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Editoriaux - Médias - Musique - People - Sciences - 8 février 2018

Elon Musk, mégalomane astronomique !

, génial créateur américain de nouveaux services, moyens et objets – tels PayPal, île artificielle et voitures électriques Tesla, en particulier -, vient de concrétiser son dernier rêve, extrêmement fou. Il vient de réussir le lancement de la plus puissante fusée au monde avec le Falcon Heavy, la bien nommée. Objectif Mars !

Où la mégalomanie astronomique le dispute à la loufoquerie planétaire, c’est dans la « charge utile » emportée par l’engin démesuré, que Jules Verne comme Hergé n’auraient pu imaginer. Il s’agit d’une voiture électrique, « pilotée » par un astronaute du 4e type, bénéficiant même de la musique à bord, en plus de la vue incomparable sur la Terre et le cosmos !

Les médias encensent le nouveau héros de la conquête spatiale. Point d’adjectifs assez élogieux pour célébrer ce nouveau conquistador galactique. L’hyper-narcissisme de ce géant est comblé. À part se rendre lui-même sur Mars, il n’y a pas de prétendant terrestre à son aura cosmique !

La publicité de l’événement doit avoir réconforté les contribuables américains qui ont soutenu, bon gré mal gré, l’exploit. En effet, SpaceX bénéficie de fonds de la NASA, qui doit privatiser ses fournisseurs, ainsi que des moyens de la base de lancement de Cap Canaveral.

Point de bruit, également, du côté des écologistes ? Pourtant, générer au sol autant de pollution pour emporter une charge inutile dans l’espace, au risque d’en faire un obstacle dangereux pour les satellites commerciaux ou, au pire, de polluer la planète Mars en répandant des éléments nocifs ou toxiques lors de son écrasement, aurait dû les interpeller, voire les offusquer. Car je doute qu’elle soit dotée de rétrofusées pour se poser en douceur et permettre un selfie de Starman-le-Martien…

Concernant la découverte et l’exploration de Mars, rappelons qu’elle a débuté il y a fort longtemps, dans les années 60, et que plus de dix missions se sont succédée depuis 1971, avec des robots explorant les surface et sous-sol martiens. Travailleurs infatigables, ils parcourent la surface et envoient leurs informations. Le record est tenu par Opportunity, lancé en 2004 et qui était toujours actif douze ans après. Curiosity, parvenu en 2012 avec pioches et caméras, est toujours en activité…
L’envoi d’humains n’est pas pour demain, et probablement pour jamais, en dépit de la performance de Matt Damon et de son ingéniosité pour survivre dans Seul sur Mars. Y aller, possible (six mois de voyage !), en revenir, très douteux pour le moment. Et si de nouvelles techniques ouvraient un jour cette possibilité, le job serait alors confié aux robots humanoïdes, plus robustes que nous et peu contraints par le sommeil, le repos, les sentiments ou menacés par un burn out fatal !

En pratique, il semble que les militaires américains seraient les premiers, sinon uniques clients du nouvel opérateur SpaceX. Non point pour des excursions ludiques sur la planète rouge, mais à des fins de renseignements stratégiques.

Ce qui se comprend plus aisément…

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