Si nos confrères helvètes s’étonnent régulièrement de l’insécurité qui règne dans nos rues et sur la violence de nos débats politiques, la paisible confédération transalpine et plus précisément sa capitale Berne ont été le théâtre d’une violente agression de militantes féministes de l’antenne suisse du collectif Némésis.

Dans la nuit de mardi à mercredi, Némésis a publié sur son compte Instagam une vidéo relatant une violente agression commise contre leurs membres dans un restaurant de la capitale helvétique. Les assaillants, au nombre d’une vingtaine, ont fait irruption dans le restaurant « Harmonie » non loin de la place centrale, restaurant dans lequel les membres du collectif féministe se sont rassemblés pour « manger une fondue », d’après les militants. Ces agresseurs, reconnus comme « antifas » par les victimes, ont saccagé le restaurant, projeté du gaz lacrymogène et frappé les convives à l’aide de bouteilles. Pendant que les militantes se cachaient sous les tables, les clients et une poignée de leurs amis se sont opposés physiquement à ces militants antifas. Ces derniers se sont enfuis lors de l’arrivée des forces de l’ordre bernoises. Ces dernières ont publié un communiqué, ce mercredi après-midi, déplorant deux blessées parmi les convives, et a annoncé « n’avoir pu procéder à aucune interpellation ». Les forces de l’ordre locales ont donc lancé un appel à témoignages.

Un contexte particulier

Contextuellement, les militantes du collectif avaient, quelques dizaines de minutes auparavant, déployé une banderole sur le trajet de la manifestation annuelle dite de « la Grève des femmes ». L’équivalent suisse du mouvement « Nous toutes ». L’idée était de prendre en photos des banderoles tenues par les féministes et de les publier le lendemain, jour de la manifestation. Sur ces banderoles étaient inscrits ces mots : « Violences importées = violences à expulser ». En d’autres termes, le message originel de Némésis, qui est de dénoncer les agressions commises par les étrangers et surtout le silence coupable des organisations féministes. « On a fait cela la veille et pas dans la manifestation pour, justement, éviter une agression », soupire Alice Cordier. La fondatrice du collectif Némésis n’en finit plus de dénoncer la violence. Déjà, lors de l’édition précédente à Lausanne, des militantes avaient été intimidées et exfiltrées de ces manifestations par des individus. Les femmes de Némésis portaient à l’époque une pancarte où était écrit : « Violeurs suisses : prison. Violeurs étrangers : expulsion. » Des échauffourées avaient éclaté et la police avait dû intervenir. « Une instruction judiciaire concernant les violences subies l’année dernière en Suisse est encore en cours », précise Alice Cordier, qui dénonce « un climat de terreur institué par l’extrême gauche ».

Peu de réactions

En marge de cette action de Némésis, Tobias, l’un des militants présents avec le collectif, par ailleurs militant au Junge Tat (qualifié d’extrême droite par la télévision suisse), a déclaré que l’objectif était de dénoncer le rapport entre « l’immigration et l’ouverture des frontières et la baisse de la sécurité dans les rues suisses ». En France, l’affaire a surtout fait réagir à droite. Parmi les militants féministes, seule l’ancienne Femen Marguerite Stern a apporté son soutien : « Je vois peu de personnes — hors étiquetées ED — s’inquiéter des violences que les femmes du collectif Némésis subissent », s’étonne la militante, qui interpelle la sororité disparue de ces spécialistes de la chasse à l’homme : « Allô, les féministes. Un peu de courage. Ce silence assourdissant signifie "elles l’ont bien cherché". » Un silence assourdissant qui en dit long. En Suisse comme en France, cachez cette violence d'extrême gauche qu’on ne saurait voir.

Cet article a été mis à jour pour la dernière fois le 17/06/2023 à 12:27.

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14 juin 2023 à 19:45

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15 commentaires

  1. Il y a 50ans, j’avais constaté que les militantes du MLF (ancêtre de Nemesis) étaient à 75% des lesbiennes prêchant que les hommes étaient violents et violeurs dans l’intention de convertir les quelques femmes hétéros qui restaient en les dégoutant des hommes (j’avais participé, invité, à 1 de leur réunion). Les antifas masculins, après avoir généreusement soutenu le féminisme, viennent peut-être de se rendre compte des vrais raisons de leur militantisme féminophile. Et alors !………

  2. J’ai du mal à suivre,ce sont des féministes qui sont agressées par des antifas ,il me semblait que les antifas étaient favorables aux mouvements féministes !

  3. Tiens, les Antifas ne seraient pas tous des fils de bonnes familles cherchant quelques distractions ?

  4. la jeune femme qui témoigne de l’agression qu’elle aurait ( précaution oblige par rapport la présomption d’innocence ) subie en Suisse est l’archétype de la cible « anti-féministe »: Femme blonde européenne jeune …
    Que faudra t-il faire pour se débarrasser des antifas ? … Avoir des dirigeants politiques ayant une volonté de garantir la souveraineté de leurs peuples qui les a élus ! … Ces groupuscules servent de « bras armé vicelard » à des oligarchies plus proches d’une dictature que d’une démocratie …
    Stop ou encore ? …

  5. La racaille antifa a encore frappé ! Pauvres filles . Mais ça n’intéresse pâs Darmanin ( c’est en Suisse ) ; lui , il est obnubilé par le RN qui pourtant ne casse la gueule à personne … La peur de se retrouver au chômage en 2027 ?

  6. On arrive au bout d’un processus. On a créé de toutes pièces des communautés (musulmans, migrants, LGBT, femmes,…) qui sont en réalité des minorités intouchables qui exercent un pouvoir absolu sur la société. Sauf que … comment imaginer que l’islam rigoriste cohabite avec les LGBT ou les néo-féministes ? On arrive à un phénomène de compétition entre minorités et même d’affrontement comme dans le cas présent où des soi-disant « antifas » agressent violemment des féministes qui ne s’en tiennent pas au discours officiel, puisqu’elles dénoncent les violences causées par l’immigration.

  7. On tente de nous faire croire à une collusion entre MLP et Poutine mais personne ne semble se poser la question de « qui » manipule ces ultra gauchistes? Je pense qu il serait judicieux de se poser la question et de creuser un peut le sujet. Qui a intérêt à déstabiliser nos démocraties???

  8. Depuis la révolution française que de morts causées par la gauche
    Et aujourd’hui on en demande et redemande
    Lesquels gauchistes sont au service des puissants de ce monde pour mettre en place la dictature
    Encore un tout petit effort et on y sera

    1. La méthode utilisée par par les « antifas » pour lutter contre le « fascisme » ? La matraque ! Il ne manque que l’huile de ricin et ce sera complet.

    1. ah bon ? une agression est une agression qu’elle soit en France, ou en Suisse, ou n’importe ou !! Vous avez un drôle d’état d’esprit –

  9. Pourquoi personne n’ose nommer ce « climat de terreur institué par l’extrême gauche » par son vrai nom = fascisme ?
    Il lui correspond exactement : violences physiques à l’encontre de qui ne pense pas comme lui, émanant logiquement de l’extrême gauche. Tout comme B. Mussolini et ses chemises noires, 1 siècle auparavant.
    Doit-on avoir peur d’appeler un chat un chat, tellement leur violence serait redoutable ?
    Quand on parlera systématiquement de fascisme pour lutter contre cette tyrannie, on aura réellement progressé.

  10. De toute façon la Suisse va vite nous rattraper dans l’auto-destruction depuis qu’elle a perdu sa neutralité et qu’elle s’insère dans les politiques européennes et otaniennes.

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