territoire européen, notamment dans une période où une grande partie de la population est confinée du fait de l’importance du risque sanitaire que les gouvernements ne cessent de nous rabâcher ?

5 décembre 2020

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