Est-ce bien à France Travail de recruter des imams ?
Le 1er janvier 2024, l’ex-ANPE, devenue entre-temps Pôle emploi, se muait en France travail. Selon les mauvaises langues, c’était histoire de faire oublier les propositions surréalistes faites parfois aux naïfs qui avaient cru pouvoir compter sur « l’opérateur du service public de l’emploi » pour se recaser. On nous vantait, alors, une « refonte ambitieuse », propre à « faire de l'emploi un moteur de prospérité et de cohésion sociale ». Très important, la cohésion sociale. Et dans un pays où l’INSEE pronostique que l’islam sera la religion dominante en 2050, il devient urgent de trouver des voix pour appeler à la prière. France Travail y apporte sa contribution. Au nom de l’État français et de la laïcité bien partagée, donc.
Imam, un métier en tension ?
On nous le dit, le redit, on nous en rebat les oreilles : la France manque de bras pour pourvoir les fameux métiers en tension. Et même si on ne le glisse pas dans la liste entre les agents d’entretien et les serveurs, l’imam serait de ceux-là.
La chose n’est pas nouvelle. En 2011, déjà, Le Parisien s’était penché sur « le difficile recrutement » d’un candidat pour la toute nouvelle mosquée de Limay, dans les Yvelines. L'association gérante du lieu de culte disait alors « compte[r] sur le bouche-à-oreille » et s'être « renseignée auprès de l'Institut de formation des imams de Château-Chinon (Nièvre) ». Enfin, se réjouissaient les belles âmes du vivre ensemble : on disposait d’une institution qui allait pouvoir en remontrer à nos séminaires chrétiens !
Dix jours après les attentats de 2015, c’est Le Monde qui nous faisait un cours sur les imams : « Traditionnellement choisis pour leur érudition, c’est-à-dire leur connaissance des textes saints. » Sauf que dix ans plus tard, un décret en date du 3 septembre 2025 entérinait la dissolution de l’IESH. On se souvient que Marion Maréchal était montée au créneau. Au terme de mois de tergiversations et de palabres, force était de reconnaître que les Frères musulmans tiraient les ficelles de l’institution. Le décret est limpide : en lieu et place de l’étude des saintes écritures coraniques, « l'association assure en réalité […] la promotion d'une idéologie qui légitime les agissements violents à l'encontre des personnes, provoque à la discrimination, à la haine et à la violence à l'égard des non-musulmans, des femmes, des homosexuels et légitime la guerre sainte ». Et plus, si affinités.
Nourri, logé, débutant accepté
Alors ? Alors, le Grand Remplacement de la France chrétienne par la France islamique avançant à son rythme, la pénurie d’imams se fait sentir. Certes, la grande mosquée de Paris s’est chargée, dernièrement, de faire venir des imams algériens pour prêcher le ramadan, mais le compte n’y est pas. Si bien que les petites annonces de recrutement se multiplient sur… France Travail. Car imam, il faut croire et quoi qu’on en dise, est un boulot comme un autre.
Venues de toute la France, les annonces sont assez motivantes : CDI, 1.800 à 2.000 euros bruts pour un temps partiel de 35 heures par semaine, au-delà de 2.000 euros pour un temps plein, logement assuré, pas de déplacements, et pour la plupart, pas de formation requise. Ainsi Ajaccio Emploi qui mentionne « débutant accepté ». Dans les offres consultées ce jour, seule l’Association culturelle turque de Champforgeuil est plus regardante. Elle réclame une expérience de 24 mois et un « niveau Bac+3, Bac+4 ou équivalents Sciences humaines-Théologie musulmane ». On croyait que c'était une condition préalable ; il faut croire que non.
Quant à la langue pratiquée, peu se risquent à spécifier que le français est exigé avec l’arabe.
Il faut six années d’études minimum pour devenir prêtre
Contrairement aux imams - cela vous aura peut-être échappé -, les prêtres catholiques ne sont pas recrutés sur France Travail. On imagine, d'ailleurs, le tollé que cela provoquerait. Au nom, bien sûr, du respect de la laïcité.
Cela dit, « être prêtre n’est pas un métier ni une fonction, c’est une vocation et une vie consacrée », nous dit l’Église. Avant de recevoir l’ordination, le parcours est long : six années d’études minimum qui se déroulent en quatre phases. On parle d’ailleurs ici de « quatre dimensions » : la formation spirituelle, la formation intellectuelle, la formation humaine et la formation apostolique et pastorale.
Les chiffres que nous avons pu consulter remontent à 2023 et font état, alors, de 700 séminaristes répartis dans les 32 séminaires et maisons de formation que compte le pays, à quoi s’ajoutent trois maisons à Bruxelles et le séminaire français de Rome.
Pour le profil de ces étudiants : 83 % sont nés en France, dont 50 % en province ; 97 % ont eu une vie professionnelle avant d’entrer au séminaire. S’agissant de leur niveau d’étude : seuls 3 % ont un niveau inférieur au bac, quand 36 % ont un niveau bac+5 ou davantage encore, et 29 % un niveau bac+2 ou +3. Après quoi, il leur faudra donc entreprendre six années d’étude en philosophie, théologie, histoire des religions, histoire sainte, histoire de l’Église, etc. Enfin, 27 % ont entre 18 et 29 ans, 44 % entre 25 et 29 ans. C’est dire qu’ils ont une maturité suffisante pour aborder leur sacerdoce et remplir leur mission pastorale au sein d’une paroisse.
Pour ne rien rater
Les plus lus du jour
LES PLUS LUS DU JOUR


































51 commentaires
françe travail encore une gabegie de gauche qui déconseille au demandeur d’accepter les emplois subalternes pour favoriser l’embauche aux étrangers ((vécus )par amie
Je vais demander à France-travail pour voir si vous ne blaguez pas un peu, vous ou votre amie .
Comme ça les français seront cocus , battus et contents .
France travail aurait mis une annonce par exemple » cherche islamique pour servir d’Imam et diffuser la haine de la France » aurait été plus juste !!!
On croit rêver !!!
Comme c’est France Travail, c’est forcément inclusif (H/F), mais qui peut croire qu’une femme puisse se présenter et être embauchée ?…
Bien vu! Et si une femme se présente? Lui dit on qu’elle ne vaut sue la moitié d’un homme et qu’elle ne peut donc pas avoir le job?
Il suffit de savoir qu’une femme peut être imam et non pas prêtre catholique. La religion musulmane n’est pas forcément plus sexiste.
On va tolérer « ça » combien de temps encore??? Knafo, viiiiite !
on est au fond bientõt vous le verrez ils nous endorme jusqu’au présidentielle aprés la curée
Le désespoir a fait place à l’espérance devant la soumission de notre pays face à cette invasion sournoise et mortifère.
soumission voulue par nos gouvernement félons depuis 60 ans
La France est foutue.
sarko c’est empréssé de faire abolir l’accusation de haute trahison et certain français parle de lui comme idéal
Les catholiques ont une hiérarchie organisée avec le Vatican : pape, cardinaux, archevêques, évêques, curés, abbés,…… C’est comme l’armée. Les musulmans, non.
En cas de rupture de contrat l’imam sera-t’il indemnisé au titre du chômage …
Ben oui au fait! Et tous les 6 mois ils e. Ferons venir d’autres!
France travail est peut être comme tant d’autres choses, noyautée par l’islam et sapée de l’intérieur à cause de la lâcheté et de la complicité d’une gauche terrorisée
Ah bah alors , le téléphone arabe est en panne ?
Qui les paie? D’où vient l’argent? Des Tarik Ramadan en devenir?
La diffusion d’une telle annonce est de mauvais augure ! Il faut croire que le grand remplacement a bien commencé
C’est surréaliste !