Faute de personnel, des bénévoles pour accueillir les patients au CHU de Bordeaux

Selon Gilbert Mouden, infirmier anesthésiste et représentant du personnel SUD Santé Sociaux, qui s'exprimait au micro de France Info, ce mardi 17 mai, aux urgences du CHU de Bordeaux, les patients seront désormais « accueillis par deux bénévoles de la Protection civile » et « un agent de sûreté ». Un « fonctionnement en mode dégradé » décidé par l'hôpital par manque de personnel soignant.

Fonctionnement en mode dégradé

Un premier test sera réalisé, ce mercredi, de 17 à 22 heures : les patients seront accueillis par deux bénévoles de la Protection civile accompagnés d'un agent de sûreté « parce qu'il y aura des situations assez tendues », précise Gilbert Mouden, qui ajoute : « À partir de 22 heures, le système est encore plus dégradé parce que les portes des urgences adultes seront fermées pour ces personnes-là. Et ils trouveront face à eux un interphone qui les mettra en relation avec le médecin régulateur du 15. »

Faute de personnel

L'infirmier précise qu'« environ 40 % des médecins urgentistes qui sont sur le départ ou en arrêt de travail en lien avec des burn out ». En cause : « les organisations de travail où on fait travailler des gens à plein régime sur des gardes de 12 heures, voire même de 24 heures pour certains médecins » et qui « les amène à l'épuisement et au départ ».

Les urgences pédiatriques n'échappent pas à la règle : ce week-end, par exemple, « il y avait de jeunes enfants qui sont restés plus de 12 heures à attendre parce qu’il n'y avait qu'un interne de chirurgie pour les prendre en charge ».

Pour Gilbert Mouden, malgré les signaux d'alertes envoyés par « l'ensemble des professionnels médecins, paramédicaux, infirmiers ou aides-soignants », on a épuisé totalement un système d'urgence. Il souhaite « beaucoup de courage » aux bénévoles.

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