Un an après la réforme du complément de mode de garde, le bilan est mauvais

A cause du nouveau calcul du CMG, certains parents réduiraient leur temps de travail ou, pire, renonceraient à un enfant.
Photo de Ivan S sur pexels.com
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Le 1er septembre 2025, le complément de libre choix mode de garde (CMG), qui est, selon la définition de l'URSSAF, « une prestation familiale qui permet de prendre en charge une partie des dépenses liées à l’accueil des enfants au domicile d’un assistant maternel ou à la garde d'enfants à domicile, lorsque les parents emploient directement l’intervenant », évoluait « pour mieux répondre aux besoins des familles », annonçait le ministère du Travail. Un an après, force est de constater qu’on est bien loin de l’effet escompté. En effet, explique l’UNAF (l’Union nationale des associations familiales) dans une enquête reprise par la commission des Affaires sociales à l’Assemblée nationale en juin dernier, non seulement certains parents envisageraient de réduire leurs heures de travail pour diminuer le coût des heures de garde de leurs enfants à cause du reste à charge induit par cette réforme du CMG voire, pour certains, cela remettrait même en question leur désir d’enfants.

Une fausse bonne idée ?

« Cette réforme vise à simplifier l'accès à la garde d'enfants, à adapter le montant des aides à chaque situation », expliquait pourtant pompeusement le ministère du Travail, dans sa publication Facebook annonçant cette réforme, dont l’objectif affiché était d’« adapter les modalités d'attribution CMG pour permettre à toutes les familles, et notamment aux parents isolés, de mieux concilier vie professionnelle et vie familiale ». Aussi, à partir du mois de septembre 2025, le CMG a fait l’objet d’« un calcul mensuel personnalisé : selon les ressources, le nombre d'enfants, la durée et le coût réel de la garde (assistant maternel, garde d'enfants) ».

L’enfer est pavé de bonnes intentions, dit-on, et le gouvernement a eu beau vanter son nouveau mode de calcul du CMG, cette aide financière versée par la CAF aux parents a plombé les finances de nombre d’entre eux puisque, « selon une enquête réalisée par l’Union nationale des associations familiales (UNAF) auprès des familles, 63 % des répondants [sur 1.791 parents] ont vu leur reste à charge augmenter suite à la réforme ».

Des conséquences avérées

Ainsi, détaille l’UNAF dans son rapport d’information de la commission des Affaires sociales, non seulement « la diminution du montant du CMG pour une partie des familles laisse craindre des arbitrages financiers défavorables à l’activité professionnelle des parents, et notamment des mères » mais, en plus, « la diminution du montant du CMG pour une partie des familles, et l’augmentation du reste à charge qui en résulte, pourraient constituer un frein à la réalisation du désir d’enfant ». À l’heure où le gouvernement appelle au « réarmement démographique », les calculs ne sont pas bons ! En effet, continue le rapport de « l’UNAF, parmi les répondants à [son] enquête réalisée sur les effets de la réforme, plus d’un quart des parents perdants ont témoigné envisager de renoncer ou de reporter un projet parental supplémentaire du fait de l’augmentation du coût de l’accueil de leur premier enfant ».

C’est que le fait est établi, et ce, même si les critères de choix d’avoir des enfants ou non restent multiples et variés, comme le rappelle l’UNAF : « La situation financière des couples, de même que leur capacité à concilier leur vie professionnelle avec leur vie familiale, influencent fortement la concrétisation de leur désir d’enfant. Or, la réforme du CMG touche à ces deux questions dans la mesure où elle influe à la fois sur l’accès des familles aux modes d’accueil formels et sur leur pouvoir d’achat. » Autrement dit, le CMG est loin d’être anecdotique, à la fois pour les ménages et pour la société en général.

Les priorités du gouvernement

Au Parisien, Thibault Bazin, député LR et rapporteur général de la commission des Affaires sociales, explique en effet à quel point « il est capital de réajuster cette réforme si, finalement, elle entraîne une baisse de la productivité et de la masse salariale du pays » puisque, argue-t-il, « c’est totalement contraire aux objectifs… Il ne faut pas chercher des économies à tout prix, sans regarder les conséquences à la loupe. Il faut que la réforme du complément de libre choix du mode de garde fasse l’objet d’aménagements supplémentaires. » Reste à savoir si, à l’heure où le gouvernement semble racler les fonds de tiroir pour boucler le budget 2027, un réajustement du CMG pourrait être envisagé… C'est encore une question de priorité.

Vos commentaires

12 commentaires

  1. Rien n’est fait pour avoir des enfants et une vie active en France, c’est l’enfer au niveau organisation et argent pour offrir une éducation de qualité. Par contre ceux qui vivent des aides sociales peuvent en faire plein, c’est de l’éducation de seconde zone voir de troisième zone, apres ces enfants se retrouvent avec les nôtres dans la vie de tous les jours alors qu’un fossé les sépare… Ça, c’est gênant, puisqu’on n’a pas les mêmes valeurs et les mêmes repères parentaux. Les uns ont le sens du sacrifice et du travail, les autres de l’argent facile et de l’assistanat…

  2. Comme disait si bien Trump ,tout ce que touche macron devient aussitôt de la M…. ! on ne pouvait s’attendre a un exploit venant de sa bande de zombies,,,,,,,,même s’ils allaient a Lourdes, ça ne servirait a rien vu leur état de délabrement intellectuel !

  3. Si ce gouvernement utilisait les milliards que nous coûtent les migrants, les milliards distribués en Afrique et en Algérie, les milliards offerts à Zelensky…. pour combler ce qui manque en France et aux français….la question serait réglée.
    Mais ils ne le veulent pas, le macron étant complice de cette fuite de nos finances…
    QUI va enfin le dénoncer avec Sarah Knafo ?

  4. C’est le cas d’un de mes fils, écoeuré, travaillant à l’étranger (travailleur frontalier), à la rentrée il confie son enfant à une crèche avec de bonnes prestations pour son bien-être et surtout qui ne ferme pas pendant les vacances scolaires de plus moins chère ! Il a eu une mauvaise expérience par les deux différents modes de garde crèche et nourrice à domicile

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