Europe : vers l’émergence d’une « Internationale remigratoire » ?

Les sondages le confirment : l’Europe se dirige vers un durcissement inédit des politiques migratoires.
Capture d'écran
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Assisterait-on au réveil des nations européennes ? Après des décennies marquées par une approche aussi naïve qu’irresponsable de l’immigration, un nombre croissant de citoyens et de gouvernements européens réclament un changement radical de cap. Partout sur le continent, le débat se déplace vers la maîtrise des frontières, la priorité donnée au respect des mœurs locales et, surtout, l'exécution la plus efficace possible des mesures d’éloignement. Cette émergence d'une « Internationale pro-remigration » traduit une volonté grandissante des populations autochtones de reprendre en main leur destin.

Danemark, le laboratoire européen

Au Danemark, la demande de fermeté migratoire apparaît largement majoritaire, dans l’opinion. Un sondage réalisé en 2026 indique que 67 % des Danois sont favorables à l’expulsion d’étrangers criminels, même lorsque cela pourrait contrevenir aux sacro-saintes conventions internationales. Le pays est devenu un pionnier des politiques de retour volontaire, avec des aides financières pouvant atteindre plusieurs dizaines de milliers d’euros pour encourager les migrants à rentrer chez eux. Le gouvernement de Mette Frederiksen, pourtant social-démocrate, a également renforcé les expulsions de délinquants étrangers, les contrôles des personnes en situation irrégulière et les coopérations avec les pays d’origine.

Longtemps symbole de la dérives des politiques d’asile, la Suède a opéré un net changement de cap, ces dernières années. Selon un sondage réalisé en 2022, 77 % des Suédois sont désormais favorables à l’expulsion systématique des étrangers ayant commis des crimes. Et depuis l’arrivée au pouvoir d’une coalition de droite soutenue par les Démocrates de Suède, Stockholm s’est inspiré du modèle danois en augmentant fortement les aides au retour volontaire.

Les succès du modèle italien

En Italie, la demande de contrôle migratoire progresse également, dans l’opinion. Selon un sondage Euromedia Research, 73 % des Italiens estiment que les migrants en situation irrégulière devraient être renvoyés dans leur pays d’origine. De quoi donner les coudées franches au gouvernement de Giorgia Meloni, dont les premières mesures reflètent ces aspirations populaires : accélération de l’examen des demandes d’asile provenant de pays considérés comme sûrs, renforcement des accords de réadmission et création de centres en Albanie destinés aux expulsions des indésirables. En conséquence, les débarquements ont diminué de 60 %, pour s’établir à 65.000 en 2024, contre 130.000 l’année précédente.

Même aspiration émancipatrice en Allemagne, où le rejet de l’immigration incontrôlée ne cesse de prendre de l’ampleur. Selon un sondage pour l’agence IDEA, 80 % des Allemands souhaitent une expulsion plus systématique des étrangers délinquants. Mais l’AfD, seul parti à défendre une politique franche de remigration, reste violemment dénigrée dans les médias. À croire que l’expulsion des délinquants et des clandestins serait un marqueur « néonazi »

Le lent réveil des Français

La situation n’est guère moins ubuesque, en France. En dépit des innombrables travaux prouvant le lien entre immigration et insécurité, la moindre mesure d’éloignement du territoire se voit immédiatement conspuée par le système politico-médiatique et associée à une politique d’extrême droite nauséabonde. On pourrait évoquer les déclarations récentes d'Emmanuel Macron après l'adoption, par le Parlement européen, du règlement « retour » : « Ce n’est pas notre Europe »... Ce réflexe pavlovien apparaît de plus en plus en décalage avec la volonté du peuple français : selon une toute récente enquête CSA pour CNews, Europe 1 et le JDD, 83 % des Français se déclarent favorables au renvoi de certaines catégories d’étrangers présents sur le territoire, notamment les délinquants, les criminels ou les personnes en situation de chômage de longue durée. Ce n’est plus seulement l’arrêt des flux entrants qui est demandé, c’est l’accélération de l’immigration dite « négative ». Une aspiration qui sonne le glas de près de 40 ans de propagande immigrationniste.

Ainsi, d’un pays d’Europe à l’autre, les modalités diffèrent, mais une même tendance émerge : la demande de fin d’une immigration vécue de plus en plus comme une invasion, voire un processus de colonisation. Il appartient désormais aux peuples de porter au pouvoir des gouvernements nationaux et des représentants européens qui sauront répondre à leur demande.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 13/07/2026 à 12:08.

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Jean Kast
Journaliste indépendant, culture et société

Vos commentaires

47 commentaires

  1. Ce n’est pas notre Europe…
    Comment ça « notre » alors qu’on a voté contre notamment pour cette raison !
    Nous avons voté contre cette Europe-là, l’Europe confédérale qui abandonne tout pouvoir à une élite non élue.
    Alors ici où là, les nations, dépossédées, se reconstituent, une nouvelle ère démocratique s’ouvre dans le goulag Européen.

  2. Et oui, grace à M. ZEMMOUR, on «  »commence » » » à parler de remigration, cela fait des années, qu »il en parle dans ses livres, et lors de ses passages à la tv. C’est fou le temp que l’on peut perdre à bavader pour ne rien dire, cela aurait été plus facile, si certains avaient pris conscience comme M. ZEMMOUR il y a seulement 15a ns…En 2027 refléchissez bien seul Reconquète est au top sur la gestion de notre pays . Et sachez qu’Il n’est JAMAIS trop tard pour bien faire.

  3. « En conséquence, les débarquements ont diminué de 60 %, pour s’établir à 65 000 en 2024, contre 130 000 l’année précédente. »
    L’article est très intéressant, mais faut mieux compter…

  4. MACRON nuisible jusqu’ la dernière minute de son 2ème mandat, je crains le 14 juillet avec la connivence avec l’Allemagne et l’OTAN

  5. Un durcissement aura le même effet qu’un pansement sur une jambe de bois. Ce ne sont que des paroles en l’air. Concrètement et en toute honnêteté, il est impossible, dans les circonstances actuelles, de procéder à des retours ! Je parle ici d’un rapatriement massif, pas seulement de quelques demandeurs d’asile qui se trouvent encore à l’aéroport… Donc : des mesures, oui, mais coordonnées et énergiques, avec un programme clair, vérifiable et public.

  6. Comme vous avez raison, et je rajouterais les étrangers (ou d’origine) qui ne s’élèvent pas contre les racailles !

  7. Ah! et qu’en dit le RN ] pour la France..jusqu’a présent MLP se prononçait contre la « remigration « …

    • Ray1349, Je pense qu’elle n’a pas encore compris les enjeux , il faut qu’elle réflechisse un peu avant de s’esprimer sur ce sujet brulant..

      • Sur que pour réfléchir avant de parler elle aurait des efforts a faire..sauf si c’est vraiment son opinion.. comme sur l’islam ou  » les metiers en tension » ou encore les taxes sur les grosses entreprises..l’interdiction des réseaux sociaux aux jeunes..etc etc..

  8. De nombreux pays de l’UE durcissent leur politique migratoire , et c’est ainsi que tous les migrants affluent vers la France pays le plus accueillant avec ses nombreuses aides , et on peut compter sur Macron pour qu’il en soit ainsi jusqu’à la dernière minute de son mandat présidentiel .

  9. Une volonté remigratoire dans l’espace européen ? Si cela s’avèrerait, un grand bol d’air frais nous rafraîchirait. Et par les temps qui courent, ce ne serait pas du luxe.

  10. Il est effarant que Macron ose pretendre que “ce n’est pas notre Europe”.
    Soit il se considère comme un monarque et parle a la troisième personne, soit il n’a pas compris que c’était NOTRE France et que c’est nous qui décidions ce qui constituait “notre Europe”.

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